Orbe Stellaire

Le Forum de l'Orbe Stellaire, guilde du royaume des Clairvoyants. Petite guilde au grand coeur :)
 
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 L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)

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Lühanne
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MessageSujet: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Jeu 09 Juin 2011, 16:36

( Coucou tous. Ceci est ma plus grande..."saga" sur wow. Histoire totalement inventée à l'époque BC, terminée début LK. Il ne s'agit pas de l'histoire d'un personnage. Même si certains de mes persos sont des acteurs dedans. Vous le verrez, mais nous avons ici à faire à une menace très importante...
Bonne lecture !
PS : Si ce n'est pas le bon endroit, n'hésitez pas à le bouger :p )




Prologue



La neige avait cessé de tomber, recouvrant le sol d’un tapis de coton. L’aube se levait sur la couronne de glace. Le soleil perçait lentement la couverture nuageuse, dardant la région de ses rayons. La fine lumière caressait la citadelle, donnant un aspect unique à la forteresse. La neige brillait sous les halos dorés. Le bâtiment semblait rayonner, offrant un contraste saisissant avec les ornements des remparts constitués principalement de crâne. Le silence régnait, dérangé uniquement par le doux sifflement du vent, apportant avec lui des odeurs diverses, tel les effluves marines au nord, ou le parfum de quelques fleurs poussant à l’ouest, dans le bassin de sholazar. Mais l’odeur la plus forte et la plus dérangeante était sans aucun doute celle de la mort qui chargeait l’air, le rendant lourd et désagréable.
Le cliquetis du métal vint perturber le silence. La neige crissait sous les pas des hommes et des femmes qui s’avançaient au devant de la citadelle. Héros de la horde et de l’alliance, finalistes d’un tournoi créé par la croisade d’argent et son chef, Tirion Fordring. Le porteur d’Ashbringer se posa face aux soldats. Il voyait l’impatience et l’excitation sur leur visage. Leur souffle régulier formait une fine buée devant leur bouche à cause de la température glaciale. Certains tremblaient à cause du froid, d’autres dansaient d’un pied sur l’autre. Rhonin, mage humain et chef de Kirin tor s’avança. De son regard perçant, il scruta l’armée face à lui, encadrés par la croisade d’argent et les chevaliers de la mort. Une petite bourrasque de vent le fit frissonner. Il regarda Tirion. Le paladin se racla la gorge et parla d’une voix forte.
- Héros ! Chevaliers, et croisés d’argent ! Préparez-vous ! Nous sommes ici, prêt à combattre les ténèbres ! Et nous ne repartirons pas sans la victoire !
Des cris d’acclamations s’élevèrent parmi les combattants. Le bruit des armes s’entrechoquant résonna.


Derrière les deux humains, un grincement s’éleva. Ils se retournèrent pour faire face à la citadelle. Les portes s’ouvrirent dans un claquement sec. Aussitôt, une marée noire s’en échappa. Les goules et gheists envahirent les escaliers et s’arrêtèrent dans la cour des ossements, à plusieurs dizaines de mètres des mortels. D’autres créatures à la solde du fléau s’extirpèrent de la forteresse, se postant dans les escaliers, sur les remparts, et attendirent. Lentement, d’une démarche solennelle, le Roi Liche s’avança. Le son que produisait ses bottes en claquant contre la saronite rendait son avancée sinistre. Bientôt, ce fut la neige qui crissa sous ses pas alors qu’il descendait une à une les marches menant à sa citadelle. Il posa le pied dans la cour.
- Pauvres fous. Vous osez pénétrer dans mon domaine, avancer sur mes terres. Dans votre arrogance, vous avez déchainé des puissances que vous ne sauriez maitrisés.
Une ombre plana sur la région, chassant le soleil. Les nuages disparurent derrière un voile de ténèbres que personne ne sembla remarquer. Le jour devint nuit, la lumière devint ombre. Un vent léger se leva, créant des tourbillons de neiges qui se dispersèrent rapidement. Une voix semblable à un murmure, résonna dans l’esprit de Rhonin. Ses yeux devinrent gris, opaques.
« Il ment… La puissance, vous la maitrisez…Ulduar n’a pas à être conquise….Les pouvoirs que renferme la prison sont vôtres… Il vous craint… L’heure de sa mort est venue ! »
Le mage prit une profonde inspiration, et parla d’une voix qui couvrit le sifflement du vent.
- Il ment ! Nous n’avons rien déchaîner qui ne puisse être contrôlés. Notre ennemi se tient face à nous et tremble car sa défaite est proche ! Il craint votre fougue, votre force ! L’heure est venue de mettre un terme à la menace qu’il fait peser sur nos vies !
De nouveaux cris s’élevèrent parmi les héros. Arthas tremblait légèrement. Lui, il avait remarqué cette ombre menaçante qui obscurcissait le ciel. Manifestement, il était le seul. Avec un soupir de consternation, il dégaina son épée qu’il pointa en direction des mortels, les foudroyant de son regard bleu. Il s’adressa à eux de sa voix sifflante.
- Vous n’êtes que les esclaves de sa volonté. Mais nul ne peut défier le fléau en ses terres. Votre assaut se brisera contre ma citadelle. L’heure des vivants est révolue. Place au fléau !
D’un geste de son arme, il ordonna à ses troupes de passer à l’attaque. Immédiatement, les morts vivants se jetèrent à l’assaut. En réponse, les mortels s’élancèrent à leur tour. La terre gronda, prise de secousses. Le sol se craquela. Des arcs électriques s’échappèrent de terre, montant vers le ciel. L’air se chargea d’énergie. Les éclairs retombèrent en pluie sur le champ de bataille, créant une lumière éblouissante. Une onde de choc se propagea sur le champ de bataille, levant un nuage de poussière et de neige.

De la fumée s’élevait d’un peu partout. Le Northrend était en proie à un gigantesque incendie. Les flammes léchaient les bâtiments. Des cris de terreurs résonnaient un peu partout. Un épais nuage flotta à quelques centimètres du sol. Après plusieurs minutes, le calme revint. La brume se dissipa. Le feu continuait de brûler les installations déjà réduites en cendre. Plus aucun son ne venait perturber le sifflement du vent.
Dans la couronne de glace, plus rien ne bougeait. Les troupes du fléau et des mortels étaient là, stoppés dans leur élan. Le temps semblait …figé. L’une en face de l’autre, les deux armées étaient immobilisés. De loin, cela pouvait ressembler à un tableau géant. L’ombre entoura les statues, les couvrant comme si elles étaient ses enfants. Un murmure résonna dans la région.
- Oui….Bientôt, vous combattrez…Bientôt… Mais pour l’heure…Dormez…



C’était…Comme un rêve éveillé. D’ailleurs, il n’aurait su dire s’il dormait ou s’il était éveillé. Des vagues allaient et venaient, passant à travers lui sans mal. Il ne ressentait rien à leur contact avec lui. Il avait l’impression d’évoluer dans une pièce sans gravité. Il n’y avait ni sol, ni mur, ni ciel, ni plafond. Les couleurs composant l’endroit étaient à la fois vives et ternes. Elles semblaient fondre les unes sur les autres, se mélangeant pour ne former qu’un tout sans notion distinct.
Depuis combien de temps était-il ici ? Une éternité fut la seule réponse qui lui vint. Il poussa un soupir. Son corps le faisait souffrir. Il n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été. Il porta sa main devant son visage et ne vit que très légèrement les contours la définissant.
Quelles étaient les circonstances de son arrivée ici ? Il ne s’en souvenaient plus clairement. Il nageait dans un océan de couleur qui l’anesthésiait. Il ne ressentait aucune colère, aucune joie, rien. Et pourtant, il savait qu’il n’était pas à sa place ici, qu’il devait partir.
Un subtile changement dans l’air mit tout ses sens en alerte. Il y avait quelqu’un d’autre. Un autre esprit égaré dans cet univers. Il porta son regard sur le corps inconscient qui dérivait. D’un bond, il s’en rapprocha. Ses yeux examinèrent l’individu face à lui. Ce dernier semblait épuisé. Les traits de son visage montrait la colère. Sa peau était d’un rouge sang. Là où certains avaient de la barbe, l’homme présentait des appendices qui flottaient autour de son menton et de son visage. Sa longue queue pendait sous son corps.
Il le connaissait. Ou l’avait-il connu ? Quand l’avait-il rencontré ? Qu’était-il pour lui ? Les mains du géant parcouraient le corps de la créature. Un flash lui revint. L’être devant lui se tenait à la tête d’une armée hétéroclite. A ses cotés se tenait visiblement son jumeau, qui était quand à lui d’une couleur bleu ciel. Ils se tenaient sur un monde dont le ciel était rougeoyant. Des rochers en feu parcouraient le ciel au dessus de leur tête.
- Ar…chimonde….Kil….’jaeden…


L’érédar ouvrit subitement les yeux et les posa sur le géant. Ses pupilles se dilatèrent. Il trembla de tout son être et recula de quelques pas, puis se mit à genou, avant de réaliser qu’il n’y avait ni haut ni bas là où il se trouvait. Il était troublé, mais n’en laissa rien paraître et examina respectueusement l’homme devant lui. Ce dernier était largement plus grand et plus athlétique que lui. Son corps était assez flou, mais semblait se renforcer à grande vitesse. Ses contours se dessinaient sur le voile de couleur qui constituait cet univers. Sa peau était de couleur bronze. Ses yeux et sa barbe étaient en feu. Son visage était neutre. Il semblait en proie à une intense réflexion. Jamais, au grand jamais, Kil’jaeden n’aurait penser se retrouver ainsi devant lui. Avec tout le respect dont il pouvait faire preuve, il prit la parole.
- Maître…C’est …un immense honneur que de me retrouver à nouveau face à vous…
Le géant le considéra un instant. Sa voix impérieuse et métallique résonna.
- Kil…’jaeden…
L’intéressé acquiesça en silence. Une expression de surprise passa sur le visage de son maître, vite remplacé par la colère.
- Kil’jaeden ! Tu m’as trahi !
L’érédar trembla de tout son corps et fit non de la tête, balbutiant.
- N-non mon seigneur…N-nous avions cru que vous…si nous avions su…
La main du maître se referma sur le corps de son serviteur. Il sentait à nouveau la puissance couler dans ses veines. Il sentait la force de la colère qui bouillonnait en lui. Il ne lui manquait plus qu’une seule chose…
- Le néant distordu…Ainsi est-ce là que j’ai atterrit…Et grâce à toi, je vais en sortir ! Je réussirais là où toi et ton frère n’avait cessé de me décevoir !
Le géant posa sa main libre sur la tête de l’érédar. De son autre main, il raffermit sa prise sur son corps. Kil’jaeden poussa un cri de douleur alors qu’il sentait son maître s’insinuer en lui. Ses côtes craquèrent une à une dans un bruit sourd. Un flot d’image assaillit son esprit. Il ressentit les douleurs endurés par son maître alors que son corps se détruisaient sous la déflagration du puits d’éternité. Il vit également le plan que le géant avait monté être détruit par de simples humains alors qu’ils détruisaient le corps de son hôte. Puis, il vit sa propre défaite quand les mortels le repoussèrent refermant le puits solaire sur lui et le faisant tomber dans cet endroit et lui faire endurer les mêmes souffrances que son maître.
- Tu me déçois.
- M-maître…Je vous en prie…
Ne le laissant pas terminer sa phrase, le géant brisa simplement la nuque de son serviteur. Le corps de Kil’jaeden fut prit de quelques convulsions avant de se figer. Déjà, les énergies magiques qu’il contenait se déversaient pour rejoindre le néant distordu qui en était composé. Mais la créature n’était pas de cet avis. Elle tendit la main vers les effluves arcaniques et les aspira lentement, savourant chaque gorgée qui venait consolider son corps. Avec un sourire, le géant laissa le corps sans vie dériver dans cet univers. Il déchira le voile du néant et s’échappa. Draenor…Le mot roula dans sa bouche. C’était là que son armée était. C’était là qu’il reprendrait en main son destin. Sans plus attendre, il s’élança.









Chapitre 1 : La fin d'une conquête : L'Outreterre.

L'histoire à ses héros. Ces personnes, qui devant les ténèbres se sont levés et ont dis stop. Mais, si il y a des héros, il y a aussi des démons manipulateurs des ténèbres pour apporter mort et destruction....

Sa colère était sans fin. Il hurlait de rage. Encore un de ses puissants lieutenants qui combattait et tombait face aux mortels. Son armée, autrefois craint par tous, symbole même de la noirceur des ténèbres et de la mort était à présent ridiculisé. Malgré les milliers de mondes vaincus, les mortels peuplant Azeroth lui refusaient la victoire.
Mais à présent, les choses allait changer. Au cours des années, il avait usé de plusieurs méthodes pour prendre ce monde, qui l'avaient affaiblis. Au final, la meilleure chose à faire était une invasion massive. La porte des ténèbres était toujours ouverte, son armée combattait toujours sur Draenor. Il mettrait la main sur ce monde, s'en nourrirait, et détruirait toute vie.

Son corps était encore faible, reconstruit après des siècles à errer dans le néant distordu. Mais, il était de retour. Il traversait les immensités du vide avec facilité. La créature gigantesque parcourait les galaxies pour rejoindre Draenor. Azeroth était protégé d'une invasion externe. Mais pas d'une invasion interne. Il posa le pied à la surface de la planète. Draenor...Ancienne planète des orcs. Planète ravagée, proche de la destruction. Devant lui, son armée luttant face aux mortels. Les humains, les orcs, unis face à un ennemi commun.
Tel une ombre , il s'avança, masquant le ciel, masquant la lumière. Les ténèbres commençaient déjà à s'installer et la peur grandissait chez les mortels. La créature était gigantesque, muni de grandes cornes sur le sommet de son crâne, elle avait une forme humanoïde. Et pourtant, seul un océan de colère et de haine bouillonnait en elle et lui donnait une raison d'être. Sur son chemin, son armée s'écartait avec terreur. Il avait disparu depuis tant de temps...Et aujourd'hui, il était de retour. Les mortels se mirent en gardes, restant aussi calme que possible. Mais rien ne pouvait l'affronter.

L'ombre chargea en direction des humains et des orcs. Ces derniers répondirent par les armes à feu. Les fusiliers tirèrent du haut de leur colline, vidant leur cartouches, les boulets de canon fusèrent, les explosifs furent lancés. Les guerriers quand à eux se préparèrent au choc, se protégeant de leur bouclier. L'ombre ne ralentit pas. Il frappa le sol avec son poing, créant des tremblements de terre. Les ondes de choc résultant de l'impact déstabilisèrent ses ennemis. Son poing continua à s'enfoncer dans la croûte terrestre. De la lave commença à s'échapper du sol à différents endroits, encerclant les mortels. La panique les gagnait, les effrayait. Ils tentèrent de fuir. Mais la créature n'était pas de cette avis. Il sauta pour atterrir au milieu des troupes ennemis. Les nouvelles ondes de choc résultant de la chute firent tomber les mortels. Le démon géant continua sa route, écrasant chaque humain ou orc sur sa route. Son poing frappa la colline où se tenaient les canons et les fusiliers. Les tonneaux de poudre explosèrent, brûlant tout le monde, détruisant presque entièrement la colline.

Il éclata de rire, savourant chaque seconde de douleur des mortels en train de brûler devant lui. L'armée était en déroute, elle fuyait devant sa puissance. Devant lui, se tenaient deux villes. Une ville de la horde, et une autre de l'alliance. Le démon se mit en route pour la ville des orcs, celle de la horde. Les forces des orcs commencèrent à évacuer la ville. Les gardes se mirent en position pour accueillir cette ombre gigantesque. Un magicien monta sur le toit du plus grand baraquement. Un héros. L'un des derniers...Un second héros, spécialiste du corps à corps, s'avança au devant du démon. Le magicien commença à canaliser ses pouvoirs tandis que le guerrier au sol dégainait sa puissante hache. Il porta un coup sur le tibia gauche du démon, un seul coup. Et l'arme se brisa sous son regard éberlué. Le démon leva son pied et le posa sur le guerrier qui fut écrasé.
Le lanceur de sort, de son coté, délivra toute sa mana pour lancer une boule de feu gigantesque. La boule de feu fila dans l'air vers la tête de l'ombre. Le démon plaça sa main devant lui et intercepta la boule qui explosa.
-Pathétique. ça, c'est un sort de feu !
Du feu sortit de sa bouche et brûla entièrement le bâtiment avec le magicien. Les fondations du bâtiment s'écroulèrent et ensevelirent les gardes proches. Les orcs lancèrent leurs harpons sur cet ennemi géant. Le démon n'y prêta pas attention, et continua de détruire la ville, faisant s'écrouler les bâtiments sur les orcs.

Après quelques minutes, la ville orc était entièrement détruite. Les quelques survivants se dirigeaient vers la porte des ténèbres, unique moyen de fuir la planète pour retourner sur Azeroth. L'ombre s'envola, et lança une boule d'énergie démoniaque sur le petit groupe. L'explosion les anéantis tous. Il fit de même sur la ville des humains. Les barils de poudre entreposés dans les bâtiments humains explosèrent, créant un feu d'artifice. Un sourire carnassier se dessinait sur le visage du démon. Il se retourna vers son armée.
-Traquez les ultimes survivants, détruisez tout, et tuez les tous !
Les démons hurlèrent de joie et se mirent en route, tuant tout mortel sur leurs passages et savourant la terreur et la mort qu'ils répandaient.



Après quelques jours, plus rien ne subsistait mis à part l'armée de démons sur Draenor. Le démoniaque chef de l'armée s'approcha de la porte des ténèbres, point d'accès à Azeroth, cette planète qu'il convoitait tant. Il usa de ses pouvoirs sur la matière pour agrandir le portail, mettant sa propre énergie vitale dans l'utilisation de ce sort. Au rythme de ces paroles, la porte grandissait et grossissait, permettant à son importante masse de passer. Il se retourna vers son armée et d'un simple geste, leur ordonna de passer la porte. Tous s'exécutèrent et traversèrent le portail interstellaire.
" Ce monde m'a résisté pendant bien trop de siècles. A présent, je tiens ma vengeance. Je détruirais toute vie et absorberais toute magie. Azeroth est mienne !"
Sargeras, titan déchu, ancien champion du panthéon et désormais, chef incontesté de la terrible légion ardente, traversa la porte des ténèbres pour poser pied sur Azeroth.

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- Lühanne, soins ! Mais qu'est-ce qu'tas foutue bordel ?
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Dernière édition par Lühanne le Sam 11 Juin 2011, 22:30, édité 1 fois
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Lühanne
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Jeu 09 Juin 2011, 16:36

Chapitre 2 : Les nagas.




L'histoire a ses héros...Ces êtres qui, devant l'obscurité croissante se sont levés et ont combattu... Alors que d'autres succombaient aux ténèbres et périssaient...


Les alentours de la porte des ténèbres étaient à feu et à sang. La légion ardente avait une fois de plus posé le pied sur Azeroth et avait semé la mort sur son passage. Mais aujourd'hui, Sargeras était présent. Derrière l'armée de démon, les ruines d'un avant poste humain gardant la porte. Sargeras confia la marche de son armée à son tout dernier lieutenant, un démon des abysses nommé Ratniltep. Comme les autres démons de sa race, il marchait sur quatres énormes pattes. Il ressemblait vaguement à un centaure de loin. Mais, de près, iil était bien plus effrayant : Une créature des abysses, un démon sanguinaire et meutrier. Les petites ailes de son dos battaient frénétiquement lorsqu'il était excité, comme maintenant. Le démon donna l'ordre aux troupes d'avancer, se dirigeant vers les marais au loin. Sargeras, confiant, s'envola, laissant son armée.


Le grand démon ailé parcourait les cieux, survolants divers paysages tel des déserts, des marais, des forêts, des montagnes, et bien d'autres encore, sans pour autant jamais s'arrêter. Il n'avait que faire du paysage. Il serait bientôt détruit par son armée de toute manière, et seul le pouvoir et la mort lui importaient. La terre avait laissé place à l'océan, immense et profond. Pour autant, le démon ne changea rien à son attitude ou à sa vitesse et continua sa route. D'un coup, il changea sa trajectoire, descendant à la verticale pour s'enfoncer dans l'océan. Sargeras nagea jusqu'à des ruines englouties. Tout était détruit. Il hurla de rage. Le temple possédait en son sein une relique importante. Pourtant, il n'en restait plus rien à présent.
Des mouvements autour de lui attirèrent son attention. Le démon se retourna et fit face à des dizaines de créatures marines nommées les nagas. Des sortes de sirènes, mais entièrement recouverte d'écailles.
- Nous sommes les nagas, et la mer est notre royaume, créature de la surface !
Les créatures encerclèrent le démon et le menacèrent avec leur lance. Sargeras éclata de rire. Les nagas se mirent aussitôt sur leurs gardes et chargèrent le démon. L'ancien titan Sargeras concentra son énergie magique. Son corps commença à luire. L'eau commença à bouillir alors que le corps du démon devenait rouge vif. Les créatures marines furent stoppés dans leur élan. La chaleur était trop grande. Elle tentèrent de fuir. Sargeras continuait de faire bouillir l'eau en hurlant de rire.Elles ralentissaient l'allure. L'oxygène dans l'eau disparaissait et leur peau ne supportait pas la chaleur. Elles essayèrent de remonter à la surface mais le rayon d'action du sort était trop large. Les nagas hurlèrent de douleur alors que leur peau devenait rouge vif. Tous finirent par succomber, cuit dans leur élément. Le démon stoppa son sort et se lécha les lèvres avec délice.
Après une dernière vérification des ruines, il ressortit de l'eau et s'envola, mécontent de ne pas avoir trouvé la relique, mais satisfait du carnage qu'il venait d'accomplir.


Le niveau de l'océan avait quelque peu diminué et à sa surface, diverses créatures marines flottaient, morte.



Pendant ce temps, sur la terre ferme, le marais devant la porte des ténèbres était à feu et à sang. La terrible légion ardente avait tout saccagé. La vallée de strangleronce, une immense forêt tropicale brûlait également. Excité par l'odeur du sang et le carnage ayant eu lieu, les démons se retournèrent vers le bois de la pénombre et la forêt d'Elwynn, patrie des humains.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Sam 11 Juin 2011, 22:27

Chapitre 3 : Un soldat courageux.


Une nouvelle journée débutait sous un soleil doré qui se reflétait sur le largee océan séparant les continents d'Azeroth. Sur la côte, au loin, de la fumée s'élevait. Des débris divers flottaient sur cet océan.

"Mais on sont passés les héros ?..."

La question hantait les rêves du soldat qui se réveilla en sursaut. Il souffrait énormément depuis deux jours. Il se mit lentement à genou sur son radeau de fortune. Son armure était brisée à plusieurs endroits. Son corps était couvert de coupures et de brûlures plus ou moins graves. Sa blessure physique la plus grave était sans aucune doute les doigts qu'il lui manquait sur sa main droite. Le soldat n'avait plus d'auriculaire. Son majeur ne comportait quand à lui plus qu'une seule phalange. La chair était brûlée à ces deux endroits, ce qui avait cautérisée les plaies.
Mais sa blessure la plus douloureuse était celle de son âme. L'humain releva lentement les yeux pour voir au loin le feu qui brûlait depuis deux jours, léchant les ruines de la ville autrefois nommée Hurlevent. Et il se souvenait de tout....


C'était une soirée comme les autres, calme. Les lumières brillaient dans la cité, les hommes sortaient des tavernes, à moitiés saouls, les femmes quand à elle parlaient tranquillement entre elle au milieu de la rue. Les gardes somnolaient à leur postes en haut des murailles, ou jouaient aux cartes.
"Heureusement que le roi ne fait pas d'inspection de la garde, sinon on serait mal." pensait le garde en souriant. De toute manière, Hurlevent était la capitale des humains, membre de la très grande alliance. La horde était l'unique danger à portée, et elle serait repérée largement avant d'être prête à attaquer.
- Lieutenant Thomas !
Le soldat se raidit et se retourna pour faire face au Capitaine Durnam.
-Je vois que vous et votre infanterie êtes à vos postes, et que si nous avons le moindre problème, vous serez les premiers avertis n'est-ce pas ?
A peine le Capitaine avait-il prononcé ces mots que tout les gardes se relevèrent, lâchant leurs cartes et alcool pour reprendre leurs postes rapidement.
Le Lieutenant Thomas regardait son supérieur d'un air gêné, mais au garde à vous.
-Bien, que je ne vous reprenne plus à glandouiller ou les sanctions tomberont Thomas. Suis-je clair ?
-Très clair mon capitaine !
Durnam repartit, laissant le Lieutenant souffler. Les gardes se rapprochèrent de lui.
-Nous sommes navrés Lieutenant, on veut pas vous causer des ennuis....
-Ce n'est rien, mais, à présent, restez à vos postes..
Des bruits semblable au tonnerre résonnèrent un peu partout.
-On dirait qu'il va y avoir un orage...Super, au moins, on est au premières loges..
-Frédéricks, cessez !
L'un des gardes pointa son doigt dans la direction de la forêt d'Elwyn.
-Euh...Lieutenant ?...C'est quoi cette fumée la bas ?...
Thomas regarda la forêt et écarquilla les yeux. Une épaisse fumée s'élevait d'un peu partout, et le bruit entendu plus tôt allait en s'intensifiant.
-Sonnez l'alerte... SONNEZ L'ALERTE !!
Les gardes s'exécutèrent. L'alarme résonna dans les rues d'Hurlevent, attirant l'attention de tout le monde.
Le capitaine Durnam cria depuis le sol au Lieutenant.
-Lieutenant Thomas ! Que se passe t-il ? Quel est ce bruit ?!
-Capitaine ! La forêt est en feu, et le bruit se rapproche !
Le capitaine appela les gardes au sol.
-Fermez les portes de la cité ! Exécution !
Tandis que les gardes refermaient la porte de la cité, le Capitaine aperçut au loin des formes hideuses et gigantesque qui se rapprochaient.
-Des démons...
Un météore, laissant une trainée verte derrière lui, s'écrasa contre la porte de la ville, détruisant une partie de la muraille en même temps. Quelques secondes après, une créature sortit du cratère. Elle était composé de rocher empilé et en feu, un inferno, l'avant garde de la légion ardente. D'autres météores tombèrent du ciel, détruisant la muraille, s'écrasant sur des maisons. Les démons piétinèrent les restes de la porte d'entrée de la ville et commencèrent le massacre. Le gros de la légion ardente arriva à son tour. La bataille avait à peine commencée que plusieurs maisons étaient détruites et que le feu avançaient dans la ville. Des cris s'élevèrent, la peur gagna les habitants qui fuyaient pour se mettre à l'abris. Le Lieutenant Thomas se releva lentement parmi les décombres de la muraille, miraculeusement indemne et contourna par une rue adjacente les démons pour retrouver l'armée de la ville.

- Mon roi !
Un soldat déboula dans la salle du trône, essoufflé.
-Que se passe t-il dehors ? D'où viennent tout ces bruits ?!
-Seigneur, nous sommes attaqués ! Des démons détruisent la ville !
-Quoi ?!
Le roi Varian Wyrn se leva et sortit pour voir par lui même le massacre.
-Nom de...Mettez mon fils à l'abri ! VITE ! Préparez l'évacuation ! Mes soldats, nous allons nous battre !
Le roi et ses soldats se dirigèrent vers le centre de la ville, en proie au flamme.


Les soldats humains s'étaient déjà mis en rang et s'apprêtaient à repousser l'ennemi avec fougue. Les canons furent mis en place, à des endroits stratégique. Pourtant, ce ne fut pas une bataille mais une boucherie. Les démons débouchèrent de toutes les rues et mêmes des maisons en détruisant les murs. Les humains furent rapidement débordés. Les démons étaient organisés et puissant. Leur attaque semblait impossible à contrer, et leur défense, sans faille. Les forces humaines reculaient sans cesse et se faisaient massacrer. Les canons furent rapidement détruits. Le roi Wyrnn, en plein combat, remarqua que ses forces ne pouvaient rien. Furieux, mais pas suicidaire, il hurla.
-Retraite !! Retraite !!
Le roi et la moitié des forces s'en allèrent vers le quartier du tram des profondeurs, reliant Forgefer, la ville des nains, tandis que l'autre moitié se dirigea vers le port.
Le Lieutenant Thomas se dirigea vers le port.
L'évacuation battait son plein. Plusieurs bateaux étaient déjà partis. Les soldats retenaient comme ils pouvaient les démons. Ou plutôt, ils se sacrifiaient pour les retenir une seconde de plus.
-C'est le dernier bateau ! Ramenez-vous ! VITE !
Les soldats reculèrent encore, tentant de gagner du temps tout en se rapprochant du bateau. Les démons enfoncèrent les derrières défenses, brisant les rangs humains, qui se mirent à courir pour sauver leur vie. Au final, sur la trentaine de soldats restants, ils ne furent que deux à prendre le bateau. Partout autour du Lieutenant, le feu léchait les bâtiments, les cris et les pleures empêchaient d'entendre quoi que ce soit. Le bateau s'éloigna lentement du port , laissant la ville d'Hurlevent derrière lui, en feu. Les démons massacraient les habitants qui s'étaient réfugiés dans leur maison, détruisaient tout bâtiments. Ils ne semblaient vivre que pour le carnage. Une ombre s'éleva alors dans le ciel, battant frénétiquement des ailes. Ratniltep envoya d'immenses boules de feu sur les bateaux. Celui du Lieutenant fut touché. La boule de feu explosa au contact du bois, jetant énormément de monde à l'eau. L'embarcation s'embrasa et brûla entièrement.



Le Lieutenant se souvenait parfaitement de la peur qui l'avait prit aux tripes au moment où une seconde boule de feu avait fait exploser le reste du bateau. Le souffle de l'explosion l'avait rejeté au loin. Il avait survécu mais ignorait si d'autres étaient dans son cas. Il ne savait pas non plus ce qui était arrivé aux autres bateaux à proximité.
-Menethil...
Thomas savait où aller. Il ramassa un bout de bois flottant près de lui, et se mit à ramer en direction de la ville de Menethil, un port humain pas très éloigné. Il devait prévenir l'alliance du retour de la légion ardente.

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Lühanne
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Sam 11 Juin 2011, 22:28

Chapitre 4 : Retour du nord gelé.




Alors que la légion ardente continuait sa terrible avancée en Azeroth, la horde, ignorant tout, s'occupe d'un autre sujet inquiètant...A Ogrimmar, patrie des orcs ...
Thrall, chef de guerre de la horde, marchait de long en large dans sa tente, la tête baissée, visiblement inquiet.
-Trom'ka chef de guerre !
Thrall releva la tête et salua d'un rapide hochement le garde.
-Tram'ka soldat. Des nouvelles ?
-Les gobelins nous informent que le zepellin est rentré. Mais...
Le regard du chef de guerre s'illumina.
-Parfait ! Alors, que nous rapporte t-il ?
-Des squelettes...
-Quoi ?! Montre moi ça !
Le chef de guerre partit au pas de course à la suite du messager, traversant les rues d'Orgrimmar sous le regard des gardes et des passants. Thrall entendait les murmures sur son passage.
-"Le chef de guerre a l'air affolé..."
-"Il a du se passer quelque chose de grave ! "
-"Enfin des nouvelles ?"
-"Serions-nous en danger ?"
Mais il ne s'arrêta pas un seul instant, continuant son chemin à la suite du messager qui se faufilait entre les passants. Le messager était agile et plutôt petit pour un orc, mais il était très rapide. Thrall avait du mal à le suivre.
Finalement, ils sortirent de la ville et arrivèrent à la tour des zepellins. Les zepellins était des machines volantes de construction gobelines en deux parties. La partie inférieure ressemblait à un bateau, pour permettre aux occupants de se déplacer. La partie supérieure était un énorme ballon remplie d'air chaud qui permettait à l'engin de voler.
Le zepellin était enfoncé dans la tour, la coque du bateau était parsemée de trou plus ou moins énormes. Le ballon était dégonflé et perçé par les poutres de la structure.
-Bon sang, mais qu'est-il arrivé ?...
Le chef de guerre entra dans le bâtiment et se hâta de monter tout en haut pour voir de plus près les dégâts. A peine arrivé au sommet, un gobelin sauta devant lui et se mit à crier.
-Non mais vous avez vu ce que vos soldats ont fait ? J'étais à ma place, à attendre l'appareil quand il a failli m'écraser ! C'est de la bonne mécanique, et vous avez vu l'état ? Non mais ils sont abrutis vos soldats, vous avez idée du prix des matériaux ?...
Thrall poussa un hurlement long et strident qui coupa court aux commentaires du gobelin. Ce dernier fit un saut en arrière, effrayé, avant de déguerpir.
L'orc s'avança lentement pour monter dans le zepellin. Le sol était collant et recouvert de sang. A différends endroits se tenaients des squelettes sans le moindre morceaux de chair. Il y avait de grand trous dans le sol, et les planches étaient explosées comme si quelque chose était sorti de la coque. Un ours gisait parmi les restes des occupants de l'appareil.
-Misha...
L'ours était le compagnon de Rexxar, un des plus puissants membres de la horde. Thrall l'avait envoyé il y a peu pour lui rapporter des nouvelles du Northrend.
Le chef de guerre poussa un soupir de désespoir.
-Comment le zepellin at-il pu revenir sans personne pour le piloter ?
Le messager, qui était resté calme et quasiment invisible derrière lui jusqu'à présent, s'avança et parla.
-Chef, il y a un survivant. Il est dans un état critique.
-Ou est-il ?
-Les prêtres s'occupent de lui dans la vallée des esprits. Les gobelins les ont appelés quand je suis venu vous chercher.
-Allons-y !
Un espoir, bien que faible, venait de naître en Thrall. Un survivant, qui pourrait lui dire ce qui se passait sur le continent du nord, et ce qu'il était arrivé a Rexxar et son bataillon d'éclaireur.

Les passants se pressaient déjà à la sortie de la ville pour voir les dégâts sur la tour du zepellin. La garde avait déjà été prévenu et empêchaient la foule de s'approcher. Thrall ne tint une nouvelle fois pas compte de ce que les passants marmonnaient et se rendit dans la vallée des esprits. Le soldat survivant était gravement blessé. Les trolls emmenèrent Thrall jusqu'à lui.
-Nous vous préveniw. Lui êtwe mal en point. Nous wien pouvoiw faiwe. Désolé.
-Je comprends.
Thrall se baissa vers le visage du soldat, regardant rapidement son corps. Le bras gauche de l'orc n'avait plus de chair, seul l'os restait. Son corps avait été transpercés, sans savoir par quoi.
-Tram'ka fier soldat.
-Trom'ka...chef de gue...rre...
Le soldat toussa, crachant du sang.
-Je suis désolé, mais...je dois savoir ce qu'il s'est passé.
L'orc acquiesça et prit une bouffée d'air avant de parler. Il ne pouvait s'empêcher de tousser.
-Le zepellin nous a am...enés à notre base avancée...dans le nord... Mais la base....était quasiment détruite... pas de...de survivants.... Nous avons tout...tout fouillé... Et puis...une grande....
Le soldat s'arrêta, du sang dégoulinant de sa bouche.
-Une grande quoi ? Je t'en prie, dis le moi !
-Une...grand ombre.....est arrivée..Rexxar nous a ordonné...ordonné de fuir " et il est...resté, avec la moitié du batai...du bataillon...pour nous per...permettre de vous informer....
Dans un dernier hoquet, l'étincelle de vie dans les yeux de l'orc s'éteignit. Thrall était effaré. Quel était donc cette grande ombre qui avait détruit son bataillon d'éclaireur ? Pourquoi Rexxar s'était-il séparé de Misha qu'il ne quittait habituellement jamais ? Qu'était-il arrivé à ceux restés sur place ? Tant de questions et bien d'autres encore qui tournaient dans la tête du chef de guerre, sans trouver de réponses.

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Linaehwen
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Dim 12 Juin 2011, 15:26

Que fais-tu comme études au faite?!
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Lühanne
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Dim 12 Juin 2011, 21:54

Euh... Je ne fais pas d'étude... C'quoi cette question ? xD
Han, ya que toi qui lis ça, sniff :p

Lühanne - Qui ne fait qu'écrire ! Et qui a déjà assez de mal avec que ça :p

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Halas
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 13 Juin 2011, 10:07

Nan Lulu Ma tortue préférée, y a pas que le chat qui lise. Moi aussi je lis, mais même si je ne commente pas, je trouve tes récits très très chouettes! Le seul soucis comme le disent les autres Zozos sur un autre post la lecture sur écran c'est chaud! et pis les commentaires coupent le récit! Comme un cheveux sur la soupe en fait!

La suite! La suuite! et un format papier stp!!

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 13 Juin 2011, 19:41

Ah oui si tu sors un livre, je cours l'acheter ! C'est quand même beaucoup plus agréable sur un format papier traditionnel que sur n'importe quel écran.
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Lühanne
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 13 Juin 2011, 23:14

(Je ne sortirais surement jamais ça en format papier, navrée ^^')




Chapitre 5 : Réunion



Il y a deux semaines...

Sylvannas semblait perdre patience. Depuis le début, cette réunion ne rimait à rien. Les problèmes étaient exposés et aucune solution ne serait trouvé, comme d'habitude.
-Je refuse de rester à ne rien faire une fois de plus chef de guerre ! Ce problème me concerne entièrement et je veux aller au combat !
-Nous n'avons aucune nouvelle Sylvannas ! C'est bien trop dangereux...
Thrall avait réunit les chef de guerre de la horde sous sa tente, à Orgrimmar. Tous étaient présent. La reine des réprouvé, la très froide et charismatique Sylvannas était présente et voulait attaquer l'ennemi, comme souvent. Lor'themar, régent de Lune d'Argent venait pour la première fois et semblait de l'avis de la banshee Sylvannas. Cairn, sage et vénéré chef des tauren écoutait dans son coin, sans réellement prendre part, mais sans perdre une seule information. Vol'jin de son coté soutenait Thrall qui prônait la prudence et l'attente.
-Si je comprends bien, une fois de plus nous n'allons rien faire ? Et si c'était l'alliance qui avait détruit nos troupes hein ? Ils sont bien capables de le faire ces imbéciles !
Cairn prit la parole.
-Non, je doute que l'alliance ait pu nous détruire à ce point la. Et surtout, ils nous auraient attaqué depuis longtemps si c'était le cas.
Vol'jin acquiesça.
-Je suis d'accord avec Cairn. La question étant: Que faisons-nous en ce cas chef de guerre ?
Thrall réfléchit longuement.
-Humm...Nous devons nous occuper du fléau. C'est une priorité. Et donc, nous devons reprendre contact avec le continent du nord.
-Bien, et que faisons-nous au sujet de l'alliance ?
- Il y a de grande chances que nous ayons besoin de leur aide. Si le fléau venait à nous vaincre ou à vaincre l'alliance, alors la faction survivante n'aurait aucune chance...Nous ne pouvons pas continuer ainsi...
Sylvannas éclata de rage.
-Vous ne pensez pas sérieusement faire la paix avec l'alliance ?! Ils nous haïssent tous autant que nous sommes ! Et de toute façon le roi humain ne le permettra pas !
Lor'themar prit la parole à son tour.
-De toute façon, le temps presse. Les négociations prendraient trop de temps. Et nous n'en n'avons guère. Il nous faut nous recentrer sur la question principale qui est : Que faire vis-à-vis du fléau et debla perte de contact avec le Northrend. Pour ma part, l'alliance passe au second plan tant que nous manquerons autant d'informations.
Tous acquiescèrent. Un soldat entra lentement sous la tente et s'inclina humblement devant tout les chefs réunis.
-Trom'ka chefs. Chef de guerre, Rexxar est ici.
-Rexxar ? Que fait-il ici ?
-Oh, c'est moi qui l'ai appelé Sylvannas. Il nous faut une personne digne de confiance pour partir au nord.
-Vous aviez prévu que nous serions d'accord pour cela ?
-Et bien...Oui.
Thrall affichait un sourire confiant tandis que Sylvannas semblait perplexe.
-Trom'ka chef de guerre !
Rexxar, accompagné de son fidèle ours, Misha, salua respectueusement le chef de guerre.
-Rexxar, nous avons besoin de toi pour conduire une expédition dans le Northrend, afin de savoir ce qu'il s'y passe. Nous avons perdu tout contact depuis environ deux semaines. Rexxar, acceptes-tu d'aider la horde une fois de plus ?
-Bien sûr chef de guerre !
-Je veux que des réprouvés y aillent !
Thrall se tourna vers Sylvannas.
-Mais bien sur Dame noire. Je propose que chaque chef envoie des représentant de sa race dans cette expédition. Ainsi, tout le monde aura les mêmes informations.

Quelques heures plus tard, un zeppelin partait de Durotar avec à son bord un bataillon d'éclaireur composés de toutes les races de la horde ainsi que Rexxar.
-Nous comptons sur toi mon ami...
Thrall regardait le zepellin partir avec une certaine appréhension.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 13 Juin 2011, 23:16

Chapitre 6 : Triste réalité.




Le tram des profondeurs avançait depuis des heures maintenant. A travers les vitres de l'installation souterraine, divers paysages se succédaient. Les fonds marins laissaient place à l'intérieur d'un volcan. L'installation gobeline sortit légèrement de sous terre. Sans doute le sol à cet endroit était-il trop dur pour être creusé. De grandes étendues vertes se dessinaient devant les vitres. Le tram commença doucement à grimper et les étendues vertes laissèrent place à des étendues enneigés. Forgefer n'était plus très loin. Le roi Wrynn faisait les cent pas dans le minuscule compartiment où il était, explosant parfois de rage au souvenir de la destruction de sa ville. Des morceaux d'acier étaient plié sous la force des coups portés par le roi.
-Seigneur, je vous en prie, calmez vous ! Le wagon va finir par céder si vous continuez !
Varian coupa en deux une des barres de fer restante et s'arrêta. Il avait le souffle court et ne s'était pas reposé un seul instant depuis sa fuite de la ville. Son conseiller le regardait d'un air déterminé.
-Tout ira bien altesse. Nous avons été pris par surprise, cela n'arrivera plus.
-Ne raconte pas n'importe quoi Jensel ! Nous avons été laminés ! Quelle force pourrions nous lever pour affronter cette armée de démons ?!
-Vous avez des alliés mon roi. Vous n'êtes pas seul.
Le roi Wyrnn s'assit sur un siège et se prit la tête entre les mains.
-Amène moi mon fils.
-Bien mon roi.
Après avoir fait la révérence, le conseiller sortit du compartiment pour en rejoindre un autre.
De noires pensées se bousculaient dans l'esprit du roi. Que pouvait-il bien faire pour son peuple à présent ? Arriverait-il à reprendre son royaume en main ? Et surtout, l'alliance à elle seule suffirait-elle pour repousser et vaincre cette armée démoniaque ?
De grandes secousses tirèrent le roi de ses pensées. Il entendait des bruits d'explosion venant d'un peu partout. A sa droite, un pan de mur sauta, et des créatures noires entrèrent dans le conduit, armées d'épées et d'armures. D'autres démons.
Le roi écarquilla les yeux.
"C'est un cauchemar...."
Les créatures démoniaques rattrapèrent le tram. De leurs puissantes griffes, elles détruisirent la moitié du véhicule. Le compartiment du roi, en mauvais état, chancela légèrement. Les tiges de métal le maintenant entier commencèrent à plier, puis à casser les unes après les autres sous l'immense pression. Le roi grimpa sur le toit. Le tunnel était perçés à plusieurs endroits derrière lui, et des flammes léchaient les parois du tube. La chaleur devenait étouffante. Le tram fut prit de secousse plus forte que précédemment. Varian sauta sur le wagon suivant au moment où le sien se détacha complètement. Dans une multides d'étincelles, il se retourna et continua sa course sur quelques centaines de mètres avant de s'arrêter ,créant une sorte de bouchon dans le tunnel, bloquant les démons. Varian brisa la vitre du compartiment sur lequel il se tenait et rentra dans le tram.
-Mon fils...
Dans la voix et sur le visage du roi pouvait se lire l'inquiètude et la peur. D'un pas déterminé, il se déplaça de wagon en wagon, fouillant chacun d'entre eux à la recherche de son fils. La machine était toujours secoués de sérieux tremblements et la progression devenait difficile. Il continua à avancer. Quelques uns de ses soldats le rejoignirent.
-Mon roi ! Nous vous cherchions ! Nous allons vous emmener vers votre fils ! Suivez nous !
Les soldats le précédèrent. Ils continuèrent jusqu'à la tête du tram.
Le roi défonça la porte le séparant du wagon de tête.
-Mon roi ! Nous avions cru vous avoir perdus !
-Il faut sortir d'ici !
-Je pense qu'il est préférable d'atteindre la capitale des nains !
Le tunnel devant eux explosa. Les rails se tordirent sous le souffle de l'explosion. Le roi Wrynn serra son fils conte lui, faisant de son corps un bouclier et hurla.
-Cramponnez-vous !
Le tram sortit du tunnel, s'envolant sur quelques mètres avant de lourdement retomber dans la neige, glissant sur une longue distance. Au loin, de nombreuses explosions sortant du tunnel résonnaient, créant de légères chute de neige. Le roi Wrynn sortit maladroitement du wagon après avoir aidé son fils. Il était courbaturé, et avait plusieurs entailles, mais rien de grave. Son fils était quasiment indemne. Plusieurs soldats sortirent à leur tour du wagon ainsi que le conseiller. A certains endroits, un bras ou une jambe gisait, morceau d'un des soldats déchiquetés pendant l'accident.
Le conseiller Jensel regarda la fumée s'échappant du tunnel, les épaules basses, le dos courbé.
-Nous n'avons plus aucun moyen de rallier Forgefer autre que la marche...
-Nous n'irons pas à Forgefer conseiller.
-Mon roi, c'est la seule cité fortifiée à des kilomètres !
-Et c'est aussi la cible des démons. Nous devons rejoindre Kalimdor, nous n'avons plus d'autre choix. Espérons que la fumée alertera les nains, mais nous ne pouvons rien faire de plus. Les démons nous tueraient avant que nous n'arrivions la bas.
Le conseiller acquiesça.
-Au final, vous êtes de meilleur conseils que moi mon roi.
Jensel fut prit d'un rire nerveux.
Après quelques secondes de repos, le roi , son fils, son conseiller, et ses soldats se mirent en route pour la côte ouest afin de rallier Kalimdor.


Des grandes énergies, presque éteintes, résidaient en ce monde. L'ancien titan en avait parfaitement conscience. Il voyait la une autre source de magie et de pouvoir potentiel. A présent, il survolait la forêt d'Orneval. Des démons vivaient ici, il le sentait. Mais ils étaient faibles. Sargeras se posa lourdement sur le sol, créant des secousses qui firent tomber des rochers dans le ravin derrière lui. La zone était calcinée, comme si un feu gigantesque avait tout ravagé. Un monument reposait au centre de la zone. Posé par les orcs, à la mémoire de Grommash Hellscream, un redoutable guerrier qui tua en combat singulier le terrifiant seigneur des abîmes, Manoroth. D'un revers de la main, le démon balaya le bloc de pierre pour faire de la place.
Des coups de fouet , des tintements de métal ainsi que des bruits de rochers tout autour de lui attirèrent son attention. Des succubes démoniaques maniant le fouet sortirent des ombres, accompagnés de gangregardes, des gardes démoniaque à la force brute munies de longues épées, suivi d'infernos. Le chef démoniaque regarda les créatures s'approcher respectueusement, s'inclinant devant sa puissance. Un Nathrezim les rejoignit et s'agenouilla humblement devant Sargeras.
-Seigneur. Nous attendons depuis tellement de temps votre retour pour vous servir à nouveau...
-Je n'en doute pas. J'ai justement besoin de vous.
Tous le regardèrent avec joie, attendant ses ordres.
-J'ai besoin de vos énergies magiques !
La peur se lisait sur le visages des démons qui reculèrent, incertains. Sargeras éclata de rire tandis qu'une boule d'ombre grossissait entre ses mains. Les démons sentaient l'approche de leurs morts et se mirent à tenter de fuir. Sargeras frappa le sol avec la boule. Une onde de choc d'ombre s'échappa quand la boule explosa, poursuivant les démons. Les créatures se donnaient des coups de coudes pour passer devant les autres dans l'étroit ravin. L'onde de choc rattrapa rapidement les retardataire qui furent anéantis. Leur corps disparut dans une explosion alors que leur énergie magique, l'essence même de leur vie, s'échappait et rejoignait Sargeras. Les énergies magiques récoltés se regroupaient au dessus de l'ancien titan, formant une boule qui grossissait à chaque démon mort. L'onde de choc était plus rapide que les démons et continua de les rattraper pour tous les tuer, comme animés par une volonté propre de destruction. Après quelques minutes où Sargeras profita de la peur de chaque démon qui voyait sa fin arriver, il se concentra de nouveau sur le lieu ou il était. Il ressentait les esprits en tourment, ces énergies qui résidaient en ce lieu, ne demandant qu'à être libéré. Afin de ne pas utiliser trop de ses forces, Sargeras utilisa les énergies magiques qu'il venait de rassembler pour lancer son sort.
L'obscurité engloutit entièrement la zone. Puis, des flammes rouges s'élevèrent, représentant des créatures miniatures.


Les deux orcs avançaient prudemment dans le ravin, s'approchant du terrain vague entouré par les montagnes. Ils regardaient tout autour d'eux, méfiant, guettant le moindre signe de leur ennemi. Thrall et Grom échangèrent un regard.
-C'est trop calme...
-Je suis bien d'accord...
Un bruit derrière eux attira leur attention. Ils se retournèrent pour tomber nez à nez avec un gigantesque démon réptilien : Manoroth. Le démon riait.
-Si prévisibles...Et je vois que le puissant Hellscream vous accompagne... Pauvres imbéciles ! Que croyez vous faire !
Thrall poussa un long hurlement et frappa le sol de son marteau, explosant la roche. Le marteau commença à luir et à trembler. Il se chargeait en énergie. Il lança l'arme sur le démon de toute ses forces. Le marteau brillait toujours alors qu'il fendait l'air en tourbillonnant vers sa cible. Manoroth mit ses ailes devant lui, en position de défense. L'arme le frappa de plein fouet. L'énergie contenue dedans explosa au contact , aveuglant les orcs quelques secondes et soulevant des nuages de poussières. Manoroth déplia ses ailes lentement. Il n'avait pas une égratignure.
-Un effort méritoire, mais inutile !
Le démon chargea en direction de ses adversaires. Les orcs firent un pas de coté, tentant d'esquiver l'assaut de Mannoroth. La lance du démon frappa le sol les séparant, avec une telle force que la roche se brisa. Thrall fut éjecté par la puissance du choc et se cogna contre un rocher qui l'assomma. Grom Hellescream regarda en direction de son ami, perdant lentement espoir.
-Hahaha ! Le garçon pensait que vous pouviez être sauvé. Mais il ignorait ce qui brûle en votre âme ! Quand à votre cœur...Vous savez ! Nous ne sommes qu'un..hahaha !
Grom releva lentement la tête, ses yeux rouges brillant dans la clarté de la nuit. Il se remit debout en poussant un cri de guerre. L'orc chargea le démon qui mit son arme en position de défense à l'horizontal devant sa tête. Grom frappa en y mettant toute sa force. La hache fendit l'air à la verticale et brisa l'arme du démon avant de se planter dans son ventre. Manoroth se recroquevilla en hurlant de douleur et recula de quelque pas avant d'exploser. Des flammes léchèrent la zone, brûlant le sol, et encerclèrent l'orc le brûlant sérieusement. Grom tomba au sol. Thrall se releva, tenant son bras blessé et s'approcha de son ami mourant.

Les flammes faiblirent, perdant de leur éclat, avant de s'éteindre définitivement. Sargeras était en colère. Manoroth avait été l'un de ses plus fidèles et puissant lieutenant et il avait été tué par un pitoyable orc.
"Cet imbécile a voulu se faire sa propre armée avec les orcs et voila ou ça l'a mené."
Cependant, il reconnaissait que les orcs auraient pu faire une bonne armée de première ligne. Mais à présent, ils étaient des ennemis qui seraient anéantis comme les autres. Le titan se concentra de nouveau pour mieux ressentir et voir les esprits du démon et de l'orc qui étaient ici. Deux formes blanches, volant au dessus de lui, apparurent. Sargeras, souriant, absorba les deux esprits qui laissèrent échapper une plainte désespéré alors qu'ils devenaient une part de la puissance du très grand Sargeras. Avec un sourire satisfait, le titan noir s'éleva et fit route vers un autre lieu de pouvoir.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 13 Juin 2011, 23:16

Chapitre 7 : Le récit du soldat

Au petit matin, un radeau de fortune s’amarra au port de Menethil. Les autorités de la ville ne trouvèrent qu’un seul occupant, très affaibli : un soldat aux couleurs d’Hurlevent, capitale du pouvoir humain. Le soldat état gravement blessé. Il lui manquait quelques membres, et son armure était brisée à de nombreux endroits.
-Il faut l’emmener voir un médecin ! Le temps presse !
-Hey mon gars, reste avec nous …
Thomas voyait plusieurs visages penchés au dessus de lui. Sa vision était trouble, certainement dû au manque de nourriture et à une grande perte de sang. Il n’entendait presque rien, sûrement dû à la fatigue et à l’eau de mer qui était entré dans ses oreilles. Malgré son piteux état, le Lieutenant se souvenait parfaitement de la raison de son mal et ce qu’il devait faire.
-…Doit…prévenir…danger…
Sa gorge était sèche, il n’avait rien bu depuis des jours. Les soldats autour de lui ne semblait pas comprendre ce qu’il disait. Les ténèbres entourèrent l’humain, dévorant une à une les personnes autour de lui. Il tenta de se débattre, hurlant pour chasser ce qui l’attaquait. Ce fut peine perdu. La vision de Thomas se transforma en un océan noirâtre.


-Ahhh !!
Thomas se réveilla en sursaut et se redressa sur son lit. Il était dans une chambre en pierre blanche. L’air était humide, ses draps, secs, son corps, propre et couvert de bandages. Un soldat posa doucement une main sur lui, mais d’une prise ferme et le rallongea.
-Holà, du calme mon jeune ami. Tu dois te reposer.
D’après la voix, et le visage creusé de celui qui venait de parler, Thomas avait affaire à un homme plutôt âgé.
-Où suis-je ?
Le lieutenant se passa la main droite dans les cheveux. Il sentit rapidement qu’il manquait quelque chose à travers les épais bandages. Il regarda sa main, tremblant, et se souvint de la triste vérité. Le vieil homme le sortit de sa rêverie.
-Tu es arrivé il y a une journée, sur un radeau de fortune. Dans un piteux état je dois avouer…Tu t’es évanoui très peu de temps après. Nous t’avons donc transporté ici, et les médecins se sont occupés de toi.
-Je vois…Il faut…je dois vous prévenir !
Le soldat lui fit signe de se taire.
-Pas de panique bonhomme. Je vais chercher le chef. Tiens-toi tranquille, je reviens. Tu vas leur raconter ton histoire.
Il sortit de la pièce, laissant le Lieutenant seul. Celui ferma les yeux, se reposant un peu. Il n’avait pas l’impression d’avoir dormi une journée. Très rapidement, le sommeil le gagna et il rêva. Il voyait la somptueuse Hurlevent sous le soleil levant, mais également la forêt d’Elwynn, avec ces arbres majestueux. Les gens parlaient, se baladaient, jouaient avec insouciance. Une ombre passa dans le champs de vision du Lieutenant, suivie par une multitude d’autres. Des démons sortirent de partout, brûlant la forêt, tuant toutes les personnes à coté d’eux. Le rêve devint un cauchemar. Thomas se retourna, fuyant pour sa vie devant la masse de démons toujours plus grande. Des voix lui parvinrent.
-Lieutenant Thomas ? Lieutenant Thomas ? Réveillez-vous !
Un rêve ? Non, c’était impossible, toute cette violence, cette peur, cette chaleur, il ne pouvait pas rêver. A l’horizon se profilait la cité d’Hurlevent. Il y était presque. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait , il pouvait apercevoir la fumée s’élevant des maisons en flammes, consumant la ville. L’espoir s’embrasait devant ses yeux. Le sol explosa sous ses pieds et il chuta sur le ventre. L’humain se retourna lentement pour voir les démons arriver sur lui. Une lame se dégagea de la masse et se rapprocha de son visage jusqu’à ce qu’il puisse sentir l’acier au contact de sa peau.


Il se réveilla une nouvelle fois en sursaut, tremblant et en sueur. Le vieil homme qu’il avait vu plutôt était là, la mine inquiète. Deux nains l’accompagnaient.
-Et bien garçon, un sacré bon sang d’rêve que vous avez du faire.
Le nain, régent de la ville, venait de s’adresser à Thomas.
-Oui…Pardonnez moi…
-Pas de mal. Alors, parait que vous avez des choses à raconter ?
Thomas ouvrit de grands yeux, de nouveau conscient de sa mission.
-Oui ! Je dois vous prévenir ! La légion ardente est de retour sur Azeroth ! Hurlevent n’existe plus ! Il faut fuir le continent !
-Houla, du calme garçon. Vous avez subit un grave traumatisme. Non pas que je pense que vous mentez. Mais, le choc peut créer des…hallucinations. Vous êtes encore fatigué.
-Je vous dis la vérité, vous devez me croire !
Le Lieutenant se redressa entièrement dans son lit, regardant le régent dans les yeux.
-Ecoutez garçon. Vous devriez vous reposer d’accord ? Et vous calmez surtout ! Suis-je…
Des explosions lointaines retentirent, secouant légèrement le château. Les nains sortirent de la chambre en vitesse. Thomas répétait très bas.
-Non…non..pas encore…non…non..
Après quelques minutes, ils rentrèrent dans la chambre, affolés.
-Dans la montagne, de la fumée ! On a regardé, avec une longue vue ! C’est le tram garçon ! Et y avait des créatures de cauchemar !
Le régent se retourna vers son second nain.
-Dirtens, sonnez l’alerte ! Nous évacuons la ville d’urgence ! Direction Kalimdor. Maintenant !
Le second salua et sortit en toute hâte. Très vite, un cor sonna dans la ville, suivi d’une voix annonçant l’évacuation.
-Mon garçon, je suis navré de ne pas vous avoir crus. Nous avons de la chance que les explosions soient venus étayer vos propos. Nous allons vous faire sortir d’ici en priorité. Vous ne supporterez pas le chaos de l’évacuation.
Le régent s’adressa au vieil homme.
-Barrens, occupez vous de lui s’il vous plait.
Le nain sortit de la chambre et retourna dans la salle de commandement de la ville.
-Ecoutez moi, il me faut des volontaires pour prévenir Forgefer de l’arrivée de la légion. C’est une mission périlleuse, voir suicidaire, mais primordiale. Des volontaires ?
Une dizaine de mains se levèrent. Parmi les présents, presque tout le monde était volontaire.
-Parfait ! Pour Khaz modan !

Les heures suivantes, un petit groupe composés d’une dizaine de nains et d’humains partit de la ville, en direction des montagnes enneigés au loin. Le régent les regarda partir, une immense fierté emplissant son cœur alors que ces hommes étaient prêt à mourir pour les siens. Dans la ville de Menethil, l’évacuation battait son plein, des navires se chargeant de marchandises et de passagers. Certains étaient quasiment vide, d’autres presque prêt à partir. D’autres encore étaient déjà au large, voyageant vers la lointaine Kalimdor.



Le sol trembla sous son poids quand il se posa. Les restes de l’arbre monde étaient impressionnants. La zone, calcinée à de nombreux endroits, reprenait doucement vie. Sargeras sentait des énergies magiques encore plus puissantes qu’à Orneval en ces lieux. Un sentiment d’exaltation s’empara de lui. Une autre âme vivait ici. Archimonde, son plus fidèle conquérant, ancien chef de son armée avait été vaincus ici, il le savait.
-Tu n’as rien à faire ici démon !
Des dizaines d’êtres humanoïdes sortirent des bois environnants et encerclèrent le titan déchu.
-Tu n’iras pas plus loin ! Repart d’où tu viens !
A leur allure, Sargeras devina sans peine qu’il s’agissait d’elfes de la nuit, les créatures inférieurs qui avaient réussit à faire échouer sa première tentative d’invasion, il y a plus de dix milles ans. Ils étaient pitoyables. Le démon éclata d’un rire sonore qui fit trembler le sol. Les elfes de la nuit, des druides, demandèrent l’aide de la nature pour repousser le titan. Ils concentrèrent leurs pouvoirs, créant des boules d’énergies et les envoyèrent sur leur ennemi. Au contact du démon, l’énergie explosa, libérant la puissance de la nature. Les premières boules d’énergies ne lui causèrent aucun dommages. Mais les suivantes commencèrent à l’entailler légèrement. Sa peau le démangeait. Une poudre volatile l’entourait et se déposait sur sa peau. Des racines sortirent du sol, s’agrippant à ses pieds et montant le long de son corps. Les druides continuèrent leur assauts, gagnant espoir au fil des secondes qui passaient sans que Sargeras ne contre-attaque.
-Créatures insignifiantes !
La peau du titan, déjà en feu, devint écarlate. Les racines attachée à son corps prirent feu, cessant de l’entraver. La poudre autour de lui se consuma en un instant. Des éclairs d’énergies sortirent de ses doigts et frappèrent quelques druides. Ils se recroquevillèrent sur eux-mêmes, leur peau cramé, mort. D’un geste de la main, Sargeras fit exploser le sol sous les pieds d’une autre partie des elfes. Le choc fut si violent qu’ils furent déchiquetés par la puissance de l’explosion. Le titan tendit la main vers les derniers survivants. Effrayés, ils tentèrent de fuir, désemparés. Leurs jambes devinrent lourdes. Ils tombèrent à genoux. Leur peau se dessécha et ils tombèrent en poussières sous le regard satisfait du titan. Ils étaient réellement pitoyables en fin de compte.

Enfin débarrassé des nuisibles, Sargeras se concentra de nouveau sur l’arbre monde. Tant d’énergie..
Il posa ses mains sur le tronc et ferma les yeux. Il vécu la mort de son lieutenant…
« Le camp des orcs était sur le point de céder. Ils pouvaient avancer sans peine jusqu’au camp elfique à présent. Archimonde et son armée écrasèrent toute résistance. Le chef des orcs regarda le démon droit dans les yeux.
-Vous ne nous vaincrez jamais !
Thrall lança un éclair sur Archimonde. L’érédar se cambra, lâchant un petit cri de douleur. L’orc disparu sous ses yeux. Il le chercha quelques secondes, puis hurla à l’attention du chef des elfes de la nuit.
-Hurlorage ! Vas-tu laisser de pauvres mortels se battre à ta place ? Montre-toi !
Aucune réponse. Le démon poussa un soupir et hurla de rire. Qu’il vienne ou non, cela ne faisait aucune différence, il le détruirait. L’armée démoniaque attendait les ordres. Archimonde prit la tête de l’armée et continua de se diriger vers l’arbre monde. Après quelques minutes, ils virent le camp elfe, dernier rempart entre eux et leur objectif.
Les démons s’en donnèrent à cœur joie, avançant et détruisant tout bâtiments, tout arbres sur leur route. La résistance des elfes fut de courte durée face à la rage de la légion. Archimonde avança seul sur son objectif final.
Au loin, Malfurion Hurlorage regardait l’érédar s’approcher et monter le long de l’arbre géant et millénaire.
-Sa victoire a rendu Archimonde trop confiant. Il ne se rendra pas compte du piège avant qu’il ne se referme sur lui.
Le druide souffla dans un cor qui résonna à travers la forêt. Des milliers de créatures faites d’énergies pures convergèrent vers l’arbre. Nommés les feux follets, ces créatures entourèrent le démon. Archimonde regarda ces énergies ce concentrer autour de lui. Il ressentait leur puissance alors qu’elles commencèrent à s’agglutiner sur lui. Une douleur comme il n’en avait jamais connu s’insinua en lui tandis que les créatures pénétraient sous sa peau, le brûlant de l’intérieur. Ses chairs se liquéfiaient, frayant un chemin vers son cœur, pour peu qu’il en ai jamais eu un. Rassemblés au même endroit en lui ,elles explosèrent, libérant une puissance inouïe. L’érédar se contorsionna alors que l’énergie sortait par tout les pores de sa peau. Le démon fut anéantis dans une explosion de lumière qui irradia la zone, éblouissant tout le monde. La puissance de l’explosion brûla l’arbre monde et la forêt alentour. La légion ardente était vaincu. Déjà, des racines poussaient sous l’arbre gigantesque. »
L’arrogance d’Archimonde l’avait donc mené à sa perte. Quelle déception. Finalement, il n’aurait jamais dû confier une telle mission à ces incompétents. Mais il était là maintenant. Le démon aspira les énergie du lieu, ne laissant aucune trace de vie sur le mont Hyjal. Plus jamais l’arbre ne renaîtrait. Il prit son envol vers un autre lieu de puissance.



Une escouade de démons, envoyés en éclaireur, descendit des montagnes enneigés surplombant la cité de Menethil. Quand ils aperçurent la ville, ils accélérèrent l’allure. L’excitation se lisait sur leur face hideuse. Ils pénétrèrent dans la ville en brisant les remparts. Les démons commencèrent à tout saccager à la recherche d’habitants. Mais très vite ils comprirent que la cité était déserte. Fou de rage, ils reprirent leurs travaux de démolition, détruisant les maisons, brisant les remparts.
Au loin, le régent de Menethil, a l’arrière du bateau l’emmenant en Kalimdor, regardait avec une longue vue sa cité en proie à la destruction. Quand sa maison s’écroula sous la furie des démons, il eut un pincement au cœur. Les créatures de la légion s’attaquèrent au fort, grimpant le long des murs pour détruire le toit. Le nain sourit. A peine les démons avaient-ils commencés à détruire le fort qu’une gigantesque explosion se produisit. D’abord, seul le fort explosa, puis, d’autres maisons suivirent jusqu’à ce que la ville entière saute réduisant les démons en charpies. Le régent versa une larme quand sa ville explosa. Mais les démons étaient détruits. Ses pensées allèrent vers son escouade d’éclaireurs partit pour Forgefer.
- Puissent-ils arriver à temps..
Le régent se retourna et regarda l’horizon, vers Kalimdor.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Mar 14 Juin 2011, 09:50

Lühanne a écrit:
[i](Je ne sortirais surement jamais ça en format papier, navrée ^^')
va falloir que je m'en occupe tout seul alors !
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Lühanne
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Mer 15 Juin 2011, 13:45

( Vi Razz )




Chapitre 8 : Réveil difficile





Le soleil se levait sur le monde d’Azeroth. Les rayons du soleil éclairaient par endroits l’herbe encore fraîche, à travers le feuillage dense des arbres. La rosée matinal rendait l’herbe fraîche et éclatante.
Une forme se détachait du paysage. Un elfe était allongé sur le ventre, inconscient. Ses vêtements étaient mouillés par la rosée. Malgré son état de sommeil, son visage se déformait à plusieurs reprises, reflétant la peur et la colère. Son sommeil était agité par des rêves de mort et de servitude. Un rêve plus fort que les autres le hantait.


« L’elfe était chaudement vêtu. Une grande cape le recouvrait, ne laissant dépasser que son épée. Il montait une à une les marches le menant à la forteresse. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. L’inquiétude se lisait sur son visage. Il poussa un long soupir, tentant de se détendre. De la buée se forma. Il faisait froid, même glacial. Après une dernière inspiration, il passa l’immense porte le séparant du bâtiment. Ses pas résonnaient à travers le hall gigantesque. Il regarda autour de lui, lentement, une main sur la garde de son épée accroché dans son dos. Pas un bruit autre que celui de ses pas et de sa respiration ne venait briser le silence pesant. Pas âme qui vive. Et pourtant, cela ne le rassurait pas. Il s’arrêta, scrutant les ténèbres face à lui.
-ça ne me dit rien qui vaille…
Une odeur fétide de chair en décomposition et de pourriture lui parvint. La porte derrière lui tourna rapidement dans un sifflement avant de se refermer en claquant dans un bruit sec. Le son se répercuta partout dans le hall, et s’amplifia. L’elfe se tint les oreilles, déboussolé par ce bruit. Des goules l’entouraient, venant de partout. Dans une flopée de bruit métalliques, un humain en armure s’avança. Il était d’une taille moyenne. L’armure cachait sa musculature, mais il semblait robuste. Son visage était très blanc, mais une vapeur blanchâtre sortait de son nez et de sa bouche au rythme de sa respiration. Il était Maxwell, la voix de la raison. Pas mauvais combattant à l’épée mais bien plus versé dans l’art et le maniement des mots.
-Tu as parcouru un long chemin pour arriver devant lui. Il est amusant autant qu’étrange de te voir suivre son parcours. Mais tu as négligé un détail. Il n’a jamais été seul, même à cette époque. Toi si. Ta route s’arrête ici.
Les goules chargèrent, montrant leurs crocs, leurs griffes. L’elfe dégaina lentement son épée. Un sourire de dessina sur son visage. Il était calme à présent, serein. Rien ne pourrait le troubler, il était sûr de lui. Sa voix était calme et douce. Elle ne semblait être qu’un chuchotement parmi les bruits des goules.
-Je ne suis jamais seul.
Le sol autour du paladin se mit à luire. Son corps s’entoura de lumière alors qu’il soulevait son arme. Ses yeux brillèrent d‘une clarté éblouissante, comme un soleil. Les goules ralentirent en arrivant sur le sol qu’il venait de consacrer. Les chairs fumaient, brûlé par la puissance de la lumière. Elles hurlaient de douleur. La première arriva à portée et tenta de la décapiter d’un coup de griffe. Il esquiva sans peine le coup et d’un geste précis de l’épée, découpa la créature en deux. Le corps du mort vivant ne toucha pas le sol que ses semblables tentèrent à leur tour de tuer le paladin.


Maxwell affichait un sourire devant le combat. De loin, c’était magnifique. La lumière que dégageait le paladin affaiblissait considérablement les goules, il parait, esquivait, dans une danse frénétique, tout en portant des coups fatals, précis à ses ennemis : aucun mouvement superflus, une cohésion parfaite. Et pourtant, il n’arrivait pas à la cheville du roi liche. Les goules n’étaient pas un vrai challenge de toute façon : des créatures totalement décérébrés, première vague d’assaut du fléau, sans aucune grâce. L’elfe venait d’esquiver d’un pas sur le coté une nouvelle attaque. L’assaillant, poussé par son élan , empalait un de ces confrères alors que le paladin tuait un autre adversaire. Rien ne semblait pouvoir le déconcentrer, le détourner du combat. Le ballet mortel qu’il livrait était parfait, comme si il pouvait percevoir l’avenir une seconde en avance et agir en conséquence. Rien ne le surprenait.
Maxwell comprenait mieux l’intérêt que lui portait le roi liche. Il y avait la plus qu’une fierté mal placée à la suite d’une erreur. Le paladin était un fin combattant, un bon tacticien, et une forte personnalité. Peut être même trop forte. La manie du roi liche de le vouloir vivant pour qu’il rejoigne de lui-même le fléau semblait absurde. L‘elfe était trop anti mort vivant.


La dernière goule tomba au sol dans un gémissement. Son corps se décomposa en touchant le sol consacré. Le paladin ne montrait aucun signe de fatigue. Ses yeux, d’un éclat blanc, regardèrent le chevalier de la mort. A bien y réfléchir, Keltal ne l’avait jamais vu avant, et pourtant, il le connaissait. L’humain était d’un calme presque effrayant. Le sol se mit à trembler comme si la citadelle était en mouvement. Des bruits de raclures et de métal résonnèrent partout autour de l’elfe.
-Non, je m’en occupe.
Maxwell leva la main pour donner l’ordre aux créatures dans l’ombre de repartir. Les bruits diminuèrent jusqu’à stopper entièrement. Il s’avança lentement, d’un pas sûr.
-Très impressionnant Keltal. Mais tu ne lui arrives pas à la cheville. Sa puissance te détruira. Et tu es seul.
L’humain dégaina son épée et s’élança. Un sourire se dessina sur les lèvres du paladin. Il chargea à son tour. L’acier se rencontra dans une gerbe d’étincelle et dans un fracas métallique. Ils restèrent quelques secondes à se regarder dans les yeux, lame contre lame.
-Je ressens la peur en toi, paladin. La lumière t’aurait-elle abandonnée ?
La guerre psychologique. Voila quel était le style de combat de Maxwell. L’elfe brisa le contact et attaqua à nouveau. Le chevalier de la mort contrait coup sur coup, dans une chorégraphie parfaite. Il esquivait et parait avec une grâce rare. Les lames se croisèrent à nouveau. Les deux combattant mettaient toute leur force dans l’affrontement. Les visages étaient quasiment collé l’un à l’autre.
-Tu es venu seul dans cette forteresse. Tu penses vraiment pouvoir vaincre les légions du fléau seul ? Et terrasser son redoutable maître avec ta seule puissance ? Haha !
Keltal repoussa une nouvelle fois Maxwell. La colère se lisait sur le visage du paladin. L’humain lui parlait avec une telle arrogance, et affichait un tel mépris envers sa cause et sa vie…Il chargea, frappant avec fureur. Ses coups se faisaient plus puissants mais moins précis, conduit seulement par la haine. Il s’essoufflait, frappant dans le vide. Le chevalier regardait son ennemi avec un sourire confiant. Il ne montrait pas une once de fatigue.
« Calme toi. Tu entres dans son jeu. Ne le laisse pas prendre le contrôle du combat. »
-Alors, on fatigue ? Tu es si faible, si arrogant.
Alors que Maxwell parlait, ses yeux devinrent rouges. Keltal fut prit d’un énorme mal de crâne. Il n’entendait plus ses propres pensées. Il prit sa tête dans ses mains, lâchant son épée. Il souffrait.
-Le roi liche est tout puissant. Tu n’as aucune chance. Soumets-toi. Tu n’arriveras à …
« Résiste ! Ne l’écoute pas ! »

Le paladin se concentra sur cette pensée, oubliant ce qui l’entourait. Ses yeux étaient fermés. Pourtant, quand le chevalier de la mort avança vers lui, il le vit très clairement. Cette aura noire au milieu des ténèbres et qui se rapprochait, entrant dans la lumière entourant le paladin. Keltal se mit à genou, s’approchant de son épée. Les choses étaient clairs pour lui. Il voyait tout ce qui se passait autour de lui malgré ses yeux fermés. Maxwell était juste au dessus de lui. Il affichait un sourire confiant. Il était persuadé que la victoire lui était acquise. Il leva son épée au dessus de sa tête, prêt pour le coup de grâce. En l’espace d’une seconde, tout bascula. Keltal ouvrit les yeux. Sa main se referma sur la garde de son arme. Il se redressa et transperça son ennemi. Sa lame pénétra la chair au niveau du torse du chevalier et ressortit de l’autre coté.
L’humain posa son regard hébété sur Keltal. Il avait perdu le combat à l’épée et le combat psychologique. Ses bras étaient ankylosés. Il lâcha son arme qui tomba lourdement sur le sol. Ses genoux lâchèrent.
-Ta puissance est réelle, paladin. Mais il te surpasse en tout point.
Les yeux de l’humain tournèrent dans leurs orbites. Il s’allongea sur le sol, mort.


Des sons en échos attirèrent l’attention de Keltal. Quelqu’un applaudissait.
-Impressionnant.
Cette voix résonnante et caverneuse..Il ne pouvait s’agir que de lui. L’elfe se retourna. Le roi liche avançait vers lui.
-Cela veut dire que c’était une épreuve ?
-Oui. De plus en plus impressionnant.
-Je ne suis pas ton pantin.
-C’est pour toi que je suis ici.
- ça tombe bien, c’est toi que je viens pourfendre !
Le roi liche dégaina son épée.
- Viens.
Le paladin attrapa son arme à deux mains et se dirigea en courant vers son ennemi. Ce dernier fit un pas de coté, esquivant l’attaque sans peine. L’elfe s’arrêta et fit face au roi liche. Il était encore affaibli par son précédent combat. Une goutte se sueur roula sur sa joue. Les adversaires frappèrent en même temps. Les lames se croisèrent. Ils se regardèrent dans les yeux, aucun des deux ne voulant reculer. Arthas brisa le contact d’un coup et envoya de la main gauche une boule d’ombre qui frappa le paladin de plein fouet. L’elfe fit un vol plané sous le choc avant de retomber lourdement au sol. Le roi liche se rua sur lui et donna des coups d’épée à la verticale, de plus en plus puissants. Keltal mit sa lame à l’horizontal, parant tant bien que mal chaque coup. Arthas fit un moulinet et désarma le paladin.
-Tu es à moi !
La main du roi liche se referma sur la gorge de l’elfe. Il le souleva du sol. Keltal se débattit, sans succès. La prise de son ennemi était ferme. Il commençait à étouffer. Était-ce la fin ? Non ! Il ne pouvait pas s’avouer vaincu. Il devait se ressaisir. Ses yeux se mirent à luire plus fort qu’auparavant. Son corps s’entoura de lumière. Le hall s’illumina. Arthas poussa un cri de rage et lâche le paladin. Sa main fumait au contact de la lumière. La pièce devint entièrement blanche.
-Ce…n‘est pas….terminé !
Tout disparut. »


-Ah !
L’elfe se réveilla en sursaut. Son corps était en sueur. Il se massa délicatement le crâne puis se releva avec difficulté. N’était-ce qu’un rêve ? Ou était-il ? Que faisait-il ici ?
-Ouran ?
La conscience résidant dans l’elfe se réveilla à son tour.
-Tout va bien ?
- « Que nous est-il arrivé ? »
-J’espérais que tu pourrais me renseigner. A première vue…
Le paladin regarda autour de lui et reconnu rapidement les arbres de la région des bois des chants éternels.
-Je dirais que nous sommes chez moi. Étrangement, la seule chose dont je me souvienne, c’est d’un combat contre le roi liche et ses séides…
- « Je n’en ai pas le souvenir pour ma part…. »
« Alors, ça n’était réellement qu’un rêve ? »
Un objet brillant attira le regard du paladin. Il se baissa et ramassa une seringue vide.
-Qu'est-ce que c’est…



« Keltal se débattait. Il était maintenue par des morts vivants sur une chaise,, attachés par de grosses sangles.
-Lâchez-moi ! Que faites-vous ?!
Un mort vivant muni d’une seringue pleine s’approcha de lui en souriant d’un air malsain. Son regard quelque louchant était concentré sur le liquide étrange contenue dans la seringue.
-Cessez de vous débattre paladin. Vous devriez être honoré. Vous êtes celui que nous avons choisi.
L’elfe mit un coup de tête dans le ventre du mort vivant le plus proche qui recula sous le choc sans plus de mal. Ce dernier se rapprocha et frappa le paladin avec violence. Le docteur, toujours muni de sa seringue, la planta dans le cou du paladin, hébété par le coup. Le liquide pénétra sa chair et coule dans son sang. Sa vision devint trouble. Quel était ce produit ?
Il s’endormit. »

Le paladin poussa un cri de douleur et mit ses mains sur son crâne. Un horrible souvenir lui était revenu en flash. Avait-il été la cible de mort vivant complètement fous ? Ou était-ce comme le combat contre le roi liche, un simple rêve sortit de son esprit ? Mais que lui arrivait-il…Il se redressa et commença à fouiller la zone.


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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Mer 15 Juin 2011, 13:46

Chapitre 9 : Ingénierie Gnome.




Ils marchaient en silence, sans rien dire. Il n’y avait rien à dire, ils savaient ce qui devait être fait et la tâche n’était pas aisée. Seul le bruit de la neige crissant sous leurs pieds venait briser le silence. Au loin, ils apercevaient la magnifique Forgefer, cité des nains, creusée à même la montagne. Mais la route était encore longue. L’humain de la troupe fit signe de s’arrêter. Des cris s’élevaient dans la montagne, des bruits d’explosions également. Ils se cachèrent derrière un tronc couché dans la neige. Sous leurs yeux, un nain passa en courant, comme si il fuyait la mort elle-même. Certains membres de l’escouade voulurent se lever pour l’aider, mais l’humain leur fit signe de rester à terre.
Une ombre recouvrit le nain. Ce dernier se retourna pour voir ce qui cachait le soleil et trébucha au sol.
-Par la barbe de … !
Un démon lui tomba dessus et planta sa lame dans la gorge du nain. Il se releva en riant et retourna vers ses congénères.
- ..C’est horrible…
L’humain chuchotait à ses compagnons.
- Bon…On n’a pas le choix…
Il se tourna vers l’un des nains.
- Durnol, tu es le plus rapide, tu vas courir vers Forgefer. Nous, nous allons retenir l’attention des démons pour te permettre de fuir.
Durnol s’exclama.
- Pas question ! Je ne vous laisse pas ici, seuls face à ses créatures !
Les autres nains se mirent à hausser le ton d’un air désapprobateur envers l’humain.
- Non mais ça va pas ! C’est la mort assurée !
- On a qu’à tous fuir et laisser le destin décider de qui survivra !
- Il est hors de question que je fasse une telle chose !
Ils criaient presque maintenant. Des bruits autour d’eux leur indiquèrent qu’ils étaient repérés. L’humain reprit la parole.
- On a pas le choix ! Sinon on va tous mourir ! C’est parti !
Il se leva d’un bond et sortit de derrière le tronc. Il prit une dague à sa ceinture et la lança entre les deux yeux du démon le plus proche. La créature tomba au sol dans un bruit sec. Aussitôt, une troupe de la légion ardente se dirigea sur lui. Les nains le rejoignirent. Durnol regarda ses compagnons.
- Va t-en ! Et vous, montrons-leur ce qu’on a dans le ventre ! Pour l’Alliance !
Les nains crièrent en cœur avec lui.
- Pour l’Alliance !
Durnol se retourna et se mit à courir vers Forgefer. Il savait que dans son dos, ses compagnons se dirigeaient, armes au poing, vers les démons et qu’aucun ne survivrait. Il accéléra l’allure pour combattre l’envie de les rejoindre ou tout simplement de se retourner.


Ils courraient vers la troupe de démons, bien décidé à combattre jusqu’au bout. Les créatures de cauchemar les regardèrent en riant. Ils exultaient à l’idée de massacrer d’autres mortels. Très vite, d’autres démons rejoignirent la troupe et l’armée de la légion ardente se reforma. Ils se mirent à courir à leur tour vers les éclaireurs. Le sol tremblait sous leurs pas. Les mortels continuaient d'avancer, ils étaient déterminés, L'armée démoniaque piétina le bataillon sans ralentir, Les coups des démons découpèrent les nains et l'humain, Pas un ne survécut,


Des cris de douleur s’élevèrent dans la montagne, créant de petites chutes de neige. Durnol savait ce que cela signifiait. Ses compagnons étaient tous morts, et lui continuait de fuir. Il se haïssait. Il entendait son cœur battre à ses tempes, son souffle était court. Il souffrait de la fatigue, de la honte. Mais il ne s’arrêta pas. La montagne se rapprochait de plus en plus. Il pouvait déjà apercevoir les montée de fumée provenant des feux proches de la cité. Bientôt il serait à Forgefer. Mais les démons étaient proches, ils devraient évacuer au plus vite.




Des cors au son inaudible pour les créatures autres que les nains résonnèrent à travers la montagne. Des feux d’appel furent allumés tout autour de la très grande cité de Forgefer. Les gardes se mettaient en place près de la porte principale de la ville, accueillant les réfugiés des cités voisines.
-Allez, dépêchez-vous ! Les portes vont bientôt se fermer !
D’autres soldats plaçaient des explosifs sur les portes massives en métal, préparant un baroud d’honneur.
Sur le toit de la cité, la population s’activait. Les ingénieurs gnomes étaient penchés sur leurs créations, les gyrocptères, des sortes d’avions et d’hélicoptère de combat.
- Ils sont prêt ?
L’ingénieur en chef farfouillait dans le moteur d’un des engins. Il releva la tête. Il portait de grosses lunettes techologique lui permettant de faire des calculs rapides. Il avait l’air quelque peu loufoque.
-Presque presque….
Il continua tout bas et baissa la tête à nouveau.
-Si je convertis la valeur associé du moteur hydraulique quadrilaire avec celle de l’hélice dorsale….
- On peut évacuer oui ou non ?!
Le gnome releva la tête.
-Oui ! Il y a vingt pour cent de chances de crash, c’est entièrement acceptable ! En route !
- Vin…vingt pour cent ?… Hum bon…Allons-y…
L’évacuation démarra. La population se groupait autour des machines, complètement paniqués. Les gardes tentaient de maintenir un semblant d’ordre.



- C’étaient les derniers ? Il n’y en a pas d’autre ?!
L’un des soldats à l’extérieur de la ville regarda au loin. Sur sa gauche, il aperçut les feux venant des villes en flammes, détruites par les démons. A sa droite, il n’y avait plus personne.
-Non ! C’est bon !
Il se rapprocha du petit groupe qui s’occupait de piéger l’extérieur de la ville.
-Vous avez fini ?
-Presque ! Encore une ou deux minutes !
-On a pas une minute ! Vous finissez ce piège et on rentre !
Le sol commença à trembler. Au loin, un nuage de poussière et de neige avançait vers la cité.
-Les démons…Stoppez tout ! On rentre ! Fermez les portes !



La naine courait, protégeant son enfant comme elle pouvait en le blottissant contre elle. Les démons la poursuivaient et ne lui accordait aucun répit. Mais la cité des nains étaient devant elle. Elle hurla, appelant à l’aide sans s’arrêter. Elle entendit le bruit caractéristique du métal se refermant. Les portes de la cité étaient verrouillés.
-Non….aidez moi…mon enfant…
Le naine chuta, exténuée, protégeant toujours son enfant de son corps. L’armée de la légion se rapprochait toujours plus. Les démons ralentirent un peu. Ils s’approchèrent de la femme.
-Pitié…mon enfant…
Des larmes roulèrent sur les joues de la femme. Elle blotti son enfant contre elle. Ils éclatèrent de rire et la transpercèrent de leurs armes. Ils se remirent en route et piétinèrent son corps ainsi que celui de son enfant. La cruauté des démons n’avait pas de limite.



L’ingénieur gnome monta dans l’appareil.
-Attachez vos ceintures !
Les petit groupe dans son engin ne parlait pas. A première vue, ils semblaient déprimés par cette attaque. Pourtant, le gnome trouvait cela plutôt excitant. Une occasion de tester les machines, c’était inouïe.
-Bon, on va la baptiser…
Des cris s’élevèrent derrière lui.
-Baptiser ? Elle n’a jamais volé ?…
-Non. C’est excitant n’est-ce pas ! C’est parti !
L’ingénieur actionna un bouton. La machine se mit à trembler. L’hélice dorsale se déplia et se mit à tourner.
Le gnome exultait.
- Ça marche ! Ça marche !
Le gyrocoptère fut prit de violentes secousses. La machine décolla de quelques centimètres. La trappe cachant le moteur se détacha et il tomba au sol puis explosa. La machine retomba lourdement et l’hélice se brisa. Une épaisse fumée sortait de la machine.
Le gnome s’exclama en toussant.
-Formidable ! Dommage que ça n’ait pas tenu plus longtemps !
Les passagers descendirent, encore plus paniqués qu’avant. Les regards se tournaient vers le gyrocoptère détruit. A ce moment là, d’autre machines se mettaient en route et s’envolaient sans encombres. Pourtant, personne n’était rassuré et tous aurait voulu un bon zepellin gobelin. Les gnomes de leur coté étaient ravis et parlaient entre eux.
-T’as vu ça ? Ma première machine qui explose entre mes mains ! Quel grand jour !
- T’es un vrai gnome maintenant félicitation !
L’évacuation continuait.



Dans la cité, le roi Magni rejoignit ses troupes.
-Les tunnels sont dégagés ?
-Oui mon roi.
-Comment se passe l’évacuation ?
-Des petits incidents…l’ingénierie gnome mon roi… Mais sinon, plusieurs engins sont déjà partis.
- Nos machines de sièges sont en état ?
- Nous n’en avons que trois disponibles.
- Seulement trois ?! Humpf…Il faudra faire avec…Le couloir est piégé ?
- Oui. La porte d’entrée aussi. Et le chemin menant à la cité également.
-Parfait… Des nouvelles de nos alliés ?
- Aucune. Seul l’éclaireur de Menethil est venu. Mais Hurlevent serait détruite…
-Bon.. Il nous faudra rallier Kalimdor…Les bateaux sont prêt sur la cote ?
-Oui.
-Bien.
Le roi rejoignit ses soldats et se plaça face à eux.
- Valeureux soldats de Forgefer ! Frères d’armes ! Écoutez moi ! L’évacuation bat son plein. Nous devons retenir les démons le plus longtemps possible. L’heure n’est pas à l’héroïsme. Aussi, en cas d’ordre de retrait voir de fuite, vous vous exécutez de suite ! Nous risquons aujourd’hui l’extermination ! Mais nous montrerons à la légion la ténacité des nains ! Nous combattrons ! Retenez les aussi longtemps que possible ! Pour Khaz’modan !
Les nains levèrent leurs armes et hurlèrent de joie face à l’appel de leur roi.
L’ivresse fut de courte durée. Le sol trembla à nouveau. Les démons se rapprochaient. Le roi Magni s’adressa à son conseiller.
-Part. Rends-toi sur le toit et demande aux gardes de refermer. Maintenant !
Le conseiller parti en trombe. Le roi se retourna vers ses soldats.
- Aux armes soldats ! Tous à vos postes !
Aucun soldat ne bougea. Ils semblaient tous attendre quelque chose.
Le roi poussa un long soupir.
-Une bière par mort !
Des cris de protestation s’élevèrent parmi l’armée.
-Okok ! Deux bières par mort !
Ils crièrent à nouveau de joie et se mirent à leur poste.
Des bruits sourds résonnèrent dans le couloir. Les nains mirent leurs fusils face à la porte centrale et attendirent, anxieux. Les trois machines de siège s’avancèrent au milieu du couloir et formèrent un barrage. Ils attendirent.






Les démons montaient le long de la montagne, pour accéder à l’entrée de la ville. Tout au long des murailles de la cité, des meurtrières laissaient tomber des litres de plomb fondu. Les nains faisaient fonctionner leurs pétoires et arrosaient les démons de balles. L’armée de la légion montaient toujours, mais ralentissaient l’allure. Plusieurs démons chutèrent sous les inondations de plomb fondu et sous les coups de fusils. Les nains retardaient autant que possible leurs ennemis. Soudainement, le ciel s’embrasa. Des météores percèrent les nuages et s’écrasèrent contre les murailles de la cité, provoquant des éboulements. Les infernos tombèrent avec les morceaux de rochers. Les explosions avaient bouchés un bon nombre de meurtrières, permettant aux démons de reprendre leur ascension. Les créatures en feu sortirent des éboulis et rejoignirent l’armée. La légion ardente atteignit la porte de la ville. En avançant, les démons déclenchèrent les mines. De fortes explosions retentirent, réduisant les créatures en charpies. L'armée se regroupa et reprit son avancée. De nouvelles mines explosèrent sous leur pas, détruisant l’avant-garde.

Ratilnept fit stopper ses troupes. Il claqua son puissant fouet sur le sol devant l’armée à plusieurs reprises. Les mines cachés sortirent du sol et explosèrent, ne causant aucun dommage aux démons. Le lieutenant sourit, sa face de crapaud se transformant en un rictus hideux.
-A l’attaque !
L’armée se remit en route et se précipita vers la porte.



Les explosions se firent plus forte, faisant trembler la cité entière, puis plus aucun bruit.
Un cri s’éleva de l’extérieur de la cité, ténu, mais compréhensible.
-A l’attaque !
Les nains se tinrent prêt. Les démons commencèrent à cogner contre la grande porte pour la détruire.
Les nains prirent leur respiration. La bataille allait débuter. La cité tremblait légèrement. Tout était en place. La porte commença à se fissurer. Le métal commença à rougeoyer. La température dans le couloir grimpa en flèche. Les explosifs collés contre la porte explosèrent au contact du métal brûlant. Le souffle de l’explosion souleva un énorme nuage de poussière. Des formes sombres se dessinèrent dans la fumée. Les nains firent cracher leur fusils. La poussière retomba, la fumée se dissipa et les démons passèrent à l’attaque sous le feu nourrit des nains. Un grand nombre de créatures démoniaques tomba au sol, le corps criblé d'impact de balles,



Sur le toit de la cité de Forgefer, les gyrocoptères continuaient d’emmener la population au loin. D’autres machines avaient explosé sans faire de victime. La cité était secoué de tremblement. Les secousses et les bruits sourds causèrent de légères chutes de neige. Les gardes déblayèrent les pistes de décollage et les machines pour leur permettre de prendre leur envol. Tous sentaient que la bataille avait commencé et que le temps était compté.



Les engins de sièges crachaient des flammes qui brûlaient les démons. Les nains faisaient pleuvoir les balles, tuant leurs ennemis. Le roi Magni utilisait sa carabine également, tirant de gros plombs sur les démons. Le soldat à sa droite se mit à tousser, puis cracha une bouillie rouge. Il tomba à genou. Sa peau commença à couler le long de son corps, dévoilant ses os. Le nain prit feu et succomba. D’autres soldats moururent de la même façon quelques secondes après. Les éredars usaient de leurs sorts démoniaque sur les forces naines.
- Repoussez-les !
Le premier engin de siège disparut dans une explosion chaotique qui détruisit le second engin en même temps. Les démons passèrent a coté du troisième et commencèrent à enfoncer les forces naines. Ils dégainèrent leurs épées et commencèrent à combattre les démons. Ratilnept claqua son fouet dans les airs. Les démons prirent une position défensive, tel un mur impénétrable et avancèrent plus lentement malgré l’excitation qu’ils montraient, dû au combat. Les nains se mirent à leur tour en position défensive, plaçant leur bouclier devant eux pour bloquer les coups. Mais rien ne venait. Les démons ne bougeaient plus. Les nains attendirent, anxieux. Ils soufflaient peu rassuré et baissèrent un peu leur garde. D’un coup, le fouet claqua et les démons brisèrent les rangs. Ils massacrèrent les mortels les plus proche. Les éredars relancèrent leurs sorts d’ombre, formant des boules d’énergies. Elle explosèrent contre les murs, déstabilisant les défenses naines. Les démons continuèrent à avancer en découpant les soldats nains ou en les écrasant. Les démons qui tombaient au combat se comptait par dizaine, mais la légion ardente ne diminua pas en puissance. Les créatures démoniaques écrasèrent sans remords les corps de leur congénères et continuèrent.
- Retraite !
Les soldats reculèrent, perdant encore nombre des leurs. L’avancée des démons semblait maintenant impossible à arrêter. Nombre de combattant tombèrent sous les coups des démons pendant la retraite.
-Verrouillez la salle !
Les nains refermèrent les portes et les bloquèrent, plaçant des meubles devant. Les retardataires frappèrent à la porte.
-Laissez nous entrer ! Ils ne sont pas encore là ! Ouvrez !!
Le roi Magni regarda ses soldats.
-C’est trop tard…on ne peut rien….bloquez moi ces portes !
-Non !! Aidez nous !!
Des cris de douleur résonnèrent dans le couloir. Les démons commencèrent à frapper contre les portes pour les détruire. Elles tremblèrent, puis ce fut le calme absolu. Le temps semblait s’être figé. Les nains ne bougeaient plus, respirant lentement. Un cri retentit dans la cité.
-Évacuation terminée ! Le dernier gyrocoptère décolle !
- Bon, compagnons, il est temps pour nous de f…
Les murs proche des portes explosèrent. Les démons pénétrèrent dans la pièce barricadé comme un essaim d’insecte.
-Fuir ! Fuyez !
Les nains combattirent les démons a proximité tout en reculant. Les éredars se remirent à lancer leurs sorts et tuèrent de nombreux soldats. L’armée naine brisa sa cohésion et se mit à fuire en tout hâte. Les nains prirent les différents tunnels partout dans la cité. Les conduits étaient petits et étroits. Ils ne permettaient qu’aux nains et gnomes de passer. Rapidement, la cité fut aux mains des démons. Ils déchainèrent leur frustration sur les différentes constructions de la ville,


Une heure après, la cité de Forgefer était en proie aux flammes. Des morceaux de murailles s’étaient effondrés sous les coups des démons. Le roi Magni barbe de bronze et ses soldats sortirent de leur tunnel, à l’extrémité des montagnes de Dun morogh. Leurs regards étaient tournés vers leur cité aux loin. Des larmes coulèrent sur les joues de certains. La cité millénaire, fierté des nains, n’était plus.
-Soldats, je suis fier de vous. En avant, nous devons rejoindre Kalimdor à présent.
Le roi cacha sa tristesse et conduisit ses troupes vers les cotes proche.

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Linaehwen
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Jeu 16 Juin 2011, 11:45

Bon bha manque plus que le chapitre 10 et le spin off de Linaehwen. xD
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Aëthu
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Jeu 16 Juin 2011, 11:54

(du coup j'ai tout reposé sur un document texte et remis en forme... Si tu as besoin d'avis ou de soulever quelques fautes de frappes... je suis là !)
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Lühanne
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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Jeu 16 Juin 2011, 13:03

( Euh, merci Aethu, mais je ne le retravaillerai pas Smile )



Chapitre 10 : Trahison.



Deux jours après la destruction de Forgefer, dans les sous sol de Loaderon, désormais capitale des réprouvés, rebaptisé Fossoyeuse. Varimathras marchait de long en large dans les labos des apothicaires. Le démon à la peau violette, munis d’ailes, était nerveux. Son regard, d’habitude dur et snob, était paniqué. Sa barbe mal rasée apportait au tableau un air pitoyable. La légion ardente avait posée pied sur Azeroth, il le sentait. Il ne ce faisait aucune illusion, Sylvannas serait anéantis, et il ne comptait pas la défendre. Mais comment faire de son coté pour survivre ?
Le Nathrezim prit un flacon contenant un liquide vert volatile.
-Tout ça pour rien…La peste n’est pas utilisable… Putrecsin !
Le réprouvé sortit de l’ombre et arriva vers le démon. A part ses doigts ressemblant à des griffes, on ne voyait rien du mort vivant. Son corps était caché sous une robe au teint vert foncé portant sur le noir, et sa tête, recouverte d’un masque hideux.
- Oui ?
Le démon prenait un ton impérieux, mais ne semblait aucunement mettre le réprouvé mal à l’aise.
-La peste en est où ?
-Trop peu d’éléments…La perte de contact avec le Northrend et nos apothicaires envoyés sur place nous a mit au point mort pratiquement. Même si récemment, nous avons refait des progrès, elle ne provoquera guère plus qu’une petite toux…
Le Nathrezim grognait de rage. Sa patience arrivait à bout. Il était temps pour lui de penser à un plan de sortie. Le démon quitta la salle, laissant le réprouvé seul. Ce dernier continuait de parler comme si son interlocuteur était toujours là.
-Une simple petite toux qui pourrait devenir plus, tellement plus…
Putrecsin s’approcha d’une porte qu’il ouvrit : De l’autre coté, des dizaines de cages retenant aussi bien des membres de la horde que de l’alliance. A la vue du réprouvé, ils se mirent à hurler, exigeant leur libération. Des ustensiles tel des couteaux, des crochets ou des haches, couverts de sang séché, étaient accrochés sur les murs.
-Allons allons…C’est la chance de votre vie mes amis. Participer à une telle expérience…
Putrecsin resta à la porte de la pièce et mit une protection contre les émissions de gaz sur son masque. Il envoya la fiole dans la salle et la referma rapidement. Les cobayes du réprouvés inhalèrent le produit. Très rapidement, ils se contorsionnèrent et se mirent à tousser. Des cris de douleurs s’élevèrent suivis de bruits de chute. Après quelques minutes, le réprouvé rouvrit la porte.
-Intéressant…
Tous les prisonniers étaient allongés sur le sol froid de leur cages. Ils toussaient fortement, crachant du sang. Leurs yeux n’étaient plus que deux cratères fumant. Certains prisonniers ne bougeaient plus, morts, probablement à cause de la douleur. Les survivants émettaient de petits cris plaintifs accentués de pleurs.
- Mais la petite toux peut être très dangereuse…
Putrecsin claqua la porte et partit en éructant de joie, son rire résonnant à travers les labos désert.


La ville portuaire de Theramore, dirigée par Jaina Proudmoore, était calme et paisible. Les habitants vaquaient à leurs occupations sans se doute un seul instant de la terrible ombre ayant frappé Azeroth. Le soleil, haut dans le ciel, annonçait le repas de midi. La cloche de la cité se mit à sonner à de nombreuses reprises, activé par les gardes. La mage, Jaina Proudmoore, sortit de sa tour et se précipita vers les gardes postés sur les murailles face à l’océan.
-Capitaine, que se passe t-il ?
- Il y a des bateaux au loin. Je crois que vous devriez venir voir.
Elle monta les marches pour rejoindre ses hommes et prit la longue vue qu’on lui tendait. Le capitaine s’approcha d’elle et lui parla.
-Il me semble avoir reconnu le drapeau de Menethil, mais à cette distance, impossible de savoir.
L’humaine regardait sans parler. Au bout de quelques secondes elle s’adressa au capitaine.
-Effectivement, c’est bien la flotte de Menethil qui arrive..Restez sur vos gardes, sait-on jamais. Préparez un comité d’accueil, comme pour un chef d’état.
-Oui Madame !
Pourquoi le régent de Menethil amenait sa flotte à Theramore ? Et sans s’annoncer ? Jaina se posait beaucoup de question sur ce débarquement, mais elle serait prête à recevoir un ami ..Ou affronter un ennemi et défendre les siens.



- Ma reine.
Varimathras s’approcha de Sylvannas et s’inclina humblement. Intérieurement, il aurait voulu la tuer. Mais il était moins puissant qu’elle, il le savait.
-Nous avons perdu contact avec Hautebrande. Que se passe t-il ?
« La légion arrive et te tueras pauvre sotte. »
-Je ne sais pas ma reine. Je vais me renseigner.
La cité fut prise de légères secousses. Un bruit semblable au tonnerre résonna au loin. Des cris inhumains vinrent ponctuer le tout.
Le démon se releva subitement et se mit à chuchoter pour lui-même.
- Ils arrivent…
La reine Banshee Sylvannas se retourna pour faire face au Nathrezim.
- Pardon?
Les forces royales réprouvés arrivèrent dans la salle avant que le démon ne réponde.
-Dame noire. Putrecsin fait du grabuge dans les laboratoires.
Varimathras s’énerva.
-Quoi ?!
Le démon prit les devants et sortit de la pièce en tout hâte, talonné par Sylvannas et les gardes royaux.


Dans les égouts de Fossoyeuse, les gardes étaient sur le qui-vive. Les secousses ressenties plus tôt se rapprochaient et devenaient plus fortes. Ils s’approchèrent de la sortie des tuyaux pour les clairières de Tirisflal. Tout se calma d’un coup, plus un bruit, plus une secousse. Les gardes sortirent à l’air libre pour inspecter les alentours. A peine sortit de l’égout, le premier garde fut décapité. Des centaines de démons apparurent devant les morts vivants. Prit par surprise, ces derniers n’eurent pas le temps de réagir sous l’assaut. Les démons restèrent silencieux pendant le massacre. Un sourire mauvais était dessiné sur chaque créatures composant l’armée. Ils aimaient versé le sang et prendre des vies. Même si les morts vivants n’étaient plus des êtres vivants à part entière, il pouvait quand même mourir, et cela leur suffisait. Ils pénétrèrent dans l’égout et se mirent à courir en silence.


-Cette ville…est à moi , Sylvannas !
La Dame noire, ancienne ranger de Lune d’Argent dégaina son arc. Putrecsin tenait à la main des fioles de liquide vert volatiles. A ses pieds, de nombreux réprouvés étaient allongés, probablement morts.
-Vous savez ce que c’est ? Mais elle ne tue pas que le fléau ! Elle tue tout !
-Que fais-tu pauvre fou ?!
Varimathras s’avança vers le réprouvé avec colère. Ce dernier remua la fiole sous ses yeux. Le regard du démon montra la peur, il s’arrêta, incertain. Les corps aux pieds de l’apothicaire ne le rassurait pas.
La ville fut prise de nouvelles secousses bien plus fortes. Les bruits résonnant dans la cité donnait l’impression qu’un orage éclatait en son centre. De la poussière vola et se déposa un peu partout, tombant du plafond et des conduits qui l’ornait. Des gardes arrivèrent dans la salle, l’un d’entre eux hurla à la Dame noire.
- On nous attaque par les égouts !
Des cris d’alerte s’élevèrent un peu partout. Des hurlements de rire suivirent. Le son du métal contre le métal résonna dans la cité. Des batailles avaient commencé.
-Je vois que tes amis sont arrivés Varimathras.
Putrecsin riait devant le démon. Sylvannas tourna son regard froid sur son bras droit. Le Nathrezim regarda la ranger en haussant les épaules avec un air innocent.
« Cet imbécile va nous faire tuer…. »
Le mur derrière l’apothicaire explosa. Le souffle de l’explosion fit perdre l’équilibre aux personnes dans le laboratoire. Des fioles que Putrecsin tenait tombèrent au sol et le liquide se répandit. Des démons débarquèrent dans la salle d‘un peu partout. Les créatures venant du trou dans le mur tombèrent au sol en inhalant les vapeurs toxiques du produit. Ils se tenaient le ventre et toussaient. Un liquide vert, sûrement leur sang, commença à s’écouler par leur bouche.

Sylvannas se releva en toussant. Devant elle, Varimathras ricanait.
-C’est la mort ma reine.
Le démon la frappa dans le visage et l’envoya à l’autre bout de la pièce. Les gardes royaux étaient parti repousser l’armée venant d’arriver. La Banshee se releva et poussa un cri strident. Le Nathrezim se tint les oreilles en hurlant. Le cri lui perforait les tympans. Il ne pouvait plus rien faire, ni penser, ni bouger.
Sylvannas banda son arc et décocha une flèche qui fila droit sur le démon. Une nouvelle explosion secoua le laboratoire. La reine perdit l’équilibre et stoppa son cri. Son ennemi esquiva le flèche au dernier moment. Le projectile continua sur sa trajectoire.

-Même la terrible légion ardente agonise sous ma puissante peste ! Haha !
L’apothicaire lança une nouvelle fiole sur un groupe de démon à sa gauche. Un sifflement attira son attention. Il se retourna pour voir la flèche perforé l’air et venir se loger dans sa boite crânienne. Il tomba au sol, mort.
La reine reprit son équilibre et profita de la faiblesse temporaire de Varimathras pour décocher une nouvelle flèche. Le projectile lui fit une profonde entaille au niveau de la gorge. Il poussa un nouveau cri de douleur et posa une main sur la plaie. Des gardes se précipitèrent dans la salle pour rejoindre leur reine. La cité était secoué de terrible secousses. Des explosions se produisaient un peu partout.
-Dame noire ! Nous devons vous évacuer ! Les démons ne cessent d’avancer ! La moitié de la ville est détruite !
Varimathras ricanait comme un dément. Son sang coulait à travers ses doigts, mais il semblait s’en moquer.
-Ta ville va être détruite Sylvannas ! Et tu mourras avec !
Les forces réprouvés furent submergés. Un nombre incalculable de démon pénétra dans la salle par tout les cotés. Varimathras disparu au milieu d’eux. La Banshee tenta de le rattraper, la colère se lisait sur son visage. Elle hurla :
- Non !
Les gardes retinrent leur reine.
- Nous devons vous évacuer !
De nouvelles explosions retentirent dans la cité et le mur derrière eux trembla, puis s’écroula sur lui-même, découvrant une salle secrète rempli de cages et d’ustensiles. Des corps d’humanoïdes étaient sur le sol, tous morts. Au fond de la pièce, il y avait une porte.
-Par ici !
La reine suivit ses gardes et se mit à pousser des hurlements stridents pour retarder ses ennemis et donner l’ordre d’évacuation de la cité. Les érédars, lanceurs de sorts démoniaque, tentaient, en vain, de tuer les réprouvés avec leur sort. Mais la plupart des sortilèges qu’ils utilisaient étaient sans effet sur des corps mort.

Les forces réprouvés fuyaient devant la légion. Ils se séparèrent en petits groupes pour prendre les ascenseurs menant à la surface. Sylvannas et sa garde étaient déjà dans les ruines de Lordaeron .Les démons emboutirent une porte et détruisirent le système d’élévation d’un ascenseur. La plateforme s’arrêta puis se décrocha et retomba, écrasant les démons restés dessous. Les réprouvés survivants ressortirent du conduit. L’armée ennemie leur tomba dessus et les attaqua avec fureur. Le petit groupe les repoussa tant bien que mal, profitant de l’étroitesse du couloir. Mais toute leur bravoure ne suffit pas face à la force brute des démons qui finirent par les massacrer.

Sylvannas restait en arrière, entouré de ses gardes, pour s’assurer que son peuple ne se dispersait pas trop. Elle attrapa le bras d’un réprouvé et le tira hors de la cohue.
-Toi ! Tu vas prendre le cristal de téléportation pour Lune d’Argent ! Dis leur d’évacuer la cité et de partir pour Orgrimmar ! Tout de suite !
L’émissaire acquiesça et partit vers le cristal. Les démons brisèrent le sol et sortirent des égouts de la cité. Les réprouvés retardataire furent très vite découpés, tués, massacrés, par les créatures démoniaques. Sylvannas s’enfuit, suivi de ses gardes. Elle aperçut l’émissaire qui courrait vers le cristal. La reine Banshee bande son arc et tira une flèche sur le cristal tout en continuant sa route. Les démons détruisait les murs des ruines de Lordaeron. La ranger esquivait les débris qui lui tombait dessus. Certains gardes royaux se firent écrasés. Elle poussa un nouveau cri et détacha son regard du cristal.
« Pourvu qu’il arrive à temps… »

La flèche fendit l’air et se rapprocha du cristal. L’émissaire courait aussi vite que possible. Il fit un pas de coté pour éviter un morceau de rocher. Il trébucha et tomba devant le cristal. La flèche pénétra dans l’appareil au moment où il posa la main dessus. Le cristal explosa sous le choc. L’émissaire avait disparu.

Sylvannas se retourna et décocha une flèche sur un démon un peu trop près à son goût. La créature s’écroula au sol et fit trébucher les siens. La reine grimpa quatre à quatre les marches de la tour des zeppelins de la région. Les démons sorciers utilisèrent la magie impie et démoniaque pour disloquer la structure. Les gobelins regardèrent l’armée démoniaque s’approcher.
- On démarre !
- Notre reine n’et pas à bord !
- Si on attends, on meurt tous mon gars !
L’hélice de la machine commença à tourner. L’appareil se mit à avancer.
La tour était secouée de tremblements alors qu’elle tombait en ruine. Des morceaux de rochers se détachaient et détruisaient les escaliers. Des bout de tuiles se décrochaient du toit. Sylvannas sauta par-dessus le trou causé par un éboulis. Les fondations de l’architecture lâchèrent. La tour commença à tomber sur elle-même. La ranger sauta une nouvelle fois. Ses mains se refermèrent sur le bord du zeppelin en marche.
La construction s’écroula complètement. Les gardes royaux aidèrent leur reine à monter sur la machine gobeline. Elle souffla et posa son regard sur la cité. Son cœur, bien qu’il ne battait plus réellement depuis longtemps, venait de se déchirer. Tout ce qu’elle avait jamais eu et construit était à nouveau détruit. Elle cracha. Dans sa bouche, une sensation remontant à cinq ans lui revint : Un gout amère, celui de la défaite. Elle versa une larme.
Le zeppelin continua sa route et sortit de la région, passant au dessus de la mer séparant Kalimdor des royaumes de l’est.


Le régent de Menethil posa pied sur le ponton. Il s’approcha de Jaina et baisa sa main. La mage s’inclina respectueusement.
-Dame Jaina, quel honneur.
-C’est un honneur partagé régent. Puis-je savoir la raison d’une telle visite ?
Le nain poussa un long soupir alors que ses troupes déchargeait leur caisses et prenaient place dans le port. Il prit un ton sérieux et désolé.
-Malheureusement, ce n’est pas une visite de courtoisie Dame. Nous avons un énorme problème sur les bras.
- Qu’entendez vous par là ? Que c’est-il passé ?
Des gardes de Menethil accompagnèrent un homme devant la mage.
-Je vous présente le soldat Thomas. Rescapé d’Hurlevent.
Jaina ouvrit de gros yeux de surprise et bégaya.
-H-Hurlevent ? M-mais que c’est-il passé ?
- La légion ardente est arrivé sur Azeroth… Une si grande puissance…
Le soldat Thomas prit la parole.
-Hurlevent a été détruite en moins d’une heure. Nous n’avons rien pu faire. Ils nous ont écrasé.
-Et grâce au Lieutenant Thomas, nous avons pu évacuer à temps. Je ne pourrais juger de la même chose pour Forgefer..
L’humaine semblait dépassée. Elle secoua la tête et se reprit.
- En ce cas, il nous faut préparer la défense. Nous devons repousser la légion !
-Nous ne sommes plus assez nombreux.
Des gardes de Theramore accoururent vers le trio.
-Demoiselle Proudmoore ! Des gardes d’Hurlevent ont accostés dans les environs. Ils sont à l’entrée de la ville.
-Par la barbe des titans ! Il y a des survivants ?! Magnifique !
-Capitaine, laissez les venir et se reposer. J’aimerais voir le roi Wrynn.
-Il n’est pas avec eux Dame.
La mage commençait à perdre pied, à déprimer. Tout était-il fini ? Elle regarda ses soldats.
-Seigneur..Bon…alors..nous..
Le régent posa une main amicale dans le dos de l’humaine et lui sourit pour la rassurer. Elle poussa un soupir et reprit un peu d’assurance.
-Capitaine. Préparez l’évacuation. Laissez les soldats de Menethil et d’Hurlevent se reposer. Envoyez un émissaire à Darnassus immédiatement. Nous partons pour Teldrassil demain matin. Que nous soyons prêt.
-Bien Madame !
Le capitaine salua avec respect et s’éloigna.
Jaina, le régent et le soldat Thomas continuèrent de parler de l’avancée de la légion. Les soldats d’Hurlevent et de Menethil prirent place dans la ville pour se reposer. Les gardes de Theramore s’activèrent, l’alarme résonna dans la ville. L’évacuation commença.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Jeu 16 Juin 2011, 13:05

Chapitre 11 : Le dernier gardien



Sargeras parcourait Azeroth depuis les cieux. Le vent soufflait à ses oreilles. Pourtant, il entendait très clairement cette voix au fond de lui, telle une pensée et qui le hantait.
« La tour du gardien…Medivh…Prenez…l’objet ! »
Le titan se posa avec fracas sur une terre désolée, créant des fissures et des secousses. Le soleil semblait fuir la région en proie aux corbeaux. Les chaines de montagnes parsemant la région la rendait difficilement praticable, dessinant une route assez étroite. Au loin siégeait la tour du dernier gardien, Medivh, solitaire. Le démon ressentait toute la magie contenue en ce lieu.
- Comment ais-je pu oublier….
Il s’avança, faisant trembler le sol. Les secousses qu’il provoquait créaient des éboulis, détachant des pans de rochers des montagnes environnantes. Il continua d’avancer malgré les maisons en ruines devant lui, les écrasant sans se préoccuper des esprits hantant le lieu.
Il tendit la main vers le bâtiment.

Une tempête d’énergie se déchaîna levant des quantités de poussières. Des éclairs bleus, blancs et rouges tournoyaient en son centre et créèrent comme un bouclier, repoussant la main du démon. Les énergies se rejoignirent en un point, au sol. Au centre de cette tornade, une silhouette se matérialisa. Un pied apparut, suivi d‘une main tenant un bâton à la verticale. Après quelques secondes, un homme se dressa devant la tour. Les énergies et la tempête s‘estompèrent. Une longue cape virevoltait doucement derrière l’arrivant, au gré du vent. L’inconnu portait une capuche cachant ses cheveux mais dévoilant son visage. Il avait une barbe grise. Son regard était calme et serein. On sentait dans ses traits une grande sagesse.
Sargeras détailla l’homme sans bouger.
- Ce que renferme cette tour ne t’appartient pas. Vas t-en démon.
Pendant une seconde, la surprise se lut sur le visage du titan. Il éclata de rire.
-Pitoyable mortel ! Je passerai sur ton cadavre !
La main du titan déchu s’abattit sur l’inconnu et l‘écrasa. Un nuage de poussière se souleva. Sargeras retira sa main, l’air satisfait. Le nuage se dissipa. Le regard de l’ancien titan s’attarda sur la trace de sa main dans le sol et il devint incertain.
-Tu es trop prévisible.
Le démon se retourna pour faire face à son ennemi, indemne.
-Qui es-tu ?
L’homme releva la tête et regarda le chef de la légion ardente droit dans les yeux.
- Pendant des années tu as grandi en moi pour finir par me contrôler et faire venir les orcs sur Azeroth. Mon disciple et ses amis nous ont tué, libérant ainsi mon âme et mon esprit de ton emprise. Je suis Medivh, le dernier gardien !

Sargeras plissa les yeux. Il bouillonnait de rage.
-Je vais terminer le travail commencé par tes amis !
Le titan fit un bond en direction du mage. L’humain esquiva les pieds de son ennemi de justesse, manquant de se faire aplatir. Le sol trembla sous le choc, la terre se craquela, des bout de roches s‘extirpèrent du sol.
L’homme perdit l’équilibre et vacilla un instant.
-Meurs !
Le démon retenta de porter un coup direct au mage. Celui-ci disparut avant d’être touché. Sargeras chercha du regard son adversaire. Une boule de feu apparut devant ses yeux et explosa en le percutant.
Il hurla de rage en perdant son équilibre sous le choc et la surprise.
Le mage continua de lancer ses sortilèges, tournant autour du titan déchu. Il ne lui laissait pas une seconde de répit.
-Assez !
Le démon libéra une onde de choc magique qui balaya les alentours. Le mage fut propulsé au loin et se cogna contre une montagne. Sargeras concentra sa magie et la déchaîna sur l’homme. Le sol explosa sous la puissance. Les montagnes tremblèrent, provoquant de petits éboulis.
Le démon cessa ses attaques. La fumée se dissipa. L’humain se tenait debout, s‘appuyant sur son bâton. Il soufflait lentement.
-Ta …puissance magique…n’est plus aussi forte qu’avant, ancien titan….
-Tu oses misérable insecte…
-Oui, j’ose !
Les yeux de l’humain brillèrent d’un éclat jaune. Il planta son bâton dans le sol. La magie s’écoula dans le sol qui commença à se fissurer. L’énergie se dirigea vers le démon. La terre se craquela. Des morceaux de roches volèrent un peu partout. La fissure sous le démon explosa et le propulsa en arrière. Un épais brouillard envahit le champs de bataille. Le mage et le démon disparurent aux yeux l’un de l’autre.


- Arrête !
- Crache le morceau, et tout s’arrêtera.
Le mort vivant se contorsionnait, tentant de se soustraire à son bourreau. Son corps était solidement attaché à un arbre grâce à l’énergie impie. Le bois des chants éternels était d’un calme plat. Le soleil forçait doucement son passage sur la lune, éclairant la région.
Darkël, chevalier de la mort, regardait sa victime sans émotion. Ses yeux étaient d‘un éclat rouge terrifiant. Le prisonnier tentait de se soustraire à ce regard qui plongeait au fond de lui.
- Je n’ai rien à te dire !
- Alors nous allons reprendre.
L’elfe parlait calmement ce qui était très déstabilisant pour le mort vivant. Comment quelqu’un pouvait être aussi cruel sans montrer la moindre émotion ? Il restait neutre.
Le rouge dans les yeux du chevalier gagna en intensité.
Des images revinrent au mort vivant.


Le jeune humain courrait dans la plaine avec sa fiancée. Le soleil était chaud et réconfortant. Le ciel était d’un bleu turquoise magnifique, parsemé de rare nuages d’un blanc parfait : Une journée idéale. Ils s’allongèrent dans l’herbe et s’embrassèrent tendrement.
-Tu me rends fou…
La voix de l’homme était d’une grande douceur. Sa main caressait tendrement les joues de son amie. Elle lui souriait tendrement.
-Je t’aime…
Il lui sourit en retour et l’embrassa à nouveau. Du bout des doigts, il caressa le ventre de la jeune femme. Elle frissonnait doucement de plaisir, se laissant emporter par la magie du moment.
-J’ai des projets pour nous tu sais ?
-Ah oui ? Dis les moi.
Elle souriait. Son visage radieux faisait battre le cœur du jeune homme à chaque sourire.
- Je …
Il toussa un peu pour se reprendre.
- Je pense racheter et retaper la fermedes Colsons. Tu la connais non ? Ils vont la vendre. Ça sera pas mal spacieux pour commencer…
- Je trouve que c’est une bonne idée. Mais je n’ai jamais vu cette ferme non.
Ils s’embrassèrent à nouveau un long moment. Ils se relevèrent.
-Viens, allons la voir, elle n’est pas loin d’ici !
- Montre-moi.


Le mort vivant poussa un cri, se débattant comme un démon.
- Je trouve que c’est à vomir.
- Arrête…
Le prisonnier cessa de bouger. Il tremblait. Si il en était encore capable, il laisserait les larmes couler de ses yeux. Sa voix n’était qu’un murmure presque inaudible reflétant une profonde tristesse et une détresse tout aussi grande.
- Même mort, tu as conservé tes émotions passé. La question que je me pose c’est…Pourquoi les tiens sont ainsi ? Je veux dire, vous êtes passé pour certain de doux crétin à des sauvages sanguinaires.
- Je ne sais pas…cesse de me tourmenter…
-Tu sais ce que tu dois faire pour que ça s’arrête. Alors dis le moi.
- Je….ne peux pas…
- Allons plus loin alors.
- NON !
Les yeux du chevalier brillèrent de plus en plus. Le mort vivant se cambra et tenta de résister au flot d’images qui remontaient dans sa mémoire. Mais la magie du chevalier était trop puissante. Il brisa sa résistance et fit remonter les souvenirs.


La jeune femme regardait la ferme et se mit une main sur le cœur. Elle était agréablement surprise.
- Elle est magnifique…Tellement grande…
- J’ai tout de suite pensé à nous quand j’ai appris qu’elle serait vendue.
- Elle va couter une fortune…
- Je vais la retaper avant et ils me feront un prix.
- Tu as tout prévu je vois.
Il la tira doucement à lui et lui donna un baiser langoureux. La joie se lisait sur leurs visages. Des bruits de grincements attirèrent leur attention.
- Qu’est-ce que c’est ?
- Ils ont du oublier de graisser leur chariot. Ça fait un bruit épouvantable.
D’autres sons s’élevèrent. Rapidement, des odeurs accompagnèrent les bruits. Ils eurent des hauts le cœur et se bouchèrent le nez. La puanteur était extrême.
- Chéri…Partons…
Ils s’éloignèrent en courant mais l’odeur et les bruits les suivirent. Le jeune homme regarda au loin et plissa les yeux.
-Ya …des gens…qui courent vers nous…
Un projectile fendit l’air et s’écrasa à coté d’eux. Un liquide rouge les éclaboussa.
-C’est…un bras..
La jeune femme poussa un cri de dégout et se mit les mains devant la bouche, horrifiée. Des créatures horrible, au teint cadavérique et l’apparence vaguement humaine sortirent des bois et se précipitèrent vers le couple. La puanteur gagna en intensité. Le jeune homme regarda la vague de mort vivant arriver sur eux, terrifié. Il se reprit et cria à sa fiancée.
- Cours ! Fuis ! Vite !
- Je…
Le jeune homme la poussa pour la faire avancer. Ils partirent en courant à toute allure. Les créatures les suivants semblaient excitées et menaçantes. De nouveaux projectiles parcoururent le ciel avant de s’écraser devant et autour d’eux. De nouveaux morceaux de corps jonchaient le sol, mais également divers objets tranchants, comme des scies circulaire, des hachoirs… L’homme trébucha sur un morceau d‘humain. Sa fiancée ralentit l’allure et s’arrêta.
- Ne t’arrête pas !
Il se releva et se rapprocha d’elle. Une multitude d’objets tranchants tombèrent du ciel sur la jeune femme. Elle n’eut pas le temps de ressentir la moindre douleur alors que le métal tranchait la peau et les chairs. Son sang éclaboussa son amant. Il tomba à genou en hurlant de douleur devant le corps déchiqueté de celle qu’il aimait. Les goules dans son dos lui sautèrent dessus et commencèrent à taillader sa peau. Il ne se défendit pas, figé par la vision d’horreur sous ses yeux. La mort l’emporta rapidement.


- Assez !
Le mort vivant tremblait de tout son être. Il en était pathétique.
- Hum…cela te…dérange t-il autant de revoir cette scène ? Revoyons là alors…
On sentait une once de plaisir dans la voix du chevalier à tourmenter ainsi son prisonnier. Même si il ne montrait aucune émotion, il pouvait en ressentir.
- NOOON !! Je t’en prie ! Tout mais pas ça !
- Ah. Alors dis moi ce que je veux savoir.
- Je….je…je ne peux pas….
Il émettait une détresse profonde. Sa voix était suppliante.
- Bien. Ecoute moi. Je vais te repasser cette scène où on voit la mort de ta femme. Encore et encore, jusqu’à ce que tu n’en puisses plus et que tu me dises ce que je veux savoir.
L’éclat dans les yeux du chevalier gagna de nouveau en intensité.
- Non ! Je vais tout te dire !
Le chevalier stoppa net et ses yeux reprirent leur éclat habituel.
- Parle.
Le prisonnier déglutit puis se mit à parler.

« Il y a un peu plus d’un mois, Naxxramas, la citadelle volante de Kel’thusad est partie pour le Northrend. Nous avons décider…Notre groupe de réprouvé renégat, de …faire des expériences sur les rêves…Nous voulions étudier leur puissance. Un elfe est passé devant nous, poursuivant la citadelle. Nous l’avons capturé et enfermé. Nous avons commencé des…expériences avec des injections…Puis.. Tu es arrivé ! Tu as commencé à tout détruire pour qu’on le libère ! Mais nous t’avons capturé aussi ! »

Darkël coupa son prisonnier.
- Je sais tout ça ! Ce n’est pas ce que je t’ai demandé.
- J’y viens…

« Lors d’un rêve d’une intensité rare, le paladin a émit une lumière éblouissante. Ses liens se sont brisé. Il c‘est levé et a commencé à tout détruire. Mais il semblait ne pas avoir…conscience de se qu‘il faisait…Je suppose qu‘il rêvait toujours. Il a détruit toute notre installation et t‘a libéré de …ton caisson…Pour une raison que j‘ignore, tu étais insensible à nos produits… Nous avons fuit. Mais il nous a poursuivi. J‘ai réussi à lui faire une piqure …Puis je suis tombé sur toi ! Et tout mes compagnons étaient morts…Tué par toi ou lui…»

L’elfe réfléchit un instant. Ses pensées se bousculaient. Une vague d’ombre se déplaça dans la région, faisant trembler le chevalier et son prisonnier.
- Qu…c’était quoi ?
« Cette puissance….Impossible…La légion ardente… Non ! Je ne pourrais jamais les affronter seul !»
-Libère moi maintenant. Je t’ai dis tout ce que je savais !
L’énergie impie se dissipa, relâchant le mort vivant. Les pensées de l’elfe se bousculaient.
« Je vais devoir affronter Keltal, je n’ai plus le choix. Mais il semble avoir des…ressource caché.. »
-Adieu elfe…
Il se retourna et s’en alla. Le chevalier recentra son attention sur le mort vivant.
-Oui, Adieu.
Darkël parla sans une once de chaleur dans la voix. Il bondit sur le réprouvé et le fit tomber à terre. Puis il dégaina son épée et la planta dans le corps du mort.
-Mais que fais-tu ?! Je t’ai dit ce que tu voulais savoir ! Je ne ressens plus la douleur physique pauvre fou ! Tu ne me tueras pas avec ton épée !
- En effet.
Le chevalier plaqua sa main contre le dos du réprouvé. Ce dernier poussa un cri alors que son corps s’entourait d’une énergie rougeoyante. Les yeux de l’elfe gagnèrent en intensité magique. L’énergie passa dans sa main, remontant dans son corps. Le réprouvé poussaient des hurlement d’agonie. Sa peau pourrie commença à se décomposer lentement puis il tomba en poussière. Le chevalier referma sa main et ses yeux. Il poussa un soupir de plaisir alors qu’il sentait la vague d’énergie nouvelle parcourir son corps et le renforcer.



Keltal avançait à travers la forêt. Il recherchait l’origine des cris poussé un peu plus tôt. Le paladin se frayait un chemin, slalomant à travers arbres et buissons. Il tomba nez à nez avec Darkël et stoppa sa course. Les deux elfes se détaillèrent un court instant.
- Mais…qui…
Keltal regardait Darkël avec un étonnement non dissimulé. Il avait presque l’impression de se regarder dans un miroir. La seule différence notable étant la couleur des yeux et celle des cheveux. Alors que le paladin avait les yeux d’un éclat jaune tirant sur le blanc, semblable au soleil, le chevalier avait les yeux d’un éclat rouge malsain. Ils avaient la même coupe de cheveux, mi long avec quelque pointes sur les cotés. Mais alors que Keltal était roux, son jumeau avait une couleur bleu foncé. La peau du chevalier était également plus clair, d’une pâleur effrayante.
-Je n’aurais pas à te chercher ainsi.
-Qui..Qui es-tu ?
Darkël éclata de rire.
- Je suis…ce que tu as rejeté…cette puissance qui grandissait au fond de toi. Je suis Darkël, le chevalier de la mort !
Le cerveau de Keltal tournait à cent à l’heure alors que ses idées se mettaient en place. Il se souvenait de ce rituel raté où il avait séparé une partie de lui qui tentait de le contrôler. Mais il pensait l’avoir détruite. C’était impossible.
Darkël récupéra son épée plantée dans le sol et la tendit vers son jumeau.
- J’aurais aimé que ça se passe autrement…Mais je n’ai pas le choix !
Il fonça sur le paladin. Ce dernier sortit de sa torpeur et eut à peine le temps d’esquive le coup.
- Que fais-tu ?!
Le chevalier continua son attaque, ne laissant pas une seconde de répit à Keltal. Celui-ci esquiva les coup comme il put. Il sauta hors de portée de son adversaire puis dégaina son épée. Le soleil se refléta dans l’arme la rendant éblouissante, comme une lame de lumière. Les jumeaux frappèrent. Le métal se croisa, créant des étincelles. Ils se rendaient coup sur coup. Le sol autour d’eux se craquela. Un vent violent se leva. Les deux elfes se lancèrent dans une épreuve de force, se regardant les yeux dans les yeux. Les deux lames étaient collés l’une à l’autre.
Des nuages cachèrent le soleil. Des éclairs frappèrent la zone. L’épée du paladin brillait toujours de milles éclat, tel une lumière dans la nuit. C’était un combat contre nature.




Le mage concentra sa puissance magique. Le brouillard avait fait perdre ses sens au démon, mais cela ne durerait pas. Des gerbes de flammes, de petits éclairs violets et des gouttes d’eau gelées tournaient autour de l‘humain. Elles allaient de plus en plus vite. Il suait à grosses gouttes sous l’énergie qu’il déployait. L’air autour de lui crépitait. Le sol tremblait légèrement. Un vent violent commença à souffler, dispersant le brouillard.
- Tes tours de passe-passe ne fonctionnent pas avec moi !
Le mage jeta sa boule d’énergie vers le démon. Ce dernier tambourina le sol de ses pieds, créant d‘importantes secousses. Medivh perdit l’équilibre. Sa concentration se brisa un instant. Sargeras en profita pour dévier la trajectoire de l’attaque. Les énergies tourbillonnèrent avant d’exploser contre une montagne proche, provoquant un cratère fumant. Sargeras regarda le mage avec un intérêt grandissant. Il était visiblement étonné qu’un être si petit aient autant de pouvoir.
-Vraiment impressionnant.
Le titan déchu referma sa main sur le corps frêle du mage et le ramena devant son visage. L’humain avait les yeux mi clos et soufflait fortement.
-Mais tu n’as plus d’énergie pour te défendre à présent !
Le démon serra le corps du mage de plus en plus fort. Medivh poussa un cri alors que ses os se brisaient un à un sous la pression. Sa peau se craquela, laissant couler son sang. Sargeras aspira les fluides magiques de son ennemi. Le mage émit un dernier soupir.
-J’ai….échoué…
Son corps se volatilisa. Medivh, le dernier gardien n’était plus.

Le corps de Sargeras était entouré d’énergies arcanique crépitante. Il absorbait toute cette puissance, augmentant ainsi la sienne. Le feu dans sa barbe et ses cheveux gagna en intensité. Ses yeux émirent de petits éclairs. Il éclata de rire.
« L’artefact ! »
Le démon arracha le toit de la tour et le jeta au loin. Il fit pénétrer sa main dans les quartiers privé du défunt mage et en ressortit un coffret d’une taille suffisamment grande pour tenir dans sa paume.
La voix qui résonnait en lui riait, satisfaite.
« Parfait ! Tout est prêt. L’armée attends son chef. Les mortels seront bientôt reclus. »
Sargeras riait également. Il place l’artefact contre sa poitrine pour le protéger. De sa main libre, il absorba les énergies magique du lieu. Il sentait au fond de lui son aura magique grandir alors qu’il se nourrissait de toute cette puissance. Après quelques secondes, il ne restait plus que des ruines sans intérêt. Il concentra un peu de son pouvoir au bout de ses doigts. Il envoya la boule d’énergie sur la tour et s’envola. Les ruines volèrent en éclat, explosant. Le sol se craquela et se disloqua. La tour qui fut celle du dernier gardien, l‘être le plus puissant d‘Azeroth n‘était plus qu‘un immense cratère fumant, vide de toute magie. Sargeras reprit sa route, son rire gras résonnant dans le ciel et parmi les restes de la région qu’il venait de quitter.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Jeu 16 Juin 2011, 13:09

Chapitre 12 : Frères ennemis



Sargeras, le titan déchu, avait rejoint son armée démoniaque. Cette dernière avançait à présent dans les malterres, anéantissant toute résistance des non morts du fléau. Après la destruction de Fossoyeuse et la fuite des réprouvés en Kalimdor, les Royaumes de l’est étaient quasiment détruis. Il ne restait plus qu’une seule cité sur le continent, Lune d’Argent, capitale des elfes de sang.


Sylvannas sauta du zeppelin quand il s’arrêta en Durotar. Les réfugiés réprouvés suivirent leur reine dans la cité d’Orgrimmar, capitale des orcs. Des soldats se mirent au garde à vous à la vue de la reine noire.
- Dame Sylvannas ? Que nous vaut le plaisir de votre présence ? Et celle de votre peuple ?
- Comment ?! Vous n’êtes pas au courant ?! Appelez le chef de guerre immédiatement !
La Banshee bouillonnait de colère. L’un des gardes partit en courant vers la tente de Thrall, chef de la horde. Les réprouvés s‘installèrent dans l‘entrée de la ville. Les orcs semblaient méfiants face à ce débarquement de leurs alliés. Sylvannas faisait les cent pas et ne cessait de répéter que l‘heure était grave, qu‘il fallait aller vite. Après quelque minutes, Thrall arriva.
-Dame noire, je n’étais pas au courant de votre venue. Heureux de vous accueillir. On m’a dit que c’était important ?
La Banshee tenta de garder son calme.
- Ma cité est détruite chef de guerre.
-Détruite ? Par qui ? Par quoi ?
- Varimathras m‘a trahie. Et La légion ardente s‘en est mêlée.
- Comment ?! La légion est de retour ?
Elle acquiesça sans rien dire. Thrall semblait en proie à une intense réflexion.
- Et les elfes de sang ?
- Je ne sais pas…Ils ne devaient pas être au courant. J’ai envoyé un émissaire, je ne pouvais rien faire d’autre.
-Je comprends..Si la légion est de retour sur Azeroth nous devons rassembler nos forces…
Le chef de guerre se retourna et appela quelques gardes. Il s’adressa à l’un d’entre eux.
- Il faut prévenir Cairne et les taurens immédiatement. Préparez un zeppelin !
Le garde s’inclina et s’exécuta. Thrall s’adressa à un second soldat.
- Il va falloir prendre contact avec l’alliance.
Sylvannas laisse exploser sa colère.
- Pardon ?! L’alliance ? C’est une blague ?!
- Dame noire, il n’est plus l’heure de nous soucier des divergences d’opinion. La légion ardente ne sera jamais repoussé par nous seul. La dernière guerre contre Archimonde a failli nous détruire. Nous étions proche de l’anéantissement.
Le calme de Thrall déstabilisa un moment la confiance de Sylvannas. Elle se reprit.
- Le déchet de roi d’humain vous tuera à vue chef de guerre.
L’orc poussa un soupir.
- Nous n’avons pas d’autre choix.
Il prit son inspiration et poussa un cri qui résonna à travers la cité.
- Peuple d’Orgrimmar ! Rassemblez vous dans la vallée de la force ! Les réprouvés s’installent en ville ! Laissez-les faire ! L’heure est grave ! La loi martiale entre en vigueur !
Le peuple non mort s’avança dans la cité et commença à s’installer.
- Et maintenant ? Chef de guerre.
- Nous allons ouvrir les défenses magique de la cité pour permettre aux elfes de sang de rallier la ville. Quand eux et les taurens seront là, nous devrons nous préparer à partir. Il faut contacter l’alliance.
Sylvannas prit un air résigné. Les orcs de la cité s’activèrent, rejoignant la vallée de la force. Les défenses magiques de la cité furent levés. Les fortifications de la ville débutèrent. Les gardes rapportaient des morceaux de bois, et autres objets en tout genre pour se préparer à un siège.
En Durotar, les gobelins s’activaient. Le voyage jusqu’à Mulgore serait long.



Pendant ce temps, devant Darnassus, capitale des Kal’dorei, aussi appelé elfe de la nuit…
Jaina Proudmoore, mage renommée et dirigeante de Theramore, pénétra dans la capitale elfe. Les sentinelles se mirent au garde à vous, tout en restant méfiantes et prêtes à se défendre.
-Qu’elle est la raison d’un tel..débarquement Dame Proudmoore ?
-Je suis désolée de venir ainsi sans m’annoncer mais la situation est grave. Je dois voir Dame Tyrande de toute urgence.
- Pour quelle raison ?
Les sentinelles et la mage échangèrent quelques regards, s’observant un long moment. Jaina avait un regard des plus sérieux, empli d’inquiétude, mais pas vis-à-vis des sentinelles. Les elfes quand à elles, la regardaient avec suspicion. Elles comprirent sans que la mage ne reparlent de la gravité de la situation et acquiescèrent.
-Nous allons vous mener à elle. Vos hommes resteront sur les berges.
L’humaine acquiesça et fit un signe à son chef d’armée.
-Installez-vous ici, je vais voir Tyrande.
-Bien Dame.
Elle se retourna vers les sentinelles.
- Je vous suis.

Les elfes escortèrent Jaina à travers la cité jusqu’au temple d’Elune et l’amenèrent devant Tyrande Murmevent. La mage s’inclina respectueusement.
-Dame Tyrande.
L’elfe lui rendit son salut.
-Dame Jaina. C’est un plaisir de vous revoir.
-Pour moi aussi. Malheureusement, ce sont de bien tristes nouvelles qui m’amènent.
- Que se passe t-il ?
-La légion ardente est de retour sur Azeroth…
La prêtresse prit un air terrifié.
- L-la légion ?! Vous êtes sûre ?
Jaina hocha la tête d’un air désemparé.
-Je-Je…Par Elune… Qu’elles sont les dégâts ?…
- Les royaumes de l’Est sont en proie au chaos et à la guerre…J’ignore s’il n’est pas déjà trop tard…Les démons peuvent avoir posé pied en Kalimdor à l’heure où nous parlons…
L’elfe était complètement déboussolée. Elle secoua la tête et se reprit.
- Alors…Nous les affronterons ! Nous les avons déjà repoussé, nous recommencerons !
Des cris et des bruits de bagarre attirèrent l’attention des deux femmes.

- Non, vous ne pouvez pas..
L’humain coupa la sentinelle.
- L’heure n’est plus à la parlotte elfe ! C’est la guerre !
Les elfes se mirent en gardes et bloquèrent le chemin de l’homme.
- Vous n’êtes pas roi ici ! Il vous faut l’accord de Tyrande pour passer !
- Ne me forcez pas à employer la force ! Le temps presse ! Je ne suis pas là pour me faire des ennemis !
Le roi humain posa sa paume sur la garde de son arme. Il bouillonnait de colère. Un nain se tenait derrière lui, se passant la main sur le visage, l’air consterné.
La voix de Tyrande brisa le silence venant de s’installer.
- Laissez-le passer. Roi Wyrnn. Vous ne devez pas ignorer la voie diplomatique. Nous sommes alliés, mais vous n’êtes pas en votre cité ici. Respectez nos façons de faire.
Varian monta l’escalier menant à la prêtresse d’Elune, chef du peuple elfe, suivi du nain.
-Pardonnez moi Tyrande, mais je suis sur les nerfs. Ma cité est en ruines. Et Forgefer aussi. Nous…
Tyrande coupa le roi.
- Je suis au courant de tout jeune roi.
Elle se déplaça et dévoila Jaina.
- On m’a déjà expliqué le retour de la légion.
- Jaina… Que faites-vous ici ?
- Vos soldats ont traversé la mer et sont venu à Theramore. Les soldats de Menethil aussi. Alors nous sommes venu ici aussi vite que possible.
- Je vois…
- Vos soldats avaient peur de ne plus vous revoir…
Une toux brisa les retrouvailles. Le nain derrière le roi humain s’avança.
- Mesdames. Les exilés de Forgefer vous saluent.
- Roi Magni…Navrée…Nous…comprenez que les choses se précipitent…
- Ce n’est pas grave Dame. Mais, si nous sommes réunis ici…Et comme le retour de la légion est avéré…Je pense qu’il faut nous préparer à la bataille, et non continuer à faire de la politique.
- Vous avez raison.
Tyrande passa entre les roi humain et nain et s’adressa aux sentinelles.
- Laissez nos alliés pénétré dans la cité. Et commencez à la renforcer. Et faites revenir les notres dans la cité. Que les kaldo’rei se regroupent.
- Madame ?
- Nous entrons en guerre. Comme l’a dit le roi Wyrnn. Dépêchez-vous.
- Tout de suite !
Les sentinelles saluèrent et partirent au pas de course. Le roi Wyrnn prit la parole.
- Je doute que cela suffise. Nous ne les vaincrons pas ainsi.
- Nous devons prévenir les draeneïs.
Tyrande acquiesça aux paroles de Jaina.
- Et la horde.
Varian éclata de rage.
- Quoi ?! Hors de question de prévenir ou de s’allier avec ces…animaux !
- Parce que vous croyez que nous avons la moindre chance sans eux ?
- Bien sûr Tyrande !
Magni poussa un soupir.
- Vos querelles me donnent envie de vomir. Nous avons plus important à faire pour survivre. Et je préfère la horde à la légion.
Le roi nain se retira pour aider aux fortifications de la cité.
Varian, Tyrande et Jaina baissèrent les yeux. La mage reprit la parole.
- Je me chargerais de prévenir Orgrimmar. Mais plus tard.
Le roi humain poussa un soupir de lassitude et s’éloigna.
- Faites comme vous voulez. Quand ils vous tueront, vous ne vous plaindrez pas.
Le roi sortit du temple. Dans la ville de Darnassus, les sentinelles s’activaient alors que les réfugiés d’Hurlevent, de Menethil, de Theramore et de Forgefer s’installaient. Tous avaient finit par rejoindre la cité, peu importe la façon dont-ils s’étaient échappés. Mais tous savaient que les batailles reprendraient sous peu, décidant de l’avenir de leur monde.




Dans la cité elfique de Lune d’Argent, l’émissaire réprouvé de Sylvannas tournait en rond, faisant les cent pas. Bien qu’il était mort depuis un certain temps comme en attestait son état avancé de décomposition, il était inquiet à l’idée de se trouver face à la Légion. Il s’arrêta et s’approcha des elfes de sang du conseil.
- Alors ?! Vous l’ouvrez ce portail ?
- Patience émissaire. Cela prends du temps.
- Et vous vous prétendez les meilleurs utilisateurs de magie arcanique sur la planète !
- Si vous pouvez faire mieux, je vous en prie.
Le réprouvé poussa un soupir résigné et se remit à faire les cent pas.
Depuis qu’il les avait avertis, les elfes s’étaient regroupés devant le flèche solfurie, le bâtiment où reposait le pouvoir en place. Les mages avaient rejoint le dénommé Rommath, magistère de haut rang. Comme la plupart de ceux de son peuple, il avait les yeux verts, marqué par la magie gangrenée absorbé depuis la destruction du puits solaire. Ses long cheveux noirs étaient tirés en arrière et attaché en queue de cheval. L’elfe parlait avec eux depuis un long moment. De ce que l’émissaire avait comprit, l’idée était assez simple : Ouvrir un portail pour Orgrimmar assez grand et puissant pour faire passer tout le monde. Mais apparemment, il y avait des complications. Pour stabiliser le vortex, il fallait énormément d’énergie, et donc que les mages travaillent tous ensemble. De plus, ils devaient passer outre les défenses de la cité et couvrir leurs traces.
Des gardes pénétrèrent dans la salle.
- L’évacuation est presque terminé. Les gens sont dans la cité.
Lor’themar Theron, seigneur régent de Quel’Thalas acquiesça. C’était un elfe au corps musclé. Ses cheveux étaient blond comme le soleil.
- Vérifiez bien et dites à toutes les troupes de revenir. Nous allons partir sous peu !
Les soldats saluèrent et repartirent transmettre les ordres.
Rommath se tourna vers le régent.
- Nous sommes prêt.
-Parfait. Chaque minute perdue pourrait être celle de trop… Le portail doit être refermé avant que la légion ne puisse l’atteindre.
Le magistère acquiesça.
-Lor’themar…Ils arrivent…Je les ressens. La légion rentre dans les terres fantômes…
Le seigneur régent déglutit. Il prit une profonde inspiration pour se donner de la constance et reprit la parole.
-Alors nous n’avons vraiment pas de temps à perdre. Commencez le portail immédiatement.
Le magistère rejoignit les manipulateurs de magie. Ils se mirent en cercle et fermèrent les yeux. Dans la salle, le silence se fit. Les lumières commencèrent à clignoter, puis s’éteignirent. Deux longues minutes passèrent. Un vent léger se leva, faisant claquer les robes et les capes des mages. Des runes apparurent au sol, sous leurs pieds. Aucun ne bougea. L’air devint lourd. Des énergies magiques se mirent à sortir des mages et à flotter autour d’eux. Ils tendirent les mains vers le centre du cercle qu’ils formaient. La puissance magique se rassembla. Un vortex commença à s’ouvrir, lentement, parcourue d’éclair. Les mages tremblaient et soufflaient lentement, mais restaient concentrés. Personne ne parlait, regardant la concentration d’énergie prendre forme. Le temps était compté.





Les bois des chants éternels étaient en proie à une tempête d’énergie sans précédente. Les éclairs frappaient la zone sans relâche, ionisant l’air. La puissance en résultant créait des secousses sismiques qui allaient en s’intensifiant. Le tonnerre masquait tout autre son. Au centre de ces bourrasques d’énergie, deux elfes, luttant, lame contre lame, yeux dans les yeux. Deux frères jumeaux par l’apparence, mais dont les buts et idéaux divergeaient totalement. Le vent soufflait très fortement, faisait voler et claquer leurs capes.
- Pourquoi fais-tu ça ?
- L’un est devenu deux ! Les deux doivent devenir un !
Darkël brisa le contact, repoussant son adversaire. Son épée brilla d’un éclat noir. Une boule d’ombre en sortit, se dirigeant sur le paladin. Ce dernier reprit son équilibre et fit un bond sur le coté, esquivant l’attaque de peu. L‘énergie noire continua sa route et fit exploser le sol à son contact. Le chevalier de la mort n’accorda aucun répit à son jumeau et lui sauta dessus, reprenant ses attaques frénétiques. Keltal répondait coup sur coup, parant, détournant, esquivant, contrant. Ils étaient engagés dans un ballet mortel où chaque combattant tentait de dominer l’autre par son style et ses techniques uniques.
Le paladin réussit à passer la défense de son jumeau et lui asséna un coup de coude dans le visage. Darkël grogna et recula de quelques pas, abasourdis. Keltal concentra sa puissance magique dans sa main libre et envoya une boule d’énergie lumineuse sur le chevalier. Ce dernier esquissa un sourire et fit un large geste de son épée. Le sol se mit à trembler, et en l’espace d’une seconde, une créature en jaillit et intercepta l’attaque, explosant sous le choc. Les elfes se précipitèrent l’un sur l’autre et reprirent le combat. Le métal se croisa à nouveau, créant des étincelles.
Des éclairs violets et blancs descendaient du ciel et frappaient le sol, telle une pluie d’orage. La terre se craquelait sous les différentes énergies. Des morceaux se soulevaient ou s’abaissaient, modifiant la région. Pourtant, rien ne semblait pouvoir perturber les combattants qui continuaient de se rendre coup sur coup.


Le temps semblait déréglé. Le sol tremblait, se déchirant. Le ciel était d’un noir de jais. Des éclairs le parcouraient, tombant tous au même endroit : Une zone à l’ouest de Lune d’Argent. Les gardes elfes échangèrent des regards inquiets.
- La légion serait déjà arrivé ?
Le soldat tremblait comme une feuille, et ce n’était pas seulement dû au vent glacial qui soufflait, mais bien à la peur que le simple nom de l’armée démoniaque évoquait.
- Il…il faut vérifier…C’est la seule zone…où no-nous ne sommes pas allés…
- C’est la mort qui nous attends !
- La légion ardente n’est pas encore ici…C’est autre chose !
- Je dis qu’il faut fuir ! La région est instable ! Rejoignons Orgrimmar !
- Non, il faut vérifier !
- On a pas le choix ! Aller, on y va !
Le petit groupe de gardes partit au pas de course, peu rassuré, vers la zone d’impact des éclairs.



Les terres fantômes….
Ancienne zone de la glorieuse Quel’Thalas, région luxuriante, était aujourd’hui noire et sans vie. Le fléau avait tenté de prendre la région et l’avait contaminé. Des champignons répugnant poussaient un peu partout. Des créatures mutantes avaient émergés et prit le contrôle des terres fantômes.
L’armée démoniaque se tailla un chemin à travers les bêtes vivant dans la pourriture. Sargeras ressentait la magie imprégnant les lieux plus en avant. Bientôt, la cité des elfes tomberait et il se gorgerait de magie. La légion accéléra l’allure, terriblement excitée à l’annonce du combat.


Les éclairs se calmèrent un peu. Les deux elfes soufflaient fortement, exténués. Leurs yeux étaient creusés par la fatigue. Ils s’observaient sans broncher.
- On …est pas obligé…de faire ça…
- Oh que si…Tu n’as pas idée de …de ce qu’il se prépare…C’est la fin. Et je veux y survivre !
Les jumeaux se jetèrent l’un sur l’autre. Le fer se croisa à nouveau dans une gerbe d’étincelle. Darkël tenta une feinte à droite. Son épée fendit l’air et se rapprocha du torse du paladin. Ce dernier se mit en position pour parer le coup. Mais l’arme du chevalier changea soudainement de trajectoire et se dirigea droit sur le ventre du paladin pour l’empaler. Keltal fit un pas de coté et évita la lame à la dernière seconde. Il prit appuis sur son pied gauche et tourna sur lui-même pour porter un coup dans le dos du chevalier. Le jumeau maléfique para le coup avec facilité.
- La lumière est vraiment faible…
Keltal serra les dents. Il concentra la puissance de la lumière et la laisse exploser puis se mit à enchaîner les techniques. Darkël parait les coups de justesse à chaque fois et reculait sans arrêt. Le paladin irradiait d’une lumière doré, comme une étoile au milieu des ténèbres. Le sol à ses pieds se consacra. Le chevalier de la mort ressentait la brûlure que lui infligeait les pouvoirs du sacré et continua de reculer. Il regrettait d’avoir poussé à bout son frère. Il devait reprendre le contrôle du combat.

L’elfe poussa un cri. Ses pensées l’avait distrait et l’énergie sacrée que dégageait son adversaire le brûla au bras. Il grimaça et concentra son énergie. Grâce à sa puissance, il fit voler en éclat le sol les séparant. Surpris, Keltal recula, éblouit un court instant et se protégea le visage. Un sourire prédateur se dessina sur les lèvres du chevalier de la mort. Il profita du répit pour canaliser ses pouvoirs. Des éclairs violets et noirs tournèrent autour de lui. Il leva la main, paume vers le ciel. Les éclairs se concentrèrent autour de son poing puis se dirigèrent vers le ciel sur quelques mètres avant de retomber sur le sol. La terre se calcina aux points d’impacts et se craquela. Des mains griffus sortirent des trous. Une dizaine de goules se levèrent et se rapprochèrent du combat.
- Attaquez !
Sur ordre de leur maître, les créatures de cauchemar sautèrent sur le paladin. Ce dernier fit tournoyer son épée et découpa deux d’entre elles d’un coup.
-Pauvre fou !
La lumière sortant du corps de Keltal gagna en intensité. Des boules d’énergie du sacré s’échappèrent de son corps et touchèrent les goules. Elles hurlèrent et se recroquevillèrent une seconde. Il en profita pour en tuer quatre de plus d’un revers de l’épée. Les autres se remirent à l’attaquer. Il esquiva les coups sans peine et en décapita deux autres. Les deux restantes se recroquevillèrent et commencèrent à gonfler. Leurs corps grossirent, leur chairs craquèrent. Après quelques secondes, elles explosèrent.
Le paladin dressa un bouclier protecteur autour de lui. Mais le souffle de l’explosion le fit tomber à la renverse et l’étourdit. Il se redressa, sonné. Darkël se précipita sur lui et tenta d’achever le combat. Keltal esquiva le coup, mais fut trop lent. La lame du chevalier lui entailla le bras. Il poussa un petit cri et recula d’un pas. La voix d’Ouran, l’entité qu’il hébergeait, résonna dans son crâne.
« Keltal ! Je sens une énergie noire qui arrive. Il faut partir ! »
- J’ai peur d’être un peu occupé pour le moment !
La blessure à son bras saignait mais n’était pas profonde. Elle ne l’handicapait pas. Le paladin concentra son aura magique et accéléra ses attaques. Darkël contra et bloqua l’épée de son adversaire. Il concentra également son aura magique. Un vent violent se leva. De la poussière se souleva, tourbillonnant autour des adversaires. Le sol se leva, créant une plateforme. Chacun essayait d’écraser l’autre par sa puissance magique. Aucun des deux ne reculaient.

Les gardes elfes arrivèrent dans la zone pour assister au chaos. Deux elfes étaient lame contre lame sur un rocher volant à mi hauteur du sol. Des éclairs sillonnaient le ciel et tombaient en pluie sur la zone. Une multitude de débris et de poussières tournaient autour des jumeaux. Les auras magique lumineuse et ombreuse entraient en contact, explosaient, se repoussaient, et recommençaient sans cesse. Les soldats se rapprochèrent.


Les jumeaux se regardaient dans les yeux, grimaçant sous l’effort constant qu’ils faisaient pour maintenir leur aura. La voix d’Ouran retentit à nouveau aux oreilles du paladin.
-« La noirceur que je ressens n’est pas ton adversaire ! Il faut partir ! »
-« Et comment veux-tu faire ça ? »
-« En s’éclipsant ! »
La lumière entourant Keltal gagna en intensité. La plateforme de combat vacilla une seconde puis retomba lourdement sur le sol. Les éclairs gagnèrent en puissance. Les débris et poussières volèrent avec une nouvelle vivacité, créant un tourbillon masquant les combattants.
Les gardes se précipitèrent aux pieds de la tornade. La puissance du vent les ralentit, les empêchant d’approcher plus. Ils se protégeaient comme ils pouvaient.
- Il y a des gens dedans, je les ai vu !
- C’est un phénomène magique !
- Attention !

Au centre de la tornade, l’énergie de lumière gagna en intensité. Darkël se protégea les yeux et rompu le contact, totalement éblouit et désorienté. Il donna un coup d’épée à l’aveuglette. La puissance sacré créa un effet trou noir. Le tourbillon autour sembla être aspiré. Puis la pression fit exploser l’énergie lumineuse, brisant la tornade. Les débris furent propulsés un peu partout. Les gardes furent prit dans l’explosion. Un filin d’énergie pénétra le chevalier et le souleva de terre. Il poussa un cri et retomba au sol après quelques secondes. La poussière se déposa sur le sol, dévoilant les corps mutilés et en lambeaux des gardes. L’ombre entourant le chevalier était plus puissante qu’auparavant. Il ouvrit lentement les yeux et prit une profonde inspiration.
-Magnifique…
Un sourire de prédateur se dessina sur ses lèvres. Il explosa de rire et se mit à avancer, écrasant sans cérémonies les corps en morceaux des soldats de Lune d’Argent.


Dans la salle centrale du conseil elfe de sang, un lourd silence se faisait depuis plusieurs minutes. Captivé par la concentration d’énergie invoquée par les magistères, aucun elfe ne bougeait. En cercle, les mages tremblaient de la tête aux pieds, suant à grosses gouttes. Certains s’étaient effondrés sous la pression et l’accumulation d’énergie et avaient été remplacés. Une tempête d’énergie explosa dans la salle. Des éclairs d’arcanes frappèrent le sol et le portail en construction. Les puissances créèrent un rejet arcanique important, secouant les fondations de la flèche solfurie et faisant tomber certaines personnes à la renverse. Les magistères tombèrent à genoux, soufflant, exténués.
Le portail était ouvert, devant eux. A travers, on pouvait apercevoir la cité d’Orgrimmar, et les orcs s’afférer autour de la matrice.
- Le p-passage….est ouvert..
Lor’themar resta bouche bée un moment devant l’imposant portail. Il se ressaisit.
- Peuple de Lune d’argent ! Le portail est ouvert ! Gardez votre calme ! L’évacuation commence !
Les elfes se précipitèrent sur le portail, se marchant les uns sur les autres. Les gardes tentèrent de ramener le calme tendit que les prêtres s’occupaient à revitaliser les magistères.
Lor’themar s’agenouilla prêt de Rommath.
-Comment te sens-tu ?
- Exténué…Mais il y a pire…Toute cette noirceur…Je la sens…la légion est dans les bois des chants éternels…
Lor’themar regarda son compagnon avec inquiétude et panique. Il déglutit.
-Il n’y a plus un instant à perdre…
Derrière eux, les gardes tentaient de mettre un semblant d’ordre dans la fuite des elfes. Tous se pressaient et bousculaient les autres afin de rallier Orgrimmar et d’échapper à la légion.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Sam 18 Juin 2011, 21:47

Chapitre 13 : Évacuation forcée.


L’émissaire réprouvé à Lune d’Argent réussit malgré la cohue à prendre le portail pour Orgrimmar. Les orcs étaient postés tout autour, armes à la main. Les réfugiés elfes étaient apeuré.
- Peuple d’Orgrimmar, je me présente, Salsius Vermar, émissaire envoyé par Dame Sylvannas pour prévenir les elfes de sang de l’arrivée de la légion. Nous sommes les réfugiés de Lune d’Argent.
Les orcs restèrent sur leurs gardes. Derrière l’émissaire, les elfes continuaient d’affluer. Très rapidement, ils furent tous collés les uns aux autres, ne pouvant faire un pas. Sylvannas et Thrall arrivèrent. La reine noire s’avança vers son émissaire.
- Te voilà !
Elle posa son regard sur les réfugiés.
- Chef de guerre ?
L’orc acquiesça et hurla, sa voix résonnant à travers la cité.
- Peuple d’Orgrimmar ! Les elfes de sang réfugiés de Lune d’Argent arrivent en ville ! Laissez les se reposer et préparez vous à partir !
Les gardes rangèrent leurs armes. Des chamans orcs arrivèrent ainsi que des prêtres trolls, accueillant les réfugiés et les accompagnant plus loin dans la cité. La reine Banshee s’adressa à nouveau à l’émissaire.
- Quelles sont les nouvelles ?
- La légion s’approche de Lune d’Argent et comme vous pouvez le voir, l’évacuation a débuté. Mais il nous reste peu de temps.
Thrall s’approcha, interloqué.
- La légion est déjà aux portes de la cité elfe ?!
- Non, pas encore chef de guerre. Ils entraient dans …La région aux dernières nouvelles…
- Le temps nous est comptés…
Sylvannas regarda son émissaire.
- Tu as bien fait ton travail.
Le réprouvé s’inclina et attendit. Sylvannas le congédia et il partit sans se faire prier.
- Nous devons nous tenir prêt chef de guerre…
- Oui, vous avez raison…

Une créature volante passa entre les bâtiments de la cité orc, se préparant à atterrir. Une wyverne se posa sur la tour la plus haute d’Orgrimmar et un tauren en descendit. Il huma l’air, prenant une grande inspiration, puis descendit vers le portail. Jamais de sa vie il n’avait pu voir une si grande matrice. Et les elfes de sang passaient en pagaille, s’installant dans la cité. Il pouvait voir le chef de guerre, mais également Sylvannas, la Dame noire. Un peu partout, des réprouvés étaient déjà installés parmi les orcs et trolls. Il poussa un soupir. La situation était donc bien critique. Il rejoint Thrall et le salua avec respect, à la manière orc, frappant du poing son torse.
- Trom’ka chef de guerre !
L’orc se retourna et rendit son salut au tauren.
- Tram’ka Tauren !
- Je suis le messager Tuarlia, envoyé de Cairne !
- Je t’écoute.
- Le chef Cairne a prit connaissance de votre message. Devant l’importance de la chose, il a lancé l’évacuation. Cela dit, il pense qu’un zeppelin ne sera sûrement pas assez.
Le chef de guerre acquiesça.
- Nous allons en envoyer d’autre !
- Merci chef de guerre.
Le tauren salua le chef et se dirigea vers la tour. Il se retourna.
- Je pars avertir le chef Cairne.
- Les zeppelins seront en route !
Le tauren sourit rejoignit sa monture. La créature poussa un petit cri plaintif de déjà devoir repartir puis s’envola avec son passager, reprenant la route en direction des Pitons du tonnerre.
Thrall appela un soldat orc qui accouru vers lui.
- Où en sont les préparatifs ?
- Les défenses de la ville avance, et nous serons bientôt prêt à partir chef de guerre.
- Bien…retourne au travail, nous devons nous hâter…
L’orc salua et repartit. Le chef de guerre regarda autour de lui. Les membres de la horde semblaient perdre espoir. Du portail sortait des dizaines d’elfes à chaque instant, dont le regard était tout aussi vide. Il poussa un soupir. Était-ce la fin ?…



Dans la cité de Darnassus, l’alliance était aussi en mouvement. La fortification de la cité avançait lentement, et tout le monde semblait sur les nerfs. La cohabitation semblait pour le moins difficile.
Au centre de la cité, l’humaine canalisait ses pouvoirs magiques, pensant à l’endroit qu’elle voulait rallier. Un bruit de déplacement fit se retourner les gens autour d’elle. Mais ils ne virent personne.
Dans l’épave du vaisseau spatial nommé Exodar, des jambes apparurent, suivi des bras, d’un torse… Puis la jeune femme apparut entièrement. Jaina Proudmoore s’inclina.
- Pardonnez mon interruption devant vous sans m’annoncer et par téléportation Velen.
Elle posa un genou à terre.
- Relevez-vous mon enfant.
L’homme parlait d’une voix douce et confiante. L’humaine se releva avec respect. Elle ouvrit la bouche, mais le draenei lui coupa la parole.
- Je sais pourquoi vous êtes ici mage.
-Vo-vous savez ?…
- Bien sûr. Comment ne puis-je sentir l’armée démoniaque marchant sur Azeroth ? Cette armée dont mes frères, Archimonde et Kil’jaeden ont fait partie ?
- Ma-mais, que faites-vous encore ici ?
- Je vous attendais. Je savais que vous viendriez, tout comme je savais leur retour imminent. Quand, je ne pouvais le dire. Mais je les sens pratiquement depuis leur arrivée…Je dirais, depuis la destruction d’Hurlevent.
La mage resta bouche bée un moment, puis laissa sa frustration et sa colère prendre le dessus.
- Pourquoi ne pas nous avoir prévenu ?!
- Vous ne m’auriez pas cru.
- Pa-pardon ?!
Il sourit, un sourire si serein qu’il calma la fureur de l’humaine.
- Allons Jaina… Voulez vous les combattre ? Surtout en vous souvenant de votre dernier combat face à eux ?
Elle opina du chef, puis baissa les yeux, l’air abattue.
- Non….
- Et c’est pour cette raison que je n’ai rien dit. Car, votre désir de ne pas les combattre à nouveau , aurait fait que vous auriez repoussé ça car cela aurait été trop dur à accepter.
- Peut être… Mais nous avons des milliers de morts ! Des combattants qui auraient pu nous aider à combattre ! Au lieu de fuir ainsi !
- Non. Vous prévenir n’aurait donné qu’une chose. La fortifications de vos villes, et vous ne vous seriez pas regroupés tout de suite. Prêt à combattre et mourir, les vôtres n’auraient pas fuit. Et ils vous resteraient moins de forces encore. Si vous m’aviez écouté bien sûr.
- Pour…le plus grand bien ?…
- D’une certaine façon. Seul l’alliance des mortels pourra sauver Azeroth. Ce qui implique, la horde.
- Le roi Varian ne l’acceptera jamais…
- Sauf si les autres chefs sont d’accord mon enfant.
Il sourit.
- Cela dit : Nous sommes prêts à partir Dame Proudmoore. Nous conduirez vous ?
Elle regarda autour d’elle, voyant que les draeneis étaient déjà là, sur le départ. Elle acquiesça.
- Partons tout de suite !
Le prophète Velen sourit, confiant et fit un geste indiquant à la mage d’ouvrir la voie. Le peuple draeneis se massa autour de la mage. Elle canalisa ses pouvoirs, et ils disparurent.


Darkël courrait à travers les bois des chants éternels. Sa course le mena à la ville elfique de Brise-Clémente. Il dégaina son arme.
- Voilà un moyen de tester ma nouvelle force…
Un sourire de prédateur s’afficha sur son visage. Il fouilla la petite ville. Après quelques minutes de recherche sans succès, il s’arrêta, et ouvrit grand les yeux, l’air terrifié.
- Ils ont évacués…La légion…arrive….
Un bruit semblable au tonnerre résonna au loin. De petits cailloux au pied du chevalier se mirent à trembler, puis sauter dans tout les sens. Le sol fut agité de secousses de plus en plus fortes alors que le bruit gagnait en intensité. L’elfe tourna le regard vers le sud de la région. Un nuage de fumée cachait toute la zone et se déplaçait vers lui.
- Non ! C’est trop tôt !
Il rangea son arme et reprit sa course, dans la direction opposé, vers Lune d’Argent.
- Il me la faut maintenant !




L’homme marchait à travers les bâtiments de l’île de Quel’Danas, abritant le si puissant et convoité puits solaire. Le soleil brisé, organisation ralliant draeneis et elfes de sang, était toujours sur place, à veiller sur l’énergie magique renouvelée. Les gardes stoppèrent l’intrus.
- Halte voyageur. Le puits solaire est interdit aux visiteurs. Seul le régent de Lune d’Argent peut en autoriser l’accès.
Le visage de l’inconnu était caché, recouvert d’une longue capuche noire. Sa cape, de la même couleur, recouvrait son corps, ne laissant que ses mains dépasser. Pourtant, sous la capuche, on pouvait apercevoir les longues oreilles qu’il avait, ainsi que l’éclat blanc de ses yeux.
- Je suis un elfe.
- Mais cela ne vous donne pas d’autorisation, partez !
L’homme releva le visage. Bien que caché, ses yeux luisaient sous la capuche et foudroyèrent du regard le garde.
- Je n’ai pas de temps à perdre. La légion sera bientôt ici. J’ai besoin du puits, et ils ne doivent pas l’avoir. C’est un bon compromis.
Le garde paraissait effrayé par ce regard et les paroles de l’homme. Il secoua la tête, chassant sa peur et pointa son épée vers son interlocuteur.
- Si vous ne partez pas maintenant, je serais dans l’obligation de vous tuer elfe !
L’homme poussa un soupir.
-Très bien…
Il passa à l’attaque. Sa vitesse ne laissa pas de temps de réaction au garde qui se prit un coup dans l’estomac. Le souffle coupé, il ne put rien faire quand l’uppercut de l’elfe le mit à terre. Les autres soldats du soleil brisé se précipitèrent sur lui en hurlant. Sûr de lui, il les combattit à main nue, sa cape toujours sur le dos, couvrant son visage, l’handicapant dans ses mouvements. Il esquivait chaque attaque avec grâce et agilité. Ses réflexes étaient affutés et exceptionnels. Malgré leur nombre et le fait qu’ils soient armés, les membres du soleil brisé n’avaient aucune chance. Le combat stoppa aussi rapidement qu‘il avait débuté.
Les gardes étaient tous à terre, étourdi, ou plié en deux par la douleur. L’intrus en prit un encore conscient, et le souleva à bout de bras.
- Tes compagnons ne sont pas morts. La légion arrive. Fuyez vite. Rejoignez l’alliance où qu’elle soit. Votre tâche ici est finie.
Le garde regardait son adversaire, l’air terrorisé, acquiesçant sans réellement comprendre ce qu’il lui disait. L’inconnu poussa un soupir et le relâcha. Le soldat rampa sur le dos, puis se releva et partit en courant, hurlant de terreur.

L’elfe se retourna vers le puits solaire. Sa puissance était palpable, si grande, si rayonnante. Il ramassa l’épée d’un garde et sauta sur le rebord du puits.
- Tu es sûr de toi ?
- « Nous n’avons plus d’autre choix. Prend toute l’énergie avant que la légion ne s’en empare. »
L’homme repoussa sa capuche en arrière, dévoilant ses longues oreilles, ses yeux brillant d‘un éclat blanc, semblable à la lumière, et sa chevelure rousse lui arrivant aux épaules. Keltal, paladin elfe et hôte de l’entité Ouran, sauta dans le puits solaire. Des éclairs de lumière parcoururent le paladin et la surface de l’eau. La lame de l’elfe sembla s’embraser, l’énergie l’enveloppa, la transformant. D’une épée banale, elle se changea en épée du soleil, possédant deux lames jumelles. La puissance du puits solaire disparaissaient petit à petit, absorber par le paladin et son épée. Il hurla de douleur devant une telle intensité magique. Son corps lui sembla s’enflammer à plusieurs reprises alors qu’il restait tétanisé par l’énergie pénétrant son corps, chaque fibre de son être. Tout le pouvoir du puits entra en lui… Puis une formidable explosion détruisit le puits solaire, libérant des éclairs d’énergies de lumière dorée. Une fumée sombre recouvrit l’île. Le tonnerre gronda. Des éclairs traversèrent le ciel. Et une forte pluie chuta sur la région, dissipant la fumée.
Au centre du puits, l’elfe se tenait debout, la lame à la main. Ses yeux étaient fermés. Il ne bougeait pas. L’eau coulait sur sa peau dénudée.
- « Je me souviens… Je sais ce qu‘il me reste à faire…»
L’entité s’adressa au paladin.
- « Keltal ? »
L’intéressé ouvrit les yeux, dévoilant un océan d’énergie en lui. Il resserra son étreinte sur sa lame, la regardant. Elle brillait de milles feux. Il regarda son autre main, trempée, et la détailla un instant, puis ferma le poing. Il ressentait tant d’énergie en lui. Elle parcourait son corps, comme un torrent sans fin d’une force telle qu’il n’en avait jamais ressenti auparavant. Elle vibrait en lui ,et il se sentait capable de tout….Non, il se savait capable de tout.
- Tant de puissance…
- « Allons-y. »
L’elfe acquiesça et sortit des ruines du puits solaire. Les gardes sur le sol se relevait péniblement, effrayée.
-Qu-qu’avez-vous fait…. ?
- Votre tâche est finie, il n’y a plus rien à défendre…Partez…
- Vous venez de condamner votre propre peuple !
- Ou de lui donner un avenir..
Keltal parlait d’une voix détaché. Laissant la puissance coulant dans ses veines se matérialiser, il fit apparaître une nouvelle cape qui l’habilla instantanément. Il tourna sur lui-même et disparut, laissant les soldats abasourdis.



Il avait beau courir, le chevalier ne pouvait semer la légion ardente sur ses pas. La terre tremblait de plus en plus, le tonnerre était de plus en plus fort. Il n’avait pas le temps de rejoindre l’île à pied. Un bruit provenant du nord de la région vint perturber ses pensées. Des éclairs parsemèrent le ciel, et une violente pluie éclata. Une onde de choc, semblable à une vague d‘énergie d‘une puissance effroyable, traversa la région et le stoppa. Son corps trembla jusqu’à l’échine. Il ressentait cette magie qui venait de se dissiper en passant près de lui.
- Non…impossible….Qui a pu…
Dans son dos, le nuage se rapprochait à grande vitesse. Darkël se retourna et jura.
- Mourrez elfes…
Il concentra l’énergie impie au bout de ses doigts et ouvrit une porte d’ombre. Il s’engouffra au travers et disparut. La porte se referma sur son passage.



- Gardes ! Regroupez-vous, nous allons à l’entrée de la cité ! L’évacuation doit se poursuivre ! Faites prévenir les chevaliers de sang !
Les soldats se regardèrent, apeurés. Lor’themar s’avança et sortit de la flèche solfurie, suivie des forestiers. Voyant que les soldats ne le suivait pas, il s’arrêta et se retourna. L’un d’entre eux fit un pas hésitant en avant. Ses yeux montrait de la peur. Cependant, il semblait sûr de lui.
- Attendez, c’est de la folie! Il faut évacuer ! La légion va nous massacrer !
Le régent poussa un soupir et foudroya l’elfe du regard. Il cracha.
- Lâche ! Vous laisseriez donc votre peuple mourir ? Nous allons protéger les nôtres, c’est un ordre !
Le garde ne bougea pas.
- C’est de la folie !
Lor’themar prit une flèche dans son carquois et banda son arc. Le soldat renégat tentait de convaincre les autres, les poussant à le suivre vers le portail. Le régent visa et décocha en l’espace de deux secondes. Le projectile fendit l’air et se planta entre les deux yeux de l’homme qui tomba sur le sol, mort.
Lor’themar posa son regard sur chaque soldat, un regard dur. Les gardes étaient pétrifiés, complètement apeurés. Il parla d’une voix calme, mais emplit en même temps de colère, accentuant chaque mot.
- Si quelqu’un veut partir, je l’exécute moi-même, est-ce que c’est bien compris ?
Ils déglutirent et acquiescèrent en silence.
- Votre peuple a besoin de vous ! On ne discute pas les ordres ! Accordons aux nôtres le temps qu’il leur faut ! Tous aux portes de la cité !
Les soldats le suivirent en silence, n’osant plus rien dire, complètement perdus, incertains.

La troupe marcha dans la cité, se dirigeant vers les portes d’entrée. Le groupe grandissait à chaque minute, rejoint par les soldats et les volontaires elfes. Ils arrivèrent à la poche de résistance principale. Lor’themar aperçut Dame Liadrin et s’approcha.
- Lor’themar, je suis heureuse de vous voir. Le temps presse !
- Dame Liadrin !
Il la salua respectueusement, puis se redressa.
- Qu’elles sont les nouvelles ?
Avant que la matriarche des paladins puissent parler, le ciel se couvrit. Une onde de choc traversa la cité, faisant tomber quelques soldats à la renverse. Des éclairs traversèrent le ciel, suivit du tonnerre qui gronda, en échos avec un bruit semblable se rapprochant.
- Pourvu que le portail ne soit pas…
- Je vais voir ! Dirigez les forces pour la protection de la cité Lor’themar !
L’elfe salua le régent et, accompagnée de certain de ses paladins, se précipita vers la flèche solfurie.
Les nuages laissèrent la pluie éclater, tombant sur la cité. Au loin, hors de la ville, un énorme nuage apparut. La terre trembla. La force de la pluie dissipa une partie du nuage, révélant un océan de ténèbres. Les démons courraient sur la cité.
- Seigneur…
Tous étaient tétanisés par cette vision d’horreur. Lor’themar se plaça dos aux démons, face à ses soldats. Et se mit à crier et gesticuler pour capter leur attention.
- Vaillant soldats et elfes de Lune d’argent ! Je ne vous mentirai pas ! L’heure est grave ! La légion arrive sur nous ! Nous n’avons aucune chance de les vaincre ! Par contre, nous ferons de notre vie et de notre volonté inébranlable, un bouclier pour protéger notre peuple ! Nous les repousserons aussi longtemps qu’il faudra ! Montre leur que nous ne sommes pas vaincus ! Gloire aux elfes de sang !
Les soldats frappèrent leurs armes sur leur boucliers, poussant des cris afin de faire écho aux paroles du régent. Malgré la peur, ils étaient galvanisés.
- Forestiers ! Armez et déposez des pièges ! Manipulateurs de magie, mettez vous sur les hauteurs, les forestiers vous rejoindront ! Soldats ! Formez un bouclier impénétrable ! Que les démons se brisent dessus !
Tous crièrent à nouveau, et se placèrent. Les forestiers prirent des objets dans leurs sacs et placèrent des pièges qu’ils camouflèrent un peu partout devant la cité, puis dans la capitale elle-même. Les magistères et autres lanceurs de sorts disponibles se placèrent sur les remparts, les tours de la ville, se dissimulant pour que les démons ne les aperçoivent pas avant qu’ils n’attaquent. Les combattants armés de bouclier où simplement d’armes, quand à eux, se mirent aux portes de la cité, formant une masse compacte sur plusieurs lignes.
Le régent les regardaient faire, fier de leurs volontés. Un homme apparut soudainement devant lui, sortant des ombres, suivi d’une vingtaine d’autre.
- Lor’themar, mes disciples et moi-même sommes prêts à défendre la cité !
Le chef des assassins salua l’elfe.
- Vous ne serez pas de trop ! Tenez vous prêt à couvrir notre fuite, et à achever les démons affaiblit.
- Non.
- Pardon ?!
- J’ai une bien meilleur idée. Affaiblir les démons en tuant les érédars. Nous passerons derrière eux. Ça vous permettra de tenir bien plus longtemps. La moitié des nôtres resteront pour faire ce que vous avez demandé.
- C’est du suicide…
- Les combattre avec nos maigres forces est du suicide Lor’themar.
Les deux elfes se regardèrent dans les yeux un moment, comme pour asseoir leur volonté sur l’autre. Finalement Lor’themar fit un signe de tête affirmatif.
- Bien…Merci…
Il tendit la main au chef. Celui-ci lui serra le poignet. Lor’themar fit de même. Le signe des frères de combat de la ligue des assassins de la cité. Même si le régent n’appréciait que moyennement leur façon de faire, il savait qu’ils étaient des hommes et femmes d’honneur. Cette façon de se serrer la main était une marque de reconnaissance.
Les assassins saluèrent, puis partirent dans les ombres.


Le lieutenant de Sargeras fit stopper l’armée. Devant eux se tenait une cité regorgeant de magie, tous le sentait.
Le titan déchu, Sargeras, prit une grande bouffée d’air mêlée à la magie et frissonna un peu. Il tenait, serré contre lui, le coffret qu’il avait prit à la tour de Medivh.
- Parfait…. Mais…contre des lanceurs de sorts…Il faut des serviteurs différents…
L’ancien titan matérialisa son épée gigantesque dans sa main et frappa le sol avec. La terre se craquela vers la cité, et s’ouvrit en deux. Dans Lune d’argent, les elfes se poussèrent pour éviter la crevasse se formant, tombant les uns sur les autres. La fissure continua à travers la ville, séparant des bâtiments en deux. Des pans de murs tombèrent, s’écroulant. La cité tremblait. Plusieurs soldats perdirent l’équilibre et chutèrent dans ce trou gigantesque qui ne semblait pas avoir de fin.
La terre s’ouvrit jusqu’à l’océan. L’eau s’engouffra dans l’ouverture et la remplit en quelques minutes à peine. Avec la forte pluie, la crevasse déborda, inondant la cité.
Sargeras sourit et fit disparaître son arme. Il entama des gestes étranges avec sa main libre et l’eau s’agglutina en plusieurs créatures : des élémentaires d’eau. Ils ne ressemblaient pas à ceux que les mages versés dans l’arcane du givre pouvait invoquer . Leurs corps, formés d’eau, étaient grand de trois mètres environ. Leurs forme étaient celle de chien à deux têtes. L’eau, durcit, était semblable au cristal mais elle n‘était pas gelé. Une dizaine de ces élémentaires sortirent de l’eau entre Sargeras et la cité. Le démon regardait fièrement ces créations. Des cris d’effroi provenant de Lune d’argent l’informèrent que d’autres s’étaient levés à l’intérieur de la ville. Un nuage de poussière se souleva au moment où une tour s’écroula, disparaissant derrière les remparts.
- Allez-y, démon des eaux !
Les élémentaires se précipitèrent sur la cité.
- Envoie les infernos et les chiens.
Ratniltep claqua de son fouet, faisant des gestes de haut en bas. Une pluie de feu s’abattit sur les remparts elfique, écroulant des morceaux de mur et créant des brèches un peu partout. Des infernos, les créatures composés de roches en fusions, s’extirpèrent des trous et se mirent en marche pour faire le plus de dégâts. Les gangrechiens, qui se nourrissaient de la magie, apparurent sous les claquements de fouets et partirent aussi sur les elfes. L’armée démoniaque avança à son tour, impatient de se nourrir de la magie et de la vie des elfes.


Avant de comprendre ce qu’il se passait, pas mal d’elfes furent engloutis par les démons des eaux qui les entrainaient dans la crevasse qui déversaient l’eau dans la cité. Les manipulateurs de magie tentèrent rapidement de les détruire grâce à l’ombre où l’arcane, mais les bêtes ne ralentissaient pas. La magie ne leur faisait simplement aucun effet. Le sol tremblait alors qu’une pluie de feu se déversaient sur la cité. Des infernos se mirent à tout détruire, écroulant les tours et les murs. Ils écrasaient quiconque sur leur chemin. L’un d’entre eux atterrit sur le blocus fait par l’armée elfe à l’entrée de ville, et le brisa d’un coup. Des chiens démoniaques et des démons des eaux se précipitèrent sur les portes de la cité. Les pièges se déclenchèrent. Des serpents sortirent du sol et attaquèrent les démons. Le sol se gela, les faisant glisser, des explosions retentirent un peu partout, larguant des morceaux de chairs démoniaques sur les soldats et sur le sol.
Un élémentaire d’eau marcha sur un piège de glace qui le gela entièrement. La créature s’immobilisa.
- La glace, c’est de l’eau figé…Mais bien sûr… Il faut les geler pour les détruire !
Les forestiers et les magistères sortirent de leur cachette sur les hauteurs et se mirent à repousser les démons. Les magistères lançaient les pouvoirs de la glace pur, utilisant toute leur magie pour transformer les démons d’eau en block de glace. Les forestiers de leur coté, prirent des explosifs dans leur sacs. Ils les fixèrent sur leurs flèches et les envoyèrent sur les démons gelés. Les explosions qui retentirent fendirent la glace, pour la détruire en plusieurs morceaux.
Les gardes attiraient l’attention des infernos, parant leur coup de leur bouclier amélioré par la magie, tandis que les combattants munies de lourdes armes les détruisaient en brisant la roche par de violents coups.


L’évacuation battait son plein et approchait de la fin. Le niveau de l’eau montait dans la cité. Les citoyens commencèrent à s‘affoler. Des infernos pénétrèrent la flèche solfurie, et se mirent à tout casser. La cohue s’installa. Pour fuir les démons et la montée des eaux, quelques uns bousculèrent les personnes devant eux et tentèrent de prendre le portail le plus vite possible. Les elfes se marchaient les uns sur les autres, écrasant et tuant certains des leurs dans la bousculade.
Les démons de roche donnaient des revers de leurs mains et bras de pierre, poussant les elfes les uns sur les autres, ou sur les murs. Sous la pression, plusieurs sentirent leurs os se briser. Quelques réfugiés furent ainsi tué, écrabouillés contre un mur, d’autres furent éjecté dans les airs et passèrent le portail de cette façon.
Dame Liadrin et ses chevaliers de sang arrivèrent et attirèrent l’attention des infernos.
- On s’en occupe, poursuivez l’évacuation !
Les gardes, abasourdis, se relevèrent, acquiesçant et aidèrent les blessés à passer le portail, permettant à l’évacuation de reprendre son cours. Les gens regardaient les démons, inquiets, ainsi que l’eau qui montait, attendant avec impatience de franchir la porte de leur salut, se bousculant.

La pluie continuait de tomber. Le tonnerre grondait. Des éclairs zébraient le ciel. Les elfes défendant la ville étaient déjà exténués. La forte pluie les empêchaient de voir loin, malgré leur vision affutés. L’eau s’engouffrait dans leurs armures, leur donnant des frissons désagréable, et les perturbants.
Ils reformaient tant bien que mal les rangs, diminués par l’attaque surprise. A ce rythme là, ils ne tiendraient pas longtemps.
A peine venaient-ils de se mettre en garde que le gros de l’armée démoniaque enfonça les rangs. Les elfes tentèrent de riposter. Mais avec la pluie et la fatigue, leurs mouvements étaient faibles, imprécis. Les démons les massacrèrent allégrement, excitée par toute cette chair étalée à leur pied. Des membres volèrent dans tout les sens.
Les forestiers lançaient flèches sur flèches avec une précision amoindrie aussi, mais toujours aussi mortelle. Les démons commencèrent à ralentir sous la pluie de projectiles. Leurs corps, jonchés de flèches, s’écroulèrent. La première ligne démoniaque venait de céder et offrait un barrage de courte durée aux elfes. Les lanceurs de sorts déchaînaient le feu, la glace, l’ombre, l’arcane, la lumière pour retarder la deuxième ligne de démon. Le sol brûlait par endroits, et gelait à d’autre.
Un nuage de poussière épais se leva malgré la pluie, cachant toute activité des démons. A part le bruit de l’eau et le tonnerre, plus aucun son ne s’élevait. Les elfes soufflèrent, attendant, reformant les rangs. D’un coup, les sommets des remparts et des tours explosèrent. Des débris tombèrent sur les soldats qui durent se mettre à l’abris, brisant la formation. Les explosions se répétèrent, et touchèrent aussi le barrage de corps morts, envoyant de la chair et du sang partout. Les murs de la cité s’écroulèrent, laissant de vastes ouvertures aux démons qui se précipitèrent tel une marée dans les brèches. L’eau s’écoula au travers des crevasses, diminuant la quantité dans la cité.

Les six assassins se mirent dans le dos des sorciers démons qui déclenchaient de telles explosions. Armés de leurs dagues, ils sortirent de l’ombre et passèrent à l’attaque, tuant d’un coup dans la nuque une dizaines d’érédars. Avant même que les corps soient au sol, ils attaquaient déjà d’autres démons.
Des gardes funestes frappèrent armés de longues épées. Grâce à leurs agilité exceptionnel, les assassins esquivèrent les attaques, se préparant à contrer. Trois des sept démons les attaquants virent leurs tripes se répandre sur le sol au moment de la contre attaque. L’un des démons découpa un elfe en deux, arrachant sa tête du reste de son corps. Les tueurs de l’ombre se mirent en garde, prêt à riposter. Quatre d’entre eux tombèrent au sol, hurlant de douleur. Des chiens démoniaques avaient posés leurs tentacules dans leur dos et aspiraient leurs fluides magiques. Ils se recroquevillèrent sur le sol et le corps s’affaissa, vidé de toute substance. Même leurs os étaient devenu plat.
Le dernier elfe prit peur et tenta de se sauver, lâchant une boule de fumée au sol pour disparaître. Mais une main se referma sur lui. Sargeras porta le petit être devant ses yeux. La peur et la terreur se lisait sue le visage de l’homme qui tentait de se défaire de cette étreinte, hurlant, pleurant. Chacun des os de son corps se brisa quand le démon serra le poing. Il foudroya littéralement l’elfe du regard, déversant par ses yeux des éclairs d’ombre qui le calcinèrent. Il relâcha le corps ratatiné et sans vie et pénétra avec son armée dans la cité.


Les elfes hurlaient, tentant de sauver leur vie face à la légion qui pénétraient par tout les cotés dans la cité, les encerclant presque. Pratiquement toutes les tours étaient sans sommet ou simplement écroulées. La terreur figeaient les soldats. Tout espoir venait de s’envoler pour eux. Les démons firent une boucherie, découpant et tailladant les chairs. Ils éructaient de joie devant le massacre et la terreur qu’ils infligeaient aux mortels.
Lor’themar recula, évitant un coup d’épée et tira une flèche explosive dans l’œil du démon qui l’attaquait. Le projectile atteignit sa cible, et la tête de la créature explosa. L’elfe cracha et hurla.
- Repli ! Ils sont passés ! Repli !
Les rares elfes a avoir tenu leur poste tentèrent de fuir, mais peu réussirent. Les démons étaient partout. Les assassins tuèrent quelques démons isolés, mais s’enfuirent très vite. Les derniers rescapés loin des combats partirent aussi.
Les démons les poursuivirent à travers la cité, passant à travers les murs qu’ils brisaient d’un coup. Ils déclenchèrent les pièges de la cité, transformant le sol en patinoire et les figeant sur place à cause de l’eau. Après quelques minutes de courses effrénés à travers la ville où nombre d’elfe furent massacrés, ils arrivèrent à la flèche solfurie.
- Lor’themar ! Nous venons de terminer l’évacuation !
- Parfait Rommath, il nous faut partir ! Dame Liadrin, prenez le portail avec les soldats !
La matriarche des chevaliers de sang acquiesça et se précipita sur la matrice magique. Les survivants passèrent le portail. Heureusement, il y avait bien plus de rescapés que l’elfe n’en avait vu précédemment.
Le magistère regarda le régent dans les yeux.
- Passe le portail, vite !
- Et toi ?
Les démons arrivèrent devant la flèche solfurie alors que les dernier soldats traversaient la porte. La matriarche elfe regarda en arrière et cria.
- Dépêchez vous ! C’est fini !
Liadrin passa le portail. Lor’themar prit le bras de Rommath.
- Viens, filons !
- Non, vas-y toi ! Je dois refermer le portail !
- Fais le depuis Orgrimmar !
- Trop risqué !
- Non !
D’un geste de la main, le mage repoussa le régent. Ce dernier le lâcha, surprit. Les yeux de Rommath se teintèrent d’une couleur orange un court instant, et une gerbe de flamme fit exploser le sol aux pieds du forestier. Lor’themar poussa un cri, se couvrant les yeux. Le souffle de l’explosion l’entraîna à travers le portail.
Rommath envoya des boules de feu dans tout les sens pour faire tomber des morceaux de la tour afin de reboucher l’entrée et retarder les démons. Le bâtiment fut prit de secousses. Des morceaux tombaient un peu partout. Le plafond se craquelait, menaçant de s’effondrer. Grâce à un puissant sort de protection, le mage créa un dôme en arcane que la structure en ruine reproduit. La roche se referma, formant une masse compacte.
Il soupira et laissa l’arcane parcourir son corps. Des éclairs d’énergies entourèrent ses bras et ses mains puis se dirigèrent sur le portail. La matrice trembla et commença à diminuer, très légèrement. De l’autre coté, Lor’themar tentait de repasser. Mais l’énergie du magistère l’en empêchait.
- Arrête cette folie et vient ! Ferme le portail de notre coté !
- Non ! Mène les elfes de sang ! Détruisez la légion !
Le portail devint opaque, rétrécissant toujours.
De l’autre coté du dôme improvisé, les démons frappaient la roche pour la faire s’écrouler et passer. Les restes de la tour furent secoués de tremblements. Le plafond s’ouvrit et laissa passer un chien démoniaque. Dans un élan de colère, Rommath délivra une vaste quantité d’arcane sur la créature qui la dévora avec joie. Mais l’énergie était instable alors que le mage invoquait les puissances cachés de la région, dont celle qui volait autour de lui, l’énergie résiduelle du puits solaire. Le démon hurla alors que son corps gonflait. Sa peau se craquela, laissant son sang vert couler sur le sol, il tenta de fuir. Sa masse le bloquait pratiquement sur place. Il explosa dans un râle ignoble. L’elfe reporta son attention sur le portail qui n’était plus qu’un petit trou à travers la pièce. Les voix du régent et des elfes de l’autre coté diminuèrent, puis se turent. La porte magique se referma complètement. Le mage tomba à terre, exténué. Sa vision était trouble. Il entendait les grattements des démons dans son dos et se releva, chancelant. Il murmura.
- Venez…Je vais mourir…Mais j’en entraînerais le plus possible avec moi…
Il concentra le reste de ses pouvoirs et créa une forte explosion, balayant les rochers vers l’extérieur. Les démons furent propulsés en arrières et tombèrent au milieu de l’armée grouillante ou contre les murs. Certains furent écrasés par les morceaux de la tour. Rommath s’avança, un rictus sur les lèvres. Il semblait très affaibli, le dos vouté, et les bras pendouillant lamentablement. Il fit un pas et tenta de canaliser à nouveau la magie, sans succès. Il tomba à genou. L’armée de démon s’arrêta et une créature munies d’ailes se fraya un chemin jusqu’au mage.
-T-toi….
Le démon ricana, son visage déformé par un rictus sadique.
- Je finis ce que j’ai commencé il y a longtemps…La victoire de la légion !
Varimathras souleva le mage en le tenant par le cou, et le décapita d’un coup de griffe. La tête de l’elfe roula sur le sol, figé sur une expression de fatigue et de lassitude.
Des flammes s’élevaient de la cité elfique désormais vide de vie mortels. Les démons saccageaient tout, et se nourrissaient des balises magiques, ainsi que des cristaux que les elfes avaient entreposés. Lune d’Argent n’était plus…


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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Sam 18 Juin 2011, 21:50

Chapitre 14: Union.


La destruction de la cité elfique de Lune d’argent apportait avec elle l’annihilation de tout un continent. Plus rien ne subsistait pour tenir tête à la terrible légion ardente qui saccageait tout sur son passage. Après deux jours, les chefs démons traversèrent l’océan séparant les Royaumes de l’Est de Kalimdor.

Dans la ville de Darnassus, les fortifications avançaient lentement, mais surement. La tension était palpable. Les modes de vies foncièrement différends des peuples et la menace pesant sur tous ne rendaient pas la vie facile. Dans le temple d’Elune, les chefs de l’alliance ne cessaient de débattre de la meilleur manière de survie. Tyrande regarda ses compagnons.
- C’est plus grave que prévu…Si ce que Velen dit est vrai…Nous n’avons pas simplement à faire à la légion, mais à son maître tout puissant…Sargeras…
Varian grinça des dents.
- Il est si dangereux que ça ?
- Plus encore humain. Mes frères, Kil’jaeden et Archimonde qui étaient déjà très puissants, ont courbés l’échine devant lui. Ils ont acquis plus de pouvoir encore. Pourtant, rien de comparable au sien… Ce qui m’inquiète c’est…
- Qu’y A-t-il Velen ?
La prêtresse le regarda dans les yeux.
- Sargeras a suffisamment de puissance pour nous anéantir d’un coup…Mais il ne l’a pas fait…Il doit être largement affaibli… Mais dans ce cas là, il ne serait pas venu comme ça…
Tyrande déglutit.
- Qu-que voulez-vous dire ?
- J’ai peur qu’il y ai une autre puissance en jeu…et ça ne présage rien de bon.
Le roi Magni se racla la gorge.
- Alors dans ce cas, il nous faut l’aide de la horde pour en finir. Si une autre puissance est en jeu, nous devons en finir avec les démons avant !
Jaina prit la parole.
- Le soucis…c’est que la horde semble avoir disparu…
Elle pointa de son doigt la capitale des orcs sur la carte posée devant eux.
- Je suis allée dans leur capitale. Elle était pratiquement détruite…Autrement dit…
Le roi humain cracha et finit la phrase.
- Ces peaux vertes ont été anéantis, et la légion marche sur nous !
Elle acquiesça et baissa les yeux, l’air désemparé. Le draenei opina du chef puis tenta de remonter le moral.
- Allons…Une bataille n’est jamais décidée d’avance mes amis. Tant que nous n’avons pas perdu espoir, alors nous pouvons gagner. L’avenir peut nous apporter bien des surprises. Si nous autres, chefs de l’alliance perdons espoir, alors pourquoi nos peuples lèveraient-ils simplement les armes ? Si cette guerre doit être la dernière que nous livrons…Alors tentons le tout pour le tout afin qu’aucune autre planète n’ait à souffrir de cette armée !
Les chefs de l’alliance regardèrent Velen, l’air déstabilisé, puis ils se mirent à acquiescer, reprenant confiance.
- Vous avez raisons ! Les elfes de la nuit n’ont jamais baissé les bras devant la légion ! Nous allons nous battre encore une fois !
Les chefs reprirent espoir.
- Alors préparons nous à la bataille !
Tyrande posa une carte de Darnassus et de la région alentours sur la table. Ils commencèrent à penser à la défense la plus approprié.




Des petites vagues remuait la mer ci et là. L’embarcation, malmenés par le léger vent, avançait vers la côte non loin. Un couple d’orc emmitouflés dans de gros vêtements était à son bord. Depuis près de deux semaines, ils se dirigeaient vers le continent gelé du Northrend. La femme tenait dans ses bras son bébé qui criait. Elle tentait de le calmer comme elle pouvait.
- On est encore loin ?
Son compagnon ne répondit pas, ne bougea pas.
- Hého ? J’te parle !
L’orc finit par ouvrir les yeux après quelques secondes et maugréa. Il prit une profonde inspiration, puis posa son regard sur l’enfant et enfin sur sa femme.
- Quoi ?
- Je suis toute courbaturée ! Ça fait deux semaines là !
Orbrim se redressa et s’étira un peu. La barque tangua.
- T’es taré ! Tu vas nous foutre à l’eau hé !
- Ferme là.
Il parla d’un ton sec mais sans élever la voix ou s’énerver. Pourtant, Galathea se tut immédiatement.
Killmaster regarda au loin.
- On approche des cotes. On y sera dans quelques minutes.

L’embarcation dériva jusqu’à la cote. A peine le bois était-il entré en contact avec le sable que le démoniste descendit.
- Attend moi !
Sa femme commença à s’extirper de la barque. Il se retourna et la regarda dans les yeux.
- Tu ne bouges pas !
Incertaine, Galathea regarda l’orc continuer sa route sans un regard en arrière.
Le ton impérieux qu’il avait prit, l’éclat de colère dans ses yeux, tout cela avait figée l’orque. Elle oubliait parfois à quel point il était…animal… A quel point il pouvait se montrer sauvage.
Après de longues minutes d’hésitation, les cris de son bébé la ramenèrent à la réalité. Elle posa ses yeux sur l’enfant qui pleurait pour communiquer sa faim, qu’il avait froid.
- Il ne t’abandonne pas… Il ne veut pas que tu sois en danger, c’est tout…
L’orque poussa un soupir et descendit à son tour. Elle était plus en danger seule. Elle se mit à la recherche de son compagnon. Les minutes s’écoulèrent sans qu’elle ne le retrouve. Les traces de pas du démoniste étaient clairs et net sur la neige. Mais une chose l’angoissait… L’absence de vie, même animale. Pas un oiseau qui ne volait, pas une bestiole qui ne courrait dans la neige… Pas une seule bête qui se déplaçait à la recherche de nourriture. Non, il n’y avait rien de tout ça. Le Northrend semblait être réellement un continent mort. Un cri retint son attention. Une idée lui glaça le sang. Et si Killmaster avait des ennuis ? Elle se précipita vers l’origine de ce son. Elle vit le démoniste lui tournant le dos. Soulagée, elle s’approcha. Au pied de l’orc se trainait un humain à la mine affreuse. Il semblait terrorisé. Ne sachant que dire, elle resta silencieuse, indécise.

L’orc avait sentit sa compagne arriver. Mais il ne se retourna pas, ne lui fit aucun signe, rien. Il laissa son regard braqué sur l’humain à ses pieds. Ce dernier rampait pour lui échapper. Mais en vain.
- Je te le redemande : Que fais-tu avec ça ?
Orbrim tenait dans la main une étoffe aux couleurs de la horde. L’homme à ses pieds tremblait de tout son être.
- Trouvé ! Tous morts !
- C’est toi qui les a tué ?
L’humain fit non de la tête.
Le regard du démoniste se posa sur la grande forteresse à sa gauche, complètement calciné. L’offensive chanteguerre n’était plus qu’un amas de cendre. A sa droite, le bastion des humains n’était pas dans un meilleur état. Avec un soupir de lassitude, il jeta l’étoffe sur son prisonnier.
- Vas t-en.
Sans se faire prier, ce dernier ramassa l’étoffe et s’enfuit sans demander son reste. Orbrim fit face à sa compagne.
- Je t’avais dit de rester à bord il me semble.
- Je crois que je suis autant en danger là bas qu’ici. Donc, il vaut mieux que je te suive. Si on se fait attaqué, j’aurais au moins une chance non ?
L’orc passa la main sur sa figure avec un air exaspéré. Mais finalement, l’idée n’était pas totalement saugrenue, il devait le reconnaître.
- Bon, amène toi.
Il poursuivit sa route vers l’ancienne forteresse des orcs.


Tout n’était plus que cendre. Orbrim inspecta les lieux sans montrer la moindre émotion. De son coté, Galathea semblait horrifiée.
-Qu’Est-ce qui a pu faire ça ?
- J’en ai rien à foutre.
Et sans ajouter un mot, il sortit de la forteresse. L’orc en fit plusieurs fois le tour, puis revint à l’intérieur.
- Tu es obligé d’être aussi désagréable à la fin ?
Orbrim ne répondit rien. Son regard était fixé sur le sol devant lui. Du bout du pied, il poussa un bout de table.
- Tiens tiens…
Il se pencha lentement sur sa découverte et l’examina avec attention. Galathea poussa un soupir d’exaspération.
- Répond pas surtout hein.
- Celui-ci n’est pas brûlé.
- Quoi ?
Elle s’approcha et regarda le corps mutilé. Killmaster le touchait et le retournait sans précaution, sans le moindre respect.
- Hummm….
- Qu’y A-t-il ?
Il pointa du doigt l’arrière du crâne de la victime. Un petit trou perçait sa tête.
- Horrible façon de mourir quand même.
Sa compagne déglutit. Orbrim regarda aux alentours.
- Qu’est-ce qui a pu faire..
Le démoniste posa sa main sur la bouche de son épouse.
- Chut !
Elle se figea. L’orc retira sa main et elle cracha.
- Nan mais t’es pas bien ?!
- Ferme-là !
Elle se tut immédiatement. Orbrim chuchotait, et c’était très rare. Il avait perçu quelque chose, elle en était sûre. Un petit bruit attira leur attention à droite. L’orc s’approcha lentement. Un autre son provenant de la gauche le fit se retourner.
- On est pas seul…
Quelqu’un s’avança, restant caché dans l’ombre. Il tenait une large épée pointée vers les deux orcs.
- Qui êtes vous et que faites vous ici ?
Deux autres hommes masqués apparurent derrière Killmaster. Il se retourna vivement, préparant déjà ses sorts. Mais leurs armes le menaçait. Il ne fit rien. Galathea regarda la scène, cherchant une opportunité sans mettre son enfant en danger.
- Je répète. Qui êtes vous et que faites vous ici ?
L’orc ravala sa colère et étudia calmement la situation. Ils étaient trois, dont au moins deux combattants au corps à corps. Le troisième était soi un lanceur de sorts offensifs, soi un soigneur. Sa marge d’action était trop réduite pour que le risque en vaille la peine. Il posa son regard sur sa femme et son fils, et poussa un soupir. Il était préférable d’obtempérer pour l’heure.
- Je suis.. Killmaster, du clan Hellscream. Et ..
Il pointa du doigt l’orque.
- Voici ma compagne, Galathea. Ainsi que notre fils.
Les hommes le dévisagèrent. Ils avaient un léger accent. Un accent qui lui était familier. L’un des inconnu, celui sans épée, sautillait légèrement d’un pied sur l’autre.
- Et que faites-vous ici ?
Ce pouvait-il que le troisième homme soit … ? Il allait bien voir. Il poussa un soupir et prit un ton ironique.
- On est en vacances, ça ne se voit pas ?
- Ne joue pas avec nous !
Le premier semblait plus nerveux que les autres… Parfait. Orbrim continua du même ton ironique.
- Pas très accueillant envers les visiteurs. Ne vous étonnez pas ensuite que vous soyez si délaissé.
- T’es un comique dis donc.
L’inconnu dans le dos de l’orc fit un pas en avant, passant à découvert. Aussitôt, le démoniste envoya un trait d’ombre sur lui, pénétrant son esprit. Des images d’horreur naquirent des plus sombres pensées de sa victime dont les traits se tordirent sous l’effet d’une peur irrationnelle. Le guerrier se mit à courir dans tout les sens en hurlant de terreur, fuyant ce que lui seul pouvait voir. Dans le même temps, lur chef poussa un juron et se précipita sur l’orc. Mais Orbrim avait tout prévu. Dans une explosion de souffre, il disparu, ne laissant qu’un petit tas de cendre là ou il s’était tenu une seconde avant et réapparu dans le dos de son ennemi. Aussitôt les traits du démoniste se déformèrent, son corps s’allongeant, se couvrant d’une aura d’ombre. Des ailes poussèrent dans son dos et des cornes sur son front. Il devint un démon. Son adversaire lui faisait face à présent et avait reculé d’un pas, terrifié lui aussi. Il se reprit et tenta de donner un coup d’épée. L’orc stoppa l’attaque d’une main, attrapant l’arme et la rejeta plus loin, puis envoya un uppercut dans la mâchoire de l’homme qui tomba lourdement au sol. La troisième personne n’avait pas bougé d’un pouce. Elle fit alors un pas en avant, les mains levés.
- On a comprit qui était le plus fort, arrête Kill…
L’intéressé reprit sa forme première, poussant un soupir de dédain.
- Je t’avais bien reconnu Milanthra. Pourquoi tant de manière ?
L’interlocutrice sourit. C’était une elfe d’âge moyen, au visage plutôt anodin, mais aux cheveux coiffés en un impeccable chignon. Orbrim l’avait rencontré et côtoyée il y avait… Bien longtemps.
- Les temps sont durs Kill, tu dois le savoir.
L’elfe s’approcha de ses congénères et les aida à se remettre de leur émotion.
- Je vois que tu n’as rien perdu de tes talents. Ils se sont même renforcé.
- Du menu fretin.
Killmaster n’avait même pas daigné regarder les deux adversaires qu’il avait défait et continuait de fixer son amie.
- Toujours égal à toi-même.
- Que faites-vous ici ?
- Et toi ?
- Ce n’est pas ce que je t’ai demandé Milanthra.
L’intéressée soupira et posa son regard sur Galathea qui s’était rapprochée de son époux. De leur coté, les congénères de l’elfe s’était un peu éloigné, jetant des regards inquiets sur le démoniste qui les avait si facilement défait.
- Je n’aurais jamais cru que tu te caserais.
- Il faut bien perpétuer l’espèce.
Galathea lança un regard noir à son compagnon.
- Quoi ? Et mon poing sur le nez il va perpétuer quoi ?!
La paladine sourit. Orbrim poussa un soupir et posa un regard lourd sur sa femme qui maugréa et se tut, puis regarda de nouveau son amie.
- J’attend.
- Très bien…Nous sommes ici en mission pour Thrall. Notre groupe était dirigé par Rexxar.. Nous sommes venu en zeppelin ici et… Quelque chose nous a..attaqué… Rexxar et un petit groupe ont tenté de le retenir… Nous aussi. Mais… On ne peut combattre ce que l’on ne voit pas.
Killmaster lui fit signe de continuer.
- Tout le reste du groupe est mort. Nous avons réussi à fuir… Et nous sommes cachés depuis.
Elle montra d’un geste empli d’incertitude le corps sans vie découvert plutôt par les orcs.
- Des sortes de…tentacules…Sont sortit du sol. Un simple coup dans le crâne et…
Sa voix s’enroua dans sa gorge. Le démoniste opina du chef un moment.
- Et le fort ?
D’une main il montra les dernières poutres et murs qui maintenaient l’édifice debout, enfin ce qu’il en restait.
- Déjà cramé à notre arrivée. Et nos provisions sont terminées depuis hier. Tu peux te douter que nous sommes à cran étant donné que…
L’orc termina la phrase à sa place.
- Plus rien ne subsiste ici.
La jeune femme acquiesça et se tut, une boule coincée dans la gorge. Elle reprit son souffle et le questionna à son tour.
- Et toi Kill ?
- Je suis les secours.
- Pardon ?
Les deux autres elfes se tinrent soudainement droit sur leurs jambes et se rapprochèrent, l’air ahuris.
- Et bien quoi ? Vu le niveau, il fallait rehausser.
- Thrall t’envoie ?
- Oui. Au retour du zeppelin en piteux état avec un soldat mourant qui annonçait l’apocalypse, il a jugé bon d’envoyer un groupe bien plus restreint sur le terrain, pour ramener d’éventuel survivant.
L’un des deux compagnons de Milanthra prit la parole.
- Et tu pouvais pas nous le dire plutôt ?
Orbrim haussa un sourcil.
- Non. Déjà d’une, je ne savais pas si c’était vous, ne jamais donner trop d’information à un possible ennemi, et de deux, c’était plus drôle ainsi.
- Drôle ?!
La paladine coupa court à la discussion en ordonnant à ses compagnons de se taire.
- Et maintenant, que faisons-nous ?
- On poursuit.
- Tu ne nous ramènes pas ?
- ça ne servirait à rien.
Le démoniste fit volte face et sortie du fort. Il continua de parler sur le ton de la conversation, les autres sur ses talons.
- Les royaumes au sud sont déjà perdus. La légion ardente est de retour.
-Qu-quoi ? ( L’elfe déglutit.) Comment le sais-tu ?
Orbrim cracha.
- Je suis démoniste. Ma vie c’est la destruction des démons. Tu crois que je ne sais pas quand ils sont a proximité ? Je ressens leur souillure depuis qu’ils ont posé pied sur Azeroth. ( Il réprima un frisson.)
Milanthra opina, quelque peu perdue. Elle regarda l’orc.
- Mais, où nous emmènes-tu alors ?
- Au nord.


L’air crépita d’énergie. Une masse noire s’ouvrit subitement, et un elfe en sortit en jurant. Le portail se referma sans un bruit. Darkël prit une profonde inspiration pour tenter de se calmer puis détailla l’endroit. Il était dans une région glacé où un faible vent faisait virevolter quelques tourbillons de neige. Au loin, à travers le petit brouillard, il pouvait apercevoir la plus haute pointe de la citadelle du Roi Liche. Le chevalier renifla avec dérision. C’est ici que tout avait commencé. Il était amusant autant qu’étrange que dans sa fuite de la légion il soit revenu ici. La légion… Le mot irrita sa gorge.
- Bordel de merde !!!
Il reprit son souffle. Keltal lui avait donné beaucoup moins d’énergie qu’il ne l’espérait. Pourtant le paladin avait opposé une farouche résistance. Tout se bousculait dans sa tête. Combattre le Roi liche était une chose, combattre la Légion en était une autre, et il doutait y arriver.


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- Lühanne, soins ! Mais qu'est-ce qu'tas foutue bordel ?
- Euh... Quoi ça ? < était afk > Han, j'ai eu une déco serveur !


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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Sam 18 Juin 2011, 21:51

Chapitre 15 : Le prophète.


Les jours passaient à une vitesse effroyable tandis que la peur allait en grandissant. Les défenses de Teldrassil continuaient d’être renforcées. Pourtant, dans les yeux de son peuple, des membres de l’Alliance, Tyrande pouvait voir la défaite, le désespoir, la peur. Elle se sentait perdue elle aussi, loin de son amour, toujours endormi, alors que la légion arrivait sur eux. Et si les rapports sur la disparition de la Horde s’avérait vrai…Puisse Elune leur venir en aide à tous. Les soldats de toute les races s’afféraient autour d’elle, levant des barricades de pieux pointus, déposant des mines dans le sol, entourant le portail menant au port de tonneaux de bombes. Les étals des marchands restaient en place pour l’heure, au milieu de ce vacarme incessant et ne bougerait pas. Ils serviraient de défense au moment de l’attaque, prêt à être mit en travers de la route. Déjà les maisons proches de l’entrée étaient réquisitionnée pour y mettre archers et lanceurs de sorts. Les forges tournaient à plein rythme ainsi que les tanneries pour produire armes et armures. Le bois et le métal ainsi que le cuir venaient à manquer, mais ce qui inquiétait le plus la Grande prêtresse était les vivres. Darnassus avait de quoi vivre sur ces réserves et tenir un siège… Mais pour sa population seulement. Cinq peuples vivaient à présent dans l’arbre Teldrassil et c’était beaucoup trop.
Les chefs de l’Alliance pensaient à des plans de bataille de grande envergure, voir même héroïque. Les elfes avaient quand à eux l’habitude de se fondre dans les bois, devenant invisibles à leurs agresseurs afin de mieux les attaquer car ils ne s’y attendaient pas. Mais là, ils seraient directement à découvert. Qu’est-ce qui empêcherait les démons ou leur chef, Sargeras, de faire brûler l’arbre ? De directement le détruire, sans venir jusqu’à la cité pour combattre et s’exploser inutilement ? Plus elle y pensait, et plus elle trouvait le plan trop audacieux, trop incertain. Il faudrait des appâts… Des gens prêt à se sacrifier pour montrer le portail aux démons, les inciter à monter… Il faudrait des lanceurs de sorts pour attiser la soif de ces créatures grotesques.

La prêtresse laissa son regard courir sur la cité avec un soupir de lassitude. Varian et Velen étaient impatients de l’assommer à nouveau à coup de stratégie. Elle se mit en route pour le temple quand son regard se fixa sur une elfe à la longue chevelure violette. Elle lui tournait le dos, mais Tyrande en était pratiquement sûre, elle reconnaissait cette chevelure. Elle se rapprocha de la femme et posa une main amicale sur son épaule, l’incitant à se retourner, soulagée et intriguée à la fois. Mais elle déchanta aussitôt. Ce n’était qu’une sentinelle, une jeune elfe qu’elle ne connaissait que vaguement, de vue.
- Désolée…Retourne à tes occupations.
- Oui Prêtresse.
La sentinelle s’éloigna sans rien ajouter.
Tyrande poussa un nouveau soupir. Qu’est-ce qu’elle espérait ? Que Lühanne serait déjà revenue ? Pourtant, elle était presque sûre que c’était elle… La fatigue lui donnait des vertiges. Elle se mettait à halluciner maintenant ! Lühanne… La pauvre elfe, totalement amnésique, qui fut la favorite de Malfurion… Une jeune elfe ayant suivi les enseignements des druides très jeune. Les druides de la cité pensaient qu’elle avait réussi à s’échapper du rêve émeraude et que c’était là la raison de son amnésie. Quoi qu’il en fût, elle était belle et bien revenue et possédait tout ses talents. Tyrande avait décidée de l’envoyer dans le Nord gelé pour trouver des réponses à ses questions, pour découvrir la cause du silence des unités restées là bas. Et depuis, plus aucune nouvelle.
Lühanne, sois prudente. Tyrande adressa une prière muette à Elune, la déesse lune et reprit sa route pour le temple.
Malfurion…Reviens vers moi…
Un cor résonna dans la cité et la tira de ses rêveries. Presque instantanément, des bruits sourds s’élevèrent d’un peu partout et des troupes en tenue de combat se placèrent en position derrière les barricades pour se préparer au combat. Tyrande sourit. Au moins, ils étaient prêt à en démordre malgré le désespoir qui les tiraillaient. Peut être que tout n’était pas perdu. Elle secoua la tête. Mais pourquoi souriait-elle ? Elle aussi devait se tenir prête ! Elle prit son arc et arma une flèche, puis rejoignit les chefs de l’Alliance qui lui adressèrent un regard silencieux. Oui, ils étaient prêts ! Quoi qu’il arrive, ils vendraient chèrement leur peau ! Les démons n’obtiendraient pas une victoire facile !
Une sentinelle sortie du portail. Elle chercha la prêtresse du regard et lui fit un signe indiquant que tout allait bien. Varian et Tyrande ordonnèrent immédiatement de baisser les armes. L’arrivante se rapprocha de la prêtresse et s’inclina humblement. Le trouble habitait son regard.
- Dame Tyrande…Le chef de guerre Thrall demande à vous voir. La Horde se tient sur les quais.



L’elfe se tenait droite sur la saillie rocheuse. La falaise était battue par les vents. La femme leva les bras, laissant l’air froid s’engouffrer dessous, balayant ses aisselles et ses côtes. Le visage, rougit par le froid, et frappé par le vent, était dessiné en un large sourire. Ses cheveux violet tombaient en cascade sur ses épaules et voletaient derrière son crâne. Elle prit une profonde inspiration et se laissa tomber. Le vent sifflait à ses oreilles, la fouettant de toute part. Inexorablement, le sol se rapprochait. Et pourtant, elle exultait. Cette sensation de liberté…
L’elfe ouvrit son esprit à la magie et toucha la nature environnante. Elle en appela aux arbres, aux plantes, bien qu’ils fussent maigres dans cette région glacée. Elle effleura l’âme des animaux telle une douce caresse réconfortante. L’image d’un oiseau, un corbeau, se peignit dans son esprit. Elle l’examina ce qui sembla durer de longues minutes alors que quelques secondes à peine venaient de s’écouler. D’abord les ailes, puis les pattes, le bec, les yeux, puis enfin, tout le corps. Elle nota les formes, les couleurs. Puis, finalement, elle ouvrit les yeux. Le sol n’était plus une surface au loin, mais quelque chose de bien réel et très proche. Elle rata un battement de cœur. Les sensations que lui procuraient la chute, cet air qui l’entourait et qu’elle traversait comme si de rien n’était… Elle ne pourrait jamais se passer de ces émotions là. La joie se lisait sur son visage. Elle rappela l’image du corbeau en elle. Aussitôt, ses bras se changèrent, prenant une forme plus osseuse, ses mains disparaissant tout simplement. Son nez et sa bouche se rejoignirent et s’étirèrent en un bec crochu. Ses yeux argentés devinrent d’un noir d’ébène. Ses jambes rétrécirent et se couvrirent d’écailles. Ses doigts de pieds s’allongèrent et ses ongles poussèrent pour terminer en de longues serres crochues. Finalement, tout son corps rétrécit et se couvrit de plumes noires. L’animal déploya ses ailes, et laissa l’air s’engouffrer dessous, caressant son corps avec tendresse et lui permettant de ralentir, et même de s’envoler. L’elfe parcourut quelques mètres ainsi, se laissant planer et atterrit en douceur dans la neige, reprenant immédiatement sa forme première. Une joie infantile peignait son visage. Elle resta ainsi quelques secondes, sans bouger, les yeux fermés, puis éclata de rire.
Un raclement de gorge la ramena à la réalité. Lentement, elle ouvrit les yeux, presque à contrecœur, et posa un regard amusé sur son amie. Une elfe de sang faisait mine de frapper le sol du pied, marquant son impatience. Emmitouflée dans de grosses fourrures, elle ressemblait à un gros animal, peut être bien à un bébé mammouth. Elle tremblait et affichait un air furieux. Ses cheveux roux étaient coiffés en une queue de cheval fort belle. Ses longues oreilles avaient prit une couleur bleue devant le froid hivernal des terres du nord. A la différence de ceux de sa race, les yeux de l’elfe de sang n’étaient pas d’un éclat vert brillant, mais étaient ternes et entre le vert et le bleu.
- T’as pas bientôt finie de t’amuser non ?
Lühanne était toujours aussi surprise de la facilité avec laquelle son amie Mirlina s’exprimait dans sa langue. Elle était incapable de parler aussi bien le Thalassien.
- Pardonne moi mon amie… J’avais besoin de…me dégourdir un peu.
Elle lui offrit un sourire qui demandait pardon. Mirlina tenta de conserver son allure colérique, mais la mine de son amie fit envoler toute colère et elle s’autorisa à rire à son tour.
- T’es incroyable !
Elles rirent de bon cœur quelques instants. Mirlina reprit son souffle et son sérieux.
- Donc, que faisons-nous ici ? A part m’engourdir.
- Nous cherchons des traces des forces de l’Alliance et de la Horde dans ce désert gelé.
- Tu es au courant que je n’ai pas intérêt à me montrer à tes …amis ?
Lühanne adressa un sourire moqueur à son amie.
- Oh oui, tu as l’habitude d’être visible toi tiens !
- Hey !
La couronne de glace s’ouvrait devant les elfes qui continuaient de rire aux éclats, insouciantes malgré les dangers qui guettaient.


L’elfe abattit avec violence son épée sur une statut. La lame ripa sur la pierre, ne laissant qu’une vague éraflure à peine perceptible. Darkël poussa un soupir de consternation, mêlé à la fatigue et détruisit avec rage une autre statut représentant une créature décérébrée du fléau un peu en retrait.
- Pourquoi lui me résiste t-il ?!
Son visage était déformé par un rictus de haine pure. L’intensité rougeoyante de ses yeux atteignait son paroxysme. A nouveau il frappa.. Et ne récolta qu’une cruelle défaite, et un sentiment d’impuissance. L’effigie du Roi Liche se tenait toujours droite devant lui. Tout autour du chevalier, Horde, Alliance, Fléau, tous avaient gouté à la lame et la fureur de l’elfe et fini en poussière. Mais Arthas lui résistait encore. Fou de rage, il proféra plusieurs juron bien senti, puis, se rappela au calme. Un bruit au loin attira son attention. Il s’en approcha, se cachant grâce au champs de statut. Un groupe composé de trois elfes de sangs et de deux orcs ainsi que, et Darkël n’en revenait pas lui-même, d’un bébé, venait d’arriver dans la couronne de glace, et inspectait les pierres avec étonnement. En se rapprochant encore, Darkël put entendre leur conversation.
- Sont-ils … ?
- Est-ce réellement eux ?
L’orc, qui semblait être le dirigeant de ce groupe, poussa un soupir de lassitude.
- Vous pouvez pas la fermer de temps en temps ?
Les deux elfes jacasseurs le regardèrent, indignés. Mais un seul regard de l’orc suffit à les paniquer. Il devait être puissant.
- Je sens une puissante magie à l’œuvre…( Continua la créature verte. ) Et …de la vie..Ils sont réels ?… Transformés…en pierre…
Darkël eut un rictus satisfait. Il n’était pas le seul à l’avoir remarqué. Alors que le petit groupe se remettait de ces nouvelles et continuait de regarder, médusé, les statuts, l’orc fixa ses yeux sur une effigie au loin et Darkël jura. Il avait masqué sa présence. Cette créature verte ne pouvait l’avoir senti. Pourtant, il fixait la créature pétrifié qui lui servait de cachette. Ravalant un juron, il sortit au grand jour, sa lame runique brillant d’une intensité mauvaise à l’image de ses yeux.
- Des invités ? Je ne m’attendais pas à recevoir… Vous excuserez le manque de couleur.
Le petit groupe se mit en garde.
- Qui es-tu ?
Orbrim l’avait hurlé.
- La mort ?
Un rictus barra le visage du chevalier. Le démoniste déglutit et lui lança un regard noir.
- Es-tu le responsable de cette abomination ? ( Dit-il en désignant les statuts les entourant. )
- Non. Juste de votre mort prochaine et douloureuse.
Avec un rire sans joie, Killmaster planta son bâton dans le sol.
- C’Est-ce que nous allons voir ! Approche, chevalier de la mort !
Darkël fit tournoyer sa lame au dessus de sa tête, un sourire carnassier sur les lèvres. Oui, il allait prendre son temps.. Passer sa rage sur eux ! Il avait faim… Sans un mot, il chargea.


Mirlina et Lühanne restèrent bouche bée. Face à elle, un champ de statut représentant toutes les races composants la Horde, l’Alliance, et, encore plus incroyable, le Fléau. La druidesse se précipita vers celles représentant des elfes de la nuit. Mais une masse sur son dos la pressa au sol et elle s’y étala de tout son long. La kaldorei sortit la tête de la neige, reprenant son souffle, et cria quelques mots bien sentis qui furent étouffés par une main sur sa bouche. Mirlina lui fit signe de se taire et murmura.
- Tu n’entends pas ? Des bruits de luttes !
Non, Lühanne n’entendait rien du tout ! Mais en se concentrant, elle ressentit l’énergie qui crépitait autour d’elle, puis les sons de la bataille la rejoignirent. Elle opina et se releva lentement, laissant son amie glisser à coté d’elle. Toutes les deux se mirent debout et s’approchèrent pour voir le combat. Un orc et un elfe de sang se battaient avec rage. Le démoniste apparaissait et disparaissait tout autour de son adversaire, hurlant des ordres à quatre personnes derrière lui que Mirlina comprit comme un : Ne vous en mêlez pas.
L’air crépitait d’énergie impie et de magie d’ombre alors que les voiles mortels du chevalier et les traits de l’ombre de l’orc volaient en tout sens, explosant la neige, les statuts, créant des ondes de chocs quand elles se frappaient l’une l’autre. L’elfe donna un coup d’épée à la taille à l’endroit où son adversaire c’était tenu une seconde plus tôt et jura. Puis, du même mouvement, il en donna un autre. L’orc apparut au même moment à l’endroit exact que la lame ratissait, et bloqua de justesse l’attaque de son bâton. Mais le bout de bois se coupa en deux, et il trébucha lourdement.
Mirlina jeta un regard à son amie, puis se camoufla, et avança. Lühanne lui cria après, ne faisant qu’attirer les regards des combattants sur elle. Avec un grognement, elle fit appel à la nature. Elle étendit son esprit et toucha celui des lointaines panthères de strangleronce, ces nobles créatures capable de se camoufler elles aussi. Elle les flatta du bout des doigts, admirant leur beauté, leur vigueur, leur agilité. Elle sentit alors l’énergie filtrer à travers son corps, modifiant chacun de ses atomes. Ses doigts se recourbèrent, se transformant en puissantes pattes terminées de griffes rétractables. Son nez s’aplatit, devenant un museau. Ses dents s’allongèrent et ses mâchoires changèrent, devenant plus puissantes, plus coupantes, plus dangereuses. Sa peau se teinta d’un violet plus prononcé en même temps que d’un magnifique pelage d’hiver. Ce qui lui sembla durer de longues minutes dura en réalité quelques secondes à peine, et là où s’était tenu une magnifique kaldorei, apparaissait une panthère redoutable. Avec agilité, elle sauta parmi les statuts et se rapprocha du combat, son museau froncé dans une posture agressive.

Une voix tonitruante résonna dans la couronne de glace.
- ça suffit !
Un éclair d’énergie blanc frappa le sol entre le chevalier, l’orc, et la druidesse, et les repoussa sur plusieurs mètres. Un homme encapuchonné, se reposant sur un bâton apparut dans la lumière. Le bâton était énorme, comme si c’était un morceau d’arbre qui n’avait pas été réduit. Il semblait solide, et brillait sous l’effet du vernis. Dans les tons rouges, il se terminait par une tête de dragon, et un petit cristal blanc reposait dans la gueule de la bête. L’énergie s’écoulait de l’inconnu. Une magie puissante qui fit frissonner les personnes présentes. Même Darkël recula de quelques pas à son arrivée, visiblement mal à l’aise. L’homme, dont le regard était caché par la capuche, se tourna vers chaque personne présente.
- Il n’est pas l’heure pour de telles futilités !
Sa voix gronda, faisant vibrer l’air. Mirlina s’approcha de l’arrivant, se tenant prête à toute éventualité. D’un mouvement de la main presque imperceptible, l’inconnu effleura l’elfe dans son dos. Alors, elle sentit un changement en elle et tout les regards se tournèrent vers elle. L’homme venait tout simplement de la rendre visible. Il possédait des pouvoirs redoutables se dit-elle.
L’elfe rejoignit son amie kaldorei. Cette dernière reprit forme elfique et posa un regard calme sur l’étranger.
- Je sens en vous une puissante force étranger… Qui êtes-vous ?
Un sourire sembla se dessiner sur ses lèvres, mais Lühanne ne put en jurer à cause de la capuche.
- Peu importe gente Dame. L’important n’est pas qui je suis, mais la raison de ma présence ici.
Il se déplaça, de façon à avoir tout le monde à portée de vue.
- Une fois de plus, le monde court un grave dangers mes amis.
Darkël poussa un petit « tsss » que l’étranger balaya d’un revers de la main. Killmaster de son coté posa un regard calculateur sur l’homme. Il ne lui inspirait pas confiance.
- Oui, même toi chevalier. Pour atteindre ton objectif ici et maintenant, tu vas devoir protéger la vie.
Darkël se renfrogna. Il était presque sûr de connaître cet homme… Mais il ne voyait pas du tout qui il pouvait être.
Mirlina fouilla sa mémoire et parla d’une voix incertaine.
- Vous…Ne pouvez pas être lui… Le dernier gardien ?
L’homme sourit, elle en était sûre !
- Non. Mais il est vrai que je me présente à vous de la même façon que lui autrefois… Sous la forme d’un prophète.
- Qu’elle est la raison de votre présence alors ?
Lühanne recentra le sujet, visiblement impatiente d’en savoir plus.
- La légion.
Lühanne et Mirlina écarquillèrent les yeux, sous le choc. Les autres baissèrent simplement les yeux. Darkël quand à lui, renifla d’ennui.
- Elle marche à nouveau sur ce monde. Horde, Alliance… Cela n’a plus d’importance. Comme autrefois, vous devez vous unir pour endiguer le mal qui menace toute vie.
La kaldorei, affolée, se rapprocha et parla d’un air implorant.
- Où sont-ils désormais ? Que devons-nous faire ?
- Tout les survivants sont désormais réunis sur Teldrassil. Mais la légion le sait. Ils sentent la magie. Bientôt, il ne restera plus rien !



- Comment avez-vous réussi à fuir ?
- Nous étions prévenu de l’arrivée de la légion Jaina. Grâce aux réprouvés. Devant la menace, nous avons quitté Orgrimmar.
Jaina opina et posa un regard compatissant sur Thrall. Le chef de guerre de la Horde lui sourit en retour. Les chefs de factions se tenaient dans le grand temple, et le silence qui régnait les mettaient mal à l’aise. Personne n’osait dire quoi que ce soit de peur de déclencher un conflit qui ne serait pas le bienvenue. Magni Barbe-De-Bronze se racla la gorge.
- Bah alors garçons, vous avez attraper mal à la gorge p’tete ?
Il s’avança et tendit la main à Thrall avec assurance.
- Bienv’nue. J’sais c’qu’vous ressentez. Ma chère Forgefer…( La voix du roi nain se brisa un instant ) L’a été détruite aussi… Content d’vous avoir en alliés. On va en montrer aux démons !
L’orc serra la main du nain et inclina la tête avec respect.
- La Horde partage le sentiment de perte et la fierté de combattre aux cotés de l’Alliance.
Un son grave mit fin à l’étalage de bon sentiments. Aussitôt, la terre se mit à trembler. Des cris s’élevèrent d’un peu partout. Tyrande fronça les sourcils, son visage déformé par la peur et la haine et déclara d’une voix rauque.
- Ils sont ici.. Je les sens… La dernière bataille…
Sans ajouter mot, elle sortit en trombe du temple, les autres dirigeants sur ses talons. Déjà les balles et flèches fusaient vers le ciel et le portail menant au port. Les forces de la Horde et de l’Alliance se coordonnaient pour frapper et se couvrir bien qu’elles n’étaient pas habitués à le faire. Les corps de démons tombaient des cieux, fauchés par une pluie de métal et de bois.
- Faites tout exploser les gars !
Un nain pointa son mortier vers le portail d’où le flot de démon surgissait et tira. L’obus fila dans les airs, le temps sembla se ralentir. Tous retinrent leur respiration alors que les démons continuaient d’affluer, leurs visages ignobles déformés par un rictus de joie sauvage. Le missile frappa le baril le plus proche. Immédiatement, le tonneau explosa, envoyant de la cendre un peu partout ainsi qu’un jet de flamme qui fit tomber les créatures à la renverse, le souffle balayant la zone. Mais le portail était toujours là, crachant les combattants démoniaques sans discontinuer. Leur tentative avait foirée !
Les monstres firent rapidement une percée, leur nombre ne cessant de croître. Les premières barricades explosèrent sous l’avancée.
- Repli !!
Les troupes reculèrent, subissant d’énormes pertes. Les créatures de la légion s’en donnaient à cœur joie, découpant, tailladant, massacrant sans interruption. Le feu continuait d’avancer autour du portail et les autres barils s’embrasèrent finalement. Une nouvelle explosion retentit et le souffle fit tomber tout le monde à la renverse. Le portail s’écroula. Des bâtiments proches se renversèrent. Des démons aussi bien que des mortels hurlaient de douleur, se roulant sur le sol, leur corps en proie aux flammes. Les cieux se teintèrent de noir alors que de nouvelles monstruosités ailées passèrent à l’attaque.




- Il nous faut les aider !
Mirlina posa un regard sombre sur son amie et posa une main sur son épaule pour la réconforter.
- Nous n’avons aucun moyen de rallier Darnassus Lühanne…
La kaldorei se tourna vers la sindorei, puis vers les autres personnes présentes. Tous baissèrent le regard à part Darkël. Ce dernier souriait, largement satisfait et plongeait son regard rougeoyant dans celui de l’elfe. La concernée détourna le regard et se concentra à nouveau sur le prophète.
- Vous devez connaître un moyen.
L’intéressé hocha la tête et montra le chevalier.
- Lui peut.
Darkël perdit de son assurance un instant.
- De quoi ?
Lühanne déglutit.
- Ce..Tueur ? Mais ce n’est pas sérieux !
- Il a plus de pouvoir que vous ne l’imaginez. Il peut se téléporter là bas.
Le chevalier cracha.
- Je n’ai aucun intérêt à y aller ! Vos peuples peuvent bien mourir, je n’en ai que faire !
Mirlina s’approcha de lui et le gifla. Sans broncher, le chevalier lui rendit sa gifle. La sindorei poussa un cri et tomba au sol, se massant la joue. Une trace rouge, laissée par la main gantée, barrait son visage. Elle lui jeta un regard noir.
- Tu es sindorei, comme moi, crétin !
- Pauvre folle , tu tiens à mourir ?!
Darkël s’avança d’un pas menaçant mais le prophète se mit entre les deux elfes. Avec une grimace de dédain, le chevalier recula d’un pas.
- Je ne suis pas un mortel comme vous. Je n’appartiens à aucun peuple. Les sindorei peuvent bien mourir ! Je n’en ai cure.
L’homme encapuchonné prit une voix teinté d’humour.
- Je n’en suis pas si sur vois-tu.
L’elfe cracha à nouveau.
- Je te déconseille de te moquer de moi !
- Si les mortels que tu méprises meurent, ta vie ne tiendra plus à grand-chose. Crois-tu pouvoir rester libre alors que les démons détruiront ce monde comme les autres ? Crois-tu vraiment réussir à te sortir de ça même avec tout tes pouvoirs ? Tu es bien sot alors.
Darkël serra les poings, un rictus haineux déformant son visage. Il tremblait de colère. Comment osait-il ce pitoyable prophète, comment osait-il lui parler ainsi ? A lui ! Des mots bien sentis se formèrent sur ses lèvres, mais au dernier moment, il se tut. L’énergie de l’homme n’était pas à prendre à la légère. Lors de son arrivé, il avait tétanisé le chevalier un instant. Darkël se détourna et ouvrit une porte d’ombre.
- Je m’y rends.
Il marcha pour le franchir et s’arrêta à quelques centimètres. En jetant un regard au prophète, il lâcha :
-… Je te hais déjà, qui que tu sois…
Et s’engouffra dans le portail.



Les sorts fusaient en tout sens, venant des mortels comme des démons. Le sol était noir du sang des morts et recouvert de corps des deux armées. Les érédars ouvraient des portails pour apporter leur infanterie dans la cité. Partout des brèches se créaient dans la défenses des mortels. Les ordres se perdaient dans une cacophonie de son métalliques, de crépitements, de pleurs et de cris d’agonie. Partout le feu prenaient, brûlant les édifices, cramant le sol. L’hôtel des ventes s’écroula dans un brasier flamboyant. La panique était palpable et gagnait la cité entière. Darkël renifla. Pitoyables, voilà ce qu’ils étaient. Et il devait les aider ? Ridicule !
Les paroles du prophète résonnèrent dans son esprit. Il cracha. Malheureusement c’était vrai. Il avait besoin d’eux pour survivre aux démons. Il poussa un juron bien senti et avança aux devants de l’armée mortelle et se campa devant leurs chefs.
- Alors, besoin d’un taxi ? ( Dit-il avec un sourire narquois.)
Sans attendre de réponse, devant le regard ahuris des dirigeants, il ouvrit une porte d’ombre. L’hébétude passée, le roi humain parla.
- Mais qui diable êtes-vous ?!
- ça n’a aucune importance mortel. Si tu ne veux pas mourir, ordonne aux tiens de traverser ce portail ! Cette cité est perdue..
Et sans rien ajouter, il traversa la porte. Le roi hésita. Les explosions, la peur, les pleurs autour de lui le ramenèrent à la réalité. Avec une pointe d’irritation, il fit face aux autres dirigeants de l’Alliance et de la Horde. Ils acquiescèrent, visiblement aussi peu rassuré. De toute manière, ils n’avaient pas le choix. La cité tombait en ruines. Varian renifla et ordonna le repli par le portail.



Les démons ne cessaient d’affluer, que ce soit par les portails ou par le ciel. L’arbre Teldrassil tout entier était secoués de tremblements de plus en plus fort. Le sol s‘inclinait légèrement. Le feu continuait de se propager un peu partout. Les divers pièges explosifs disséminés dans la cité explosaient les uns après les autres, retardant la progression de la légion.
L’évacuation des non combattants battait son plein, mais le petit portail ne laissait pas assez de place. Suivant la ligne magique, Jaina Portvaillant concentra sa magie et ouvra une nouvelle structure magique, rapidement imité par les mages les plus expérimentés, redonnant un nouveau souffle à la fuite. Mais les démons continuaient de percer les défenses et petit à petit, se rapprochaient du point de repli. L’eau des lacs coulaient lentement sur le sol selon l’inclinaison, le rendant glissant, nettoyant le sang qui s’y trouvait.
- Il ne nous reste plus beaucoup de temps !
Tyrande se tourna vers Malrana, un conseiller humain. Ce dernier cria par-dessus le tumulte qui frappait la cité.
- Les civils sont pratiquement tous passés ! Il nous faut encore plusieurs minutes pour terminer l’évacuation !
Tyrande poussa un soupir énervé et perça la tête d’un démon d’une flèche. Cairne, qui avait écouté la conversation, rassembla ses plus puissants soldats. Il se rapprocha de Thrall.
- Mon ami… Je vous remercie pour avoir aidé mon peuple, pour votre soutien.
Le chef de la horde fit face au seigneur tauren, surprit.
- Mais vous en avez fait autant pour moi Cairne ! Les taurens pourront toujours compter sur la Horde, vous le savez !
Le chef tauren sourit, et posa une main sur l’épaule du jeune orc, le transperçant de son regard.
- Notre dette d’honneur sera peut être un peu moins lourde à présent.
Et sans rien ajouter, Cairne, suivi de ses guerriers munis de larges masses, s’avança au devant des démons. Poussant un cri rauque venu du plus profond de sa gorge, il s’élança, et frappa de son arme le premier démon à sa portée, brisant ses os sous l’impact, sous les cris de Thrall. La créature s’effondra sans bruit. Avec une détermination insoupçonnée, ils frappèrent les créatures impies, le sol, avec force, divisant les rangs ennemis. Un seigneur érédar concentra son attention sur le tauren. Sa magie roula entre ses doigts, puis, il lança un sort noir comme l’ébène qui fila tel un serpent et frappa le chef. Cairne poussa un cri de douleur et posa un genou à terre. Ses poils brûlaient d’un feu noir surnaturelle. Très rapidement, la magie s’attaqua à sa peau qui coula en gouttes rouges sur son corps meurtri. Cherchant en lui toute la puissance de sa volonté, le vieux tauren se redressa et frappa de nouveau. Les démons hésitèrent un instant. Cairne s’avança, les provoqua, et passa à l’attaque. Il repoussa les monstres abasourdis par une telle volonté. Mais ils étaient trop nombreux. Le vieux chef finit par s’écrouler sous leurs assauts, non sans en emporter le plus possible avec lui. Ses guerriers continuèrent le combat avec l’énergie du désespoir avant de succomber à leur tour.
Thrall assista à la scène, retenu par ses propres soldats et poussa un hurlement de rage. Pourquoi avait-il fait ça ? Il était fou ! Le sang battait à ses tempes et obscurcissait sa vision. Il allait les vaincre ses monstres. Un appel lointain le troubla. Une voix presque implorante. Le chef de guerre respira un bon coup et tourna la tête. La voix se fit plus forte, plus suppliante. La vision de l’orc s’éclaircit et il vit Jaina qui lui tenait le bras.
- Venez Thrall, nous devons partir…Maintenant !
Thrall acquiesça, hébété. Avec des craquements sinistres, l’arbre monde s’inclina dangereusement. Les corps et les débris roulèrent sur le sol. L’eau glissa dans le sens de l’inclinaison. Thrall s’arrêta un instant. Il appela l’eau, source de vie et lui demanda son aide.
Esprit de l’eau. Les démons, ces créatures monstrueuses, menacent la vie que tu fais naître… Aide moi. Accorde moi le pouvoir de manipuler tes flots pour les engloutir et les retarder.
Et l’esprit de l’eau lui répondit positivement. Thrall remercia l’esprit et manipula les eaux l’entourant, formant une vague de deux mètres. Il la lança se toute la force de sa magie sur les démons qui se dispersèrent et tombèrent de l’arbre. Les derniers rescapés passèrent le portail. Thrall poussa un soupir de soulagement et traversa le portail au moment où l’arbre monde s’écroulait. La porte magique se referma à son passage.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 20 Juin 2011, 14:38

Chapitre 16 :Alliance improbable.


Le voyage à travers l’espace avait été éprouvant. Les derniers retardataires passaient le portail exténués et rejoignaient leur peuple. La couronne de glace était drapée d’un brouillard froid et épais. On ne voyait rien à vingt mètres.
Tyrande se précipita vers Lühanne.
- Je savais que tu étais toujours en vie…
La druidesse enlaça la prêtresse.
- Je n’ai pu communiquer avec toi. Je suis ravie que notre peuple soit sauf.
Tyrande lui sourit. Elle fit un clin d’œil à Mirlina qui attendait derrière. Varian fit signe à la prêtresse qui s’en alla le rejoindre. Le roi humain inclina la tête puis reporta son attention sur l‘homme encapuchonné. Ce dernier ne bougeait pas. Son visage était invisible. Il se tenait droit malgré l’imposant bâton sur lequel il semblait se reposer et fixait les mortels.
- Bienvenue.
Il s’exprima le plus naturellement du monde, comme s’il recevait de vieux amis chez lui. Jaina regarda autour d’elle.
- Une minute, où est Thrall ?
Un murmure d’angoisse traversa l’assistance. Les regards se tournèrent vers le portail toujours ouvert. Quelques quantités d’eau en coulaient et se déversaient sur la neige glacé. Le portail étincela et grandit. Jaina porta la main à sa dague, logée dans sa ceinture, vite imitée par les autres. Elle était anxieuse.
Thrall…. Je t’en prie…
La matrice grossit encore davantage. Puis elle grésilla et clignota pour finir par se refermer. Thrall n’était pas passé. Une vague de panique parcourra les membres de la Horde.
- Où est-il ?
- Se peut-il qu’il soit mort ?
- Qu’allons-nous faire ?
L’inconnu frappa le sol de son bâton pour ramener le calme.
- Doucement mes amis. Il n’est rien que vous puissiez faire pour sauver le jeune Thrall. Son avenir lui appartient à présent…
- Est-il encore en vie ?
Jaina tourna le regard. Elle allait dire la même chose. Ses yeux se posèrent sur un orc qui ressemblait à Thrall, mais dont le visage était barré d’une large entaille noire. Elle ne le connaissait pas, mais nul doute qu’il s’angoissait pour son chef de guerre. Elle ne pouvait que le comprendre.
Le prophète resta de marbre.
- Je n’ai pas de réponse à cette question Orbrim. ( Le démoniste lui lança un regard noir à la prononciation de son prénom.) Tout ce que je peux te dire, c’est que nous n’avons pas le temps de nous inquiéter pour lui.
Killmaster se renfrogna. Varian se racla la gorge pour attirer l’attention sur lui.
- Comment ça nous n’avons pas le temps ? Nous avons bien fuit la légion non ? Nous avons un petit répit.
L’homme hocha négativement la tête.
- Non. La légion ardente est puissante. Les matrices n’ont pas été sécurisées. Ils sont déjà sur vos traces.
Un nouveau vent de panique traversa les mortels, suivie de murmure angoissés.



Des craquements sinistres résonnèrent. L’arbre sembla hurler de douleur alors que le tronc se tournait pour prendre une position peu naturelle. Le bois craqua, lâcha et Teldrassil s’écroula dans l’océan. Les pertes des démons avaient été lourdes dans la chute de l’arbre monde. Ratniltep s’avança au devant de son maître et mit un genou à terre.
- Mon seigneur… Ils se sont échappés.
Sargeras resta de marbre. Le regard du titan se posa sur les restes de Teldrassil et il huma l’air emplit de mort, de sang, de fumée, de magie. Il passa sa langue sur ses lèvres, semblant se délecter de ces saveurs. Puis il posa ses yeux sur la masse à ses pieds. Le lieutenant de Sargeras garda la tête baissée. Après tout, il était le dernier à pouvoir conduire l’armée. Et la fuite des mortels n’était pas de son fait. Pourtant, il sentit le léger changement dans son seigneur. L’océan de colère qui bouillonnait en Sargeras s’intensifia.
Le titan déchu ne dit mot. La tension était palpable.
Vous savez où ils sont partis. Amenez l’artefact. Votre victoire est assurée… Vous n’avez plus besoin de lui.
Sargeras détestait qu’on lui dise quoi faire. Cette voix qui se faisait celle de la raison lui donnait envie de tout détruire. Ces yeux se posèrent sur le coffret qui reposait dans ses bras et il poussa un soupir. Il sentait l’énergie de cette chose. Il savait comment trouver les mortels. Et il ne pouvait pardonner l’échec. D’un simple geste de la main, il souleva l’énorme corps de son lieutenant. A coté de lui, il était si insignifiant, sur tout les points. Ratniltep arriva face au regard de son maître et frissonna. Le démon savait ce qu’il allait lui arriver. L’échec n’était pas permit. Et ça le terrifia. Sargeras sentit sa peur, et la gouta du bout des lèvres, l’huma. Il laissa le frisson de plaisir parcourir son corps. Ses yeux se mirent à luire d’une façon peu rassurante. Le rouge emplit la vision du titan et de son second. Un éclair noir les relia un instant. Puis le corps sans vie, calciné de Ratniltep, chuta lourdement sur le sol, recroquevillé selon une posture impossible, la bouche ouverte sur un cri muet.
Sans plus de cérémonie, Sargeras s’avança vers les restes de l’arbre monde. Les démons s’écartèrent sur son chemin. Sa puissance n’était plus à douter. Un sentiment d’excitation et de frayeur parcouru les démons. L’échec n’était pas toléré et leur mort pourrait être douloureuse. Mais un chef puissant promettait des carnages à n’en plus finir.
Sargeras posa la main sur l’écorce fracturé et la laissa courir tout du long. Il ferma les yeux, laissant les énergies magiques l’imprégner.
Il vit la bataille de Teldrassil, les hordes de démons s’avançant inexorablement, détruisant les défenses des mortels…Le chaos et la peur qui régnaient… Puis, un portail s’ouvrit, suivit d’un second, et de plusieurs autres. Il remonta le courant magique. Une image d’un désert gelé lui apparut. Puis des formes se dessinèrent, ténue par le brouillard. Des formes humanoïdes.
Il sourit. Voilà où ils étaient. Sans prêter attention à son énergie qui n’était pas au plus haut, le démon ordonna à ses troupes de se regrouper. Il puisa dans son pouvoir magique, et déplaça son armée à travers l’espace jusqu’au nord gelé.


- Alors tout ça… Pour rien ? Nous allons mourir ici ?!
Varian n’en pouvait plus. Qui que soit cet homme, prophète ou simple menteur, il les avait amené ici pour rien. Le prophète lui ne sembla pas noter la colère dans le ton de l’humain. Il resta impassible, mais un large sourire dessina son visage masqué.
- La vie… La mort…Sont si proches… Si… liés. L’un et l’autre sont inséparable. ( Darkël grogna à ce moment là. Mais l’inconnu ne s‘en soucia guère.) La légion peut être défaite. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Vos défaites face à elles se sont faites car vous n’étiez pas prêts et seuls. L’Alliance, la Horde, cela n’a plus d’importance. Dépassez vos querelles, vos idées vengeresse. Il s’agit de survie ici. Mais…. Cela ne suffira pas.
Varian poussa un grognement.
- Alors que devons-nous faire ? ( Dans une pâle révérence et avec un ton de dédain, il ajouta : ) Seigneur.
- Une Alliance… Improbable…
Un éclair frappa la couronne de glace au loin, coupant la parole du prophète. Le sol trembla. Le brouillard se leva d’un coup. Un champs de statues séparait les mortels de l‘armée… De la légion ardente. Varian jura et se tourna vers le prophète… Qui n’était plus là. Ces mots résonnèrent pourtant dans l’air.
- Une Alliance Improbable… La vie… La mort…sont inséparables et liés…
Sans plus attendre, les démons chargèrent. Les dirigeants crièrent des ordres qui se perdirent dans le chaos et les cris de peurs. Certains se mirent en gardes, d’autres tentèrent de fuir. La terre se mit à trembler. Des éclairs noirs frappèrent la zone. Les deux armées se figèrent. Les statues commencèrent à s’animer. La pierre se brisa, laissant les mortels et le fléau libres à nouveau.
- Ce monde appartient au flé… Qu’avez-vous fait ?!
Le voix du Roi Liche résonna. Son regard était braqué sur le seigneur de la légion ardente. Un tremblement le secoua un instant, puis il se ressaisit. Les dirigeants mortels se mirent en gardes.
- Comme si on’vait p’assez d’soucis !
Magni coula un regard à ses compagnons. Ils pensaient la même chose que lui. La voix de Sylvannas, tel un murmure, s’éleva.
- Une Alliance… Improbable… Vie et mort…. Il doit s’agir d’une blague ?!


Le temps semblait figé. Pour une raison inconnue, la légion n’attaquait pas. Le Roi Liche réfléchit rapidement aux options qui lui restaient. D’une façon ou d’une autre, le temps avait été stoppé. Il se souvenait de l’attaque des mortels… Puis, la légion était apparue. Il cracha. Mais ces ennemis pourraient lui servir… Oui. Il allait se servir d’eux comme bouclier. Il devait faire vite. Il n’avait pas le choix… Il regarda les mortels. Tant d’âmes prêtes à nourrir Frostmourne… A le servir ! Mais il ne pouvait prendre le risque que la légion attaque à ce moment là.
- Je ne sais pas ce que vous avez fait… Mais La légion n’épargnera aucun de nous.
Un silence pesant régnait suite à ces mots. La voix du Roi Liche semblait presque humaine. Rhonin et Tirion venaient de rejoindre les dirigeants. Les armées se regroupaient. Velen répéta les mots du prophète.
- Une Alliance Improbable… Il semble que nous n’ayons guère le choix…
Varian lança un regard noir au draenei.
- Vous n’êtes pas sérieux j’espère ?!
- C’est le seul espoir que nous ayons… Le prophète, qui qu’il soit, nous a sauvé la vie…Il l’avait annoncé… ( Tyrande posa un regard lourd sur le roi humain. Celui-ci recula d’un pas, déconcerté.) Nous devons lui faire confiance.
Sylvannas prit la parole.
- Je refuse…
Et sans un mot, elle chargea le Roi Liche. Ce dernier étouffa un bâillement et contra le coup de dague. D’un même mouvement, il lui fit une entaille au bras, et la laissa glisser face contre terre sur la neige.
- Je pourrais te tuer Sylvannas. Mais j’ai encore besoin de toi.
La reine Banshee se releva péniblement. Elle sortit son arc, et prit un carquois à sa ceinture.
- Jamais plus je ne te servirais !
Elle pointa…Et tira. Arthas dévia la flèche de sa lame et la dévisagea quelques secondes, puis pointa de son épée runique la légion. Ils étaient sa cible actuelle.
Bientôt Sylvannas, tu paieras au centuple tes affronts…
Il secoua la tête, puis, d’un simple ordre mental, il envoya les monstruosités à ses ordres à l’attaque.
Sylvannas jura et banda à nouveau son arc. A contrecœur, Velen posa sa main sur le bras de la Dame noire et secoua la tête négativement.


Sargeras regarda la scène avec un intérêt non dissimulé. Voilà un sort intéressant. Ils avaient été figés hors du temps pour permettre de les déporter… Cela pourrait s’avérer utile.
Votre bataille est ici titan. Attendez qu’ils attaquent… Et anéantissez-les tous !
Sargeras acquiesça. Qui que soit cette voix, il la ferait taire bien vite. Mais pour l’heure, il se contenta de rester en retrait, organisant ses troupes, même s’il n’en avait pas besoin. Les démons se tenaient à grande peine, voulant faire couler le sang. L’excitation était palpable. Après tant de millénaires à attendre, Azeroth allait tomber ! Quel dommage que le titan ne soit pas au sommet de sa forme pour rendre honneur à ce petit bout de terre. Ah, quelle importance au final ! La planète conquise, son nouvel ordre franchirait un pas de géant.
L’attente fut longue. Les mortels parlaient entre eux. Heureusement qu’ils n’avaient plus nulle part où fuir. Puis, après un combat très bref entre deux d’entre eux, les créatures pourrissantes se jetèrent à l’assaut. Aussitôt, les vivants se mirent en formation. Des ordres furent criés et les vivants passèrent également à l’attaque. Le ciel se modifia, et se couvrit d’un voile de ténèbres. Les nuages s’enroulaient les uns sur les autres, formant un siphon noir qui s’échappait vers les cieux. Un frémissement secoua le titan. La voix qui lui parlait l’invitait à attaquer. Les démons ne se firent pas prier et partirent à la rencontre des mortels.


L’homme apparut dans un éclair. Enfin la bataille était engagée. Les démons attaquaient avec fureur et fauchaient aussi bien les morts que les vivants. Le titan noir était légèrement en retrait, étreignant une boite mystérieuse.
- Sargeras !
L’intéressé se retourna, surprit et ne dit mot. Il toisa l’homme avec un certain mépris.
- Qui es-tu ?
- Ca n’a aucune importance. Tu as fait bien trop de dégâts comme ça. Donne moi cette boîte.
Le titan éclata de rire, faisant trembler la terre par ce simple fait.
- Très amusant petit insecte.
Et il donna un coup de poing foudroyant sur son ennemi. Le choc souleva un nuage de poudreuse et de poussière. Le démon retira sa main et ne découvrit que la neige aplatit. Il tourna son regard vers l’inconnu, son intérêt piqué. Son ennemi s’était déplacé à grande vitesse.
- Intéressant. Comment as-tu fait ?
Le prophète ne répondit rien. Il frappa son bâton sur le sol. Le vernis s’écailla, le bois se fissura, puis vola en éclat. Une large épée à lames jumelles vola devant lui. L’homme referma sa main sur la poignée. Une tempête d’énergie se déchaîna au contact de l’arme et de son possesseur. Sa cape s’embrasa d’un feu bleu avant de disparaître. Le vent s’engouffra dans les cheveux roux de l’elfe. Keltal sourit.
Sargeras recula d’un pas.
- C’est… Impossible… Tu possèdes l’énergie des titans… Non !
- Tout s’arrête ici.
L’elfe raffermit sa prise sur l’arme, poussa un long cri et chargea.

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 20 Juin 2011, 14:47

Chapitre 17 : Le dieu de la mort.



La bataille venait de débuter. Les bruits résultants des affrontements couvraient les ordres clamés par les officiers. Les démons avaient pour eux la puissance brute, une corpulence et carrure imposante. Ils taillaient dans les rangs des mortels, perçant les lignes défensives mal en point. Le Roi Liche était au devant des armées, tuant les démons à sa portée sans jamais prêter assistance à ses alliés de fortune. Pire encore, il relevait les corps pour les ajouter à son armée. Tirion ne manqua pas de relever ce fait et jura. Son corps tremblait de dégout et de rage. Il se répétait, les dents serrés :
- C’est un mal pour un bien…C’est un mal pour un bien…
L’ashbringer prit une longue inspiration et envoya ses troupes au combat. Rapidement, Tirion fut assailli par l’odeur métallique du sang, de la sueur. La peur, la tension étaient palpables. Les soldats défendaient farouchement leur peau, mais ça ne suffisait pas. L’arrivée des troupes du vieux paladin ainsi que des héros semblait redonner un certain équilibre. Tranchant la tête d’un démon, l’Ashbringer aperçut une lueur noire qui s’en échappait et qui montait vers le ciel. Tirion examina le champs de bataille. De partout, des morts, des blessés, s’élevaient vers le ciel des traces noires, comme des nuages de suie. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Un bruit lui fit perdre le fil de ses pensées.
Du coin de l’œil, le vieil homme aperçut des officiers qui éloignaient les civils. Puis, de nouveaux combattants s’ajoutèrent à la masse. Mais cela suffirait-il ? Comme pour répondre à sa question muette, le Roi Liche leva Frostmourne. La lame runique étincela d’une lueur bleue maléfique. Le sol trembla.
- A moi mes fidèles serviteurs !
Des goules sortirent du sol et sautèrent sur les démons. Les portes de la citadelle derrière Arthas s’ouvrirent. Des horreurs en tout genre, créatures monstrueuses du fléau, sortirent et rejoignirent le combat.

Varian aidait les troupes à évacuer les civils. Il posa son regard sur le champs de bataille et afficha une grimace de dégout. Il se retourna face à Tyrande.
- Il nous trahira ! ( Il pointa le champ de bataille.) Il le fait déjà !
La prêtresse acquiesça et baissa les yeux.
- Mais nous n’avons pas le choix.. Sargeras est ici.. Un problème à la fois Varian, je vous en prie.
L’humain renifla de dédain, puis prit le chemin du champ de bataille. Les autres dirigeants lui emboitèrent le pas et rejoignirent le front.
Killmaster fixait le titan déchu et le prophète derrière lui.
- Il combat aussi….
Il fit face à sa compagne.
- Toi, tu restes avec les civils, c’est bien clair ?!
Elle lui adressa un regard amusé.
- Oh, mais tu t’inquiètes pour moi on dirait ?
Orbrim prit les mains de sa moitié dans les siennes.
- Promets-le.
Galathea soupira.
- Je te le promets.
Après une rapide étreinte, le démoniste se précipita à son tour au combat.
- Mais toi, promets-moi de revenir en vie…( Murmura-t-elle. )
Le regard de l’orque se posa sur une épave de canonnière. Des nains et des gnomes cherchaient dans les entrailles de l’engin. Un peu plus loin, une autre épave gisait, perforée. Les petits hommes sortirent des armes diverses de la carcasse de l’appareil. Le plus trapu du groupe s’exclama.
- J’savais bien qu’y’vait encore des armes l’dedans !
Un murmure d’approbation traversa le groupe. Avec des canons, des mortiers, des armes à feu, et une bombe improbable, ils se précipitèrent vers la mêlée. D’autres nains sortirent de l’épave éloignée et partirent au combat avec d’autres armes qu’ils déployèrent. Les mortiers et les canons firent feu ! Et mouche. Des explosions retentirent au sein de l’armée ennemie. Galathea se surprit à sourire. Les choses n’étaient certainement pas si désespérées. Elle coula un regard à son amant qui tuait les démons tout en ce frayant un chemin vers le titan.



Avec un cri de guerre, le paladin frappa le titan. Celui-ci esquiva sans mal l’attaque qui ne toucha que le vide. Sargeras cogna du revers de son immense main son ennemi et fit mouche. Keltal atterrit contre la montagne derrière, et s’enfonça dans la neige.
- Impressionnant petit moustique. Mais pas assez pour me tenir tête.
Le démon éclata d’un rire gras. Le paladin s‘échappa de son tombeau de neige et se rapprocha de son adversaire, lui offrant un sourire arrogant.
- Dans ce cas… Il est temps de passer à la vitesse supérieure.
La remarque fit froncer les sourcils au titan. L’elfe planta son épée dans le sol et ferma les yeux. Un courant d’énergie fit crépiter l’air et entoura le paladin tel un manteau. Un vent violent souffla et frappa le titan. Ce dernier trembla de rage. Deux boules de lumières apparurent dans les main de l’elfe. Il ouvrit les yeux et s’adressa au titan noir d’une voix neutre.
- La vie… La mort… Sont liés. L’un ne va pas sans l’autre. Mais….Tant que je suis en vie…Alors mon espoir perdure. Tu as corrompu ta tâche. Ce devoir divin qui t’avait été confié. Mais tu es incapable de prendre cette planète. Car nous, peu importe nos vices… Nous ne nous sommes jamais détournés de notre devoir. Vivre avec espoir.
Un rictus de haine barra le visage du titan.
- Et tu crois me faire peur ?!
Keltal répondit par un sourire.
- Non… Seulement te vaincre.
D’un mouvement presque imperceptible, il attrapa son arme qui s’éleva au dessus de sa tête, comme si elle répondait à la volonté de son maître. Le temps sembla se figer. Keltal courut à la rencontre du monstre et sauta. L’énergie lumineuse dans ses mains se rassembla en une boule qui lâcha sur le titan. La boule de lumière fila vers les yeux de Sargeras et explosa. Ce dernier poussa un cri de douleur et porta la main à son visage. Le sol trembla alors qu’il tentait de reprendre son équilibre. Keltal frappa. La lame s’illumina. Le démon poussa un cri de rage et stoppa l’attaque de sa main. Le choc repoussa les deux adversaires sur plusieurs mètres. Une profonde entaille barrait la main du titan. Un sang noir jaillit et coula sur le sol, faisant fondre la neige. Une aura noire s’échappa du titan. Ses yeux étaient mis clos, sa peau de bronze oxydée. Guidé uniquement par la colère, il fondit sur le paladin. Ce dernier observa l’aura d’ombre qui s’envolait vers les cieux. Le cri du titan le ramena à la réalité. Au dernier moment, il roula sur le coté et esquiva l‘attaque. Lancé par son élan, le démon ne parvint pas à s’arrêter et entra en collision avec la montagne. Des pans de roches cédèrent sous le choc et le sol trembla à nouveau.
Lentement, Sargeras reprit contrôle de lui-même. Il fit face à l’elfe.
- Rapide…
Et il lui montra la boîte.
- Il est temps de voir ce que renferme ce coffret alors.
Un rictus barra le visage du démon. Il ouvrit la boîte.
- Non !!
Un grondement résonna en même temps que le murmure agressif. La boite resta close. Des éclairs noirs parcoururent le ciel… Puis frappèrent le titan. Celui-ci hurla sa douleur, sa rage. Son corps s’électrifia sous la puissance de la foudre. Mais il ne lâcha pas la boite. Ses doigts restèrent crispés sur le coffret. La terre se craquela. De larges fissures zébrèrent la glace et s’avancèrent dans la couronne de glace. Des appendices noirs s’extirpèrent du sol. De plus en plus grands, de plus en plus nombreux, ils frappèrent aussi bien la légion, le fléau et les mortels. Un tentacule passa tel une épée à travers l’avant bras gauche du titan. Blessé, Sargeras poussa un hurlement de douleur et lâcha la boite qui tomba avec un bruit mat. Keltal en profita et se jeta dessus. Il ne rencontra que le pied du titan qui l’envoya au loin, lui coupant le souffle.
Un des appendice frappa le métal. La boite partit en glissade sur la glace au milieu des combattants, renversant toute créature sur sa route de par sa taille imposante. Sargeras se précipita à sa suite tel un animal qui charge. Velen regarda son ennemi et saisit sa chance. Il délaissa les premières lignes pour barrer l’avancée du titan noir.
- Ton chemin s’arrête ici…Tu vas payer pour ce que tu as fais à mon peuple !
Velen laissa courir des fibres d’or et d’argent entre ses doigts. Ses yeux prirent une teinte argenté. Une colonne de flammes sacrées blanches fondit du ciel sur le démon.
- Subis la justice de la lumière !
Les pouvoirs de la lumière encerclèrent Sargeras, stoppant sa course. D’un geste impatient, il brisa le sortilège. Ses yeux flamboyants se posèrent sur le chef draenei et déchainèrent des éclairs d’ombres qui le tétanisèrent. Le titan fit apparaître son épée brisée et frappa son adversaire, le tuant sur le coup. Il se remit en quête de la boite. Il l’avait perdu de vue. Il fouilla le champ de bataille, fauchant de sa lame les rangs de son armée et de ses ennemis sans distinction. Finalement, ses yeux se fixèrent sur le coffret… Qui chutait dans une crevasse.



Alextraza laissait le courant d’air ascendant caresser son corps de léviathan et la porter. Comme elle aimait ce contact si doux, cette sensation de vie et de liberté. Mais elle ne s’en occupait pas aujourd’hui. Azeroth était encore une fois en danger. La dragonne poussa un soupir de lassitude et vira sur sa droite, rapidement suivie par les dragons de sa volée. Les couleurs des léviathans se perdaient dans l’immensité du ciel : Rouge, vert, bleu, et bronze. Ysera rejoignit sa sœur et lui adressa un soutien muet. Alextraza la remercia d‘un hochement de tête. Elle coula un regard vers un grand dragon bleu qui volait sur sa gauche : Kalecgos. Le nouveau chef du vol bleu prenait son rôle très au sérieux, même s’il semblait peu assuré de sa capacité à guider son peuple.
- Ne t’éparpille pas jeune Kalecgos. Le vol bleu a besoin que son chef soit là pour le guider.
Le dragon bleu acquiesça et les traits de son visage se fondirent en un masque impassible. Il avait des responsabilités. Et il les tiendrait. Alextraza adressa un sourire au jeune bleu puis, à son amant, Korialstraz, qui venait de remonter le moral au dit bleu. Le cœur de la reine dragon se gonfla de fierté. Comme toujours, son consort était là pour le peuple dragon. Comme elle l’aimait… Tout comme elle aimait les mortels songea-t-elle avec une pointe d’inquiétude. Les pensées du léviathan retournèrent vers ceux qui combattaient au nord. Voilà peu qu’elle et les siens étaient libérés du puissant enchantement qui les avaient bloqués hors du temps. Et à leur réveil, elle avait senti le mal qui rongeait la planète. Sargeras, le titan noir avait posé pied sur Azeroth. La mort se dégageait de la couronne de glace. Il semblait que jamais la paix ne régnerait sur cette planète.
Les yeux de la reine dragon s’agrandirent sous l’étonnement. La couronne de glace s’ouvrait devant elle. Le ciel était d’un noir d’encre, formé d’un siphon vers les cieux intouchables. Des vapeurs d’un noir plus sombre encore s’élevaient en spirale pour finir absorber par le ciel. Alextraza suivie le chemin de ces énergies en sens inverse et posa le regard sur le champ de bataille. La mort rendait l’air nauséabond. Elle retint son souffle. Les boules de magie envoyés par les sorciers explosaient en tout sens, créant des trous d’airs et des déflagrations qui balayaient les rangs des deux armées. Les fronts semblaient se stabiliser. Des objets volaient vers les démons et créaient des brèches dans leurs lignes. Le Roi Liche avançait au milieu de la mêlée, relevant les corps des différentes créatures au sol pour les ajouter à son armée. Et plus incroyable encore, il luttait aux cotés des mortels. Si elle avait pu, la dragonne se serait frotté les yeux tellement cela semblait improbable. Elle reprit ses esprits, et avec un long cri venu du fond de sa gorge, se précipita sur le champ de bataille, imitée par sa race.



Keltal se redressa péniblement et reprit son souffle. Il se massa douloureusement le ventre. Le coup avait faillit faire remonter son estomac dans sa gorge. Son corps n’avait vraiment pas la résistance pour supporter ce genre de choc. Seule l’énergie du puits solaire lui permettait de tenir. Pourtant, c’était un pouvoir à double tranchant. Il sentait les forces de sa vie et du puits se combattre en son corps et causer des dommages irréparables. Il sourit. Quelle ironie. Lui qui autrefois était consumé par la folie du pouvoir était en train de mourir par la plus grande source qu’il n’ait jamais absorbée. Il se demanda comment le corps de Darkël aurait résisté lui. Darkël… Il l’avait créé. Oh bien sûr, ce n’était pas voulu. Mais le fait était là. Sa soif de pouvoir était libre à présent, et elle semblait ne pas s’être privée pour en accumuler.
Keltal poussa un soupir et s’efforça de chasser ce genre de pensées. Il perdait un temps précieux. Le son des combats et les odeurs l’assaillirent et finirent de le ramener à une réalité bien trop rude. Ses yeux cherchèrent le titan noir et le trouvèrent bien vite.
Vu sa taille, ce n’est pas très surprenant se surprit-il à penser. Et devant le géant, faisant tomber à la renverse les armées, glissait la boite. Keltal ramassa son arme et courut à la suite de Sargeras pour voir le coffret sombrer dans une crevasse. Le titan explosa de rage et se mit à tuer frénétiquement toute créature à sa portée. Keltal en resta paralysé. L’artefact était tombé entre les mains de la pire des créatures… Il frémit. Était-ce la fin ?..
Un cri lui fit lever les yeux. Tel un essaim d’insecte, la horde de dragons s’abattit sur le champ de bataille. Dans des jets de flammes, ils percèrent les défenses des démons. Des déflagrations d’arcanes foudroyèrent l’air et frappèrent les créatures hideuses. Un espoir fou naquit dans l’esprit du paladin. Tout n’était pas perdu ! Il fit de larges mouvements de bras et hurla le nom de la maîtresse dragonne. L’intéressée leva les yeux vers lui et reprit de l’altitude pour le rejoindre. Elle se posa près du paladin. Ils se dévisagèrent un instant. Alextraza sonda de son regard et son esprit le petit mortel qui l’avait appelé. Ses narines reniflèrent l’air ambiant. Et là, elle perçut quelque chose derrière le paladin. Elle sentit la force brute, la sagesse et surtout, l’ancienneté. Elle ne reconnaissait pas cette énergie et pourtant, elle savait déjà le nom qu’elle portait.
- Ouran…
Le paladin inclina la tête et opina. Alextraza balbutia.
- Je…Tu.. Vous…
Les yeux du paladin s’illuminèrent. Son corps irradia d’une énergie lumineuse. La voix du paladin devint plus forte, plus grave.
- Bonjour Alextraza. Je suis heureux de voir que les choses n’ont pas complètement perdue de sens sur ce monde.
La dragonne en restait bouche bée.
- Vous…êtes… Un titan ?…
Keltal secoua la tête.
- Non. Je ne suis qu’une entité laissée par les titans pour veiller sur la planète, comme vous. Un protecteur silencieux. Keltal, qui se tient devant vous, est mon hôte.
Le silence s’installa quelques secondes. Ouran reprit la parole.
- L’heure est grave. Oublions les formules de politesse je vous prie. Je ne suis qu’un mortel au final.
Devant le sourire de l’elfe, la reine se détendit et prit sa forme elfique.
- Ouran ( Elle lui fit une révérence.) Pourquoi m’avoir appelée ?
- L’arrivée des dragons est un nouveau souffle pour le combat. Mais ne vous méprenez pas Alextraza. Le véritable ennemi ne c’est pas encore montré. Malgré toute sa puissance et le danger qu’il représente, Sargeras n’est rien d’autre qu’un pion aveugle…
La reine dragon écouta avec intérêt l’entité puis tourna son regard sur le champs de bataille où le titan déversait sa rage.
- Qui est à l’œuvre ?…
- Un ancien…



Sylvannas regardait le champs de bataille, légèrement en retrait. Elle faisait tourner les flèches prévues contre le Roi Liche entre ses long doigts fins, songeuse. Elle était furieuse ! Comment ce bâtard de draenei avait pu oser l’empêcher d’assouvir sa vengeance ? Tiraillée entre ses idées vengeresse et son désir de vivre au moins une journée de plus, elle ne savait pas quoi faire. Vivre… Le mot roula sur sa langue en ne laissant qu’un gout amer, un gout peu apprécié… Un gout de défaite. Pouvait-on réellement appeler ce quelle avait une vie ? Non, ça n’en était pas une ! Mais pour autant, elle ne voulait pas la perdre…
Des cris d’horreurs la tirèrent de sa rêverie. Cet imbécile de Velen venait de mourir. Malgré la petite joie qui naquit en elle, elle sentit un ressentiment profond envers elle-même. Elle était restée là sans rien faire pendant qu’ils combattaient. Et ça n’était pas son genre. Si toutes choses étaient perdues, alors il ne saurait pas dit que Sylvannas Coursevent était restée plantée là sans rien faire ! La reine Banshee poussa un soupir et cala les flèches à sa ceinture. Elle aurait tout le temps d’assouvir sa vengeance si le combat tournait mal ou bien après. Elle aurait et sa vengeance et la vie sauve.
- On y va.
Elle poussa un cri de ralliement. Les forces réprouvés se regroupèrent autour d’elle. Avec un ton plein d’ironie, elle ordonna :
- Tentez de ne pas toucher au fléau pour l’instant…
Elle cracha. Jamais encore elle ne c’était sentie aussi sale ! Pleine de colère, elle rejoignit le combat. Les réprouvés la regardèrent un instant, incertains, puis la rejoignirent.



Un cri retentit dans la couronne de glace. Arthas sourit. Il savait ce que ça signifiait. Il posa son regard sur le champs de bataille. La puissante armée démoniaque n’était que l’ombre d’elle-même. Coupée de ses renforts, affaiblie et trahie par son propre maître, elle ne cessait de diminuer. Et ce pour le plus grand bonheur du Roi Liche. Oh, bien sûr, il n’était pas simple de relever les démons en morts vivants ! Non, loin de là. Ils étaient déjà souillés par des énergies puissantes, transformés pour la plupart. Mais ce n’est pas ça qui arrêtait le Roi des morts. Un nouveau rugissement couvrit un instant le bruits de l’acier s’entrechoquant et des cris. Des battements d’ailes s’ajoutèrent à la masse des sons. Arthas eut un mouvement de recul. Ça n’était pas son armée. Non…C’était les dragons qui venaient prendre la tête des cieux. Il cracha tout en décapitant un démon. Mais où était la sienne ? Son armée aussi faiblissait. Les morts vivants étaient si fragiles…Alors que Frostmourne se nourrissait de l’âme du vaincu, une ombre le couvrit.
- Petit homme. Petit traître.
Arthas eut à peine le temps de se retourner pour parer le coup du titan. Il se maudit lui-même. Comment avait-il pu être aussi imprudent ?! Bien que brisée, la lame du seigneur démon était immense et puissante. Sans parler de la taille du dit démon et de sa puissante carrure. Le Roi Liche trembla sous le choc et glissa sur la neige. Il n’était pas temps de se poser des questions. Raffermissant sa prise sur son épée, il pointa sa main libre vers le titan et lui fit signe d’approcher. Mais Sargeras ne bougea pas. Il semblait calme à nouveau. Malgré l’océan de colère qui bouillonnait en lui, son impatience à peine contenu, il ne fit rien.
Autour des deux combattants, la bataille se poursuivait. A la gauche d’Arthas, une abomination venait d’être décapitée. Sa tête n’avait pas touchée le sol qu’une horreur balayait de ses immenses bras les rangs de démons désorganisés par la chute du corps. Derrière le titan, un humain bloqua l’épée d’un démon. Il contra et son arme se planta dans le ventre de la créature. Il poussa un cri de victoire… Mais un autre démon remplaça le premier. Rapidement, l’humain fut repoussé encore et encore. Le monstre poussa son adversaire qui chuta dans une large crevasse avec un cri d’horreur.
Arthas écarquilla les yeux. Mais oui.. Où étaient passés les tentacules ? Ils étaient apparut et avaient disparu aussitôt. Il ne restait que de larges crevasses qui zébraient la couronne de glace… Le sifflement du vent et le cri du titan furent les seules choses qu’il entendit avant que les lames ne s’entrechoquent. Comme animée de sa propre volonté, Frostmourne alla elle-même à la rencontre de l’épée ennemie pour protéger son porteur. Sargeras sourit et frappa de son poing. Arthas ne vit pas le coup qui s’enfonça dans son corps avec un craquement. Il fit un vol plané sur quelques mètres et chuta lourdement. Le casque du Roi Liche glissa un peu plus loin. Péniblement, il se releva. Un sang rouge jaillit de son nez, à peine quelques gouttes. Une aura noire s’échappa de son corps. D’un coup, il se sentit las… Fatigué. Mais il chassa cette impression. Il n’était pas encore vaincu ! Arthas fit face à son adversaire, poussa un cri de rage et chargea. Il leva son arme au dessus de sa tête. Frostmourne s’illumina d’un éclat malveillant. Sargeras tint fermement son épée, prêt à contrer le coup. Mais au dernier moment, les jambes du Roi Liche fléchirent. Il se laissa glisser sous le titan et frappa ces mollets. Du sang noir suinta des blessures.
Le titan poussa un cri de douleur. Arthas se redressa et visa. Un éclair noir frappa la zone à vif. Sargeras trembla de tout son corps. En se forçant au calme, il repoussa l’attaque et la renvoya sur son adversaire. Le sol devant le Roi Liche explosa et le propulsa en arrière.

Arthas se releva lentement. L’éclat bleu de ses yeux gagna en intensité. Son visage était tordu d’un rictus haineux. Il pensa à ses soldats. Il lui restait des ressources. Ils n’avaient d’autre choix que lui répondre et le servir. Le Roi Liche laissa son esprit toucher ses esclaves. Il ressentit chaque être comme faisant partie de lui et sourit intérieurement. Au milieu de ce chaos d’information, il les trouva. Les nérubiens attendaient, toujours en sommeil, dans les profondeurs de la couronne de glace. Ils avaient été presque tous épargnés par la créature dont les tentacules avaient attaqués. Et au loin la fière wyrm de givre rassemblait les forces aériennes du fléau. L’esprit d’Arthas rejoignit son corps avec brutalité. Il dévisagea le démon qui lui faisait face et sourit férocement. Les choses allaient changer ! Il empoigna son arme et la planta dans le sol. La terre se craquela avec un gémissement plaintif. Arthas tourna l‘épée. La crevasse grossit. Des cris vagissants résonnèrent. Comme sortant d‘une fourmilière, des centaines de nérubiens s‘échappèrent du sol et se précipitèrent au combat. Au même moment, un hurlement strident déchira les cieux. Contestant la main mise des dragons sur les cieux, Sindragosa apparut à la tête des créatures volantes du fléau. Les wyrms de givres et autres griphons et wyvernes squelettiques se jetèrent à l’assaut. Les dragons leur firent face, prêt à combattre. Mais les morts vivants ne s’occupèrent pas d’eux. Ils s’élancèrent et attaquèrent le titan. Sargeras plongea son épée vers l’essaim. L’arme empala des dizaines de créatures, brisant l’assaut. Passant près de lui, il attrapa dans son immense main une wyverne et la broya. Les os n’étaient pas tombés au sol que la seconde vague lui fonçait dessus.



Le ciel devenait de plus en plus noir et menaçant. Des éclairs blancs striaient le vortex sans fin. Une puissance brute et effrayante grandissait. Si les choses continuait ainsi, elle allait tout submerger. Keltal trembla et fit face à la reine dragon. Cette dernière était encore sous le choc de la révélation.
- Comment pouvons-nous l’empêcher de revenir ?
- Nous ne pouvons pas.
La dragonne déglutit et regarda son peuple qui apportait la mort sur les rangs des démons. Elle vit les seigneurs érédars tourner leur magie vers les cieux et frapper. Elle sentit les attaques comme si elles avaient été dirigées contre elle. Chaque blessé, chaque mort détruisait un peu plus de sa propre vie, l’amenant au bord du supplice.
- Cette bataille doit cesser…
Ouran la regarda et se pinça les lèvres. Il ferma les yeux. L’entité habitant dans le paladin repartit.
- Oui… Je comprend votre souffrance ma reine. Mais… J’ai une autre mission pour l’heure.
Alextraza le regarda avec une indignation à peine masquée.
- Mon peuple est assez bon pour vous aider, mais pas assez pour être sauvé c’est ça ?
Il lui offrit un sourire peiné.
- Je vous en prie Alextraza. Vous savez comme moi que je ne nie pas l’aide des dragons, bien au contraire. Vous pouvez surement sentir mes intentions non ? ( Elle fixa ses yeux dans les siens quelques secondes, puis détourna le regard en acquiesçant, légèrement honteuse.) Cet artefact est la clé. Si nous le récupérons, l’ancien ne sera plus un problème. Et la légion pourra tomber.. Au moment propice.
- Nous n’avons pas la puissance pour vaincre le seigneur de la légion.
- Voilà pourquoi le combat ne doit être stoppé pour l’heure ma reine. Sargeras s’affaiblit de minute en minute.
Il s’avança au près d’elle et s’inclina avec respect.
- C’est risqué, mais c’est tout ce que nous avons. Pour Azeroth.
- Pourquoi cet artefact est-il si important ?
Keltal hocha la tête négativement.
- Je vous expliquerai tout en chemin, mais pour l’heure, nous devons nous dépêcher, je vous en prie.
Elle le dévisagea, puis, sans rien dire, s’éloigna. Keltal la suivit du regard, inquiet. Sous ses yeux, l’elfe se transforma en une magnifique dragonne.
- Alors allons-y.
D’un geste de la tête, elle l’invita à grimper sur son dos. Le paladin hocha la tête et la chevaucha. Aussitôt, Alextraza déploya ses longues ailes et s’élança, soulevant un nuage de neige.
- Le coffret est tombé dans cette crevasse là bas. ( Keltal laissa les pensées d’Alextraza pénétrer son esprit et envoya l’image de la chute du coffret.) La voyez vous ?
Elle opina et vira sur la gauche.
- Pourquoi est-ce à présent l’hôte qui me parle ?
- Car Ouran n’aime pas contrôler mon corps. Et il sait que je n’aime pas ça non plus.
Ce qui pourrait être considérer comme un rire résonna dans la gorge de la reine dragon. Elle reprit son calme.
- Vous avez promis de me raconter.
Keltal acquiesça.
- Et bien.. L’artefact a été trouvé il y a bien longtemps pas les titans, ici même, sur Azeroth.
Tout en l’écoutant, Alextraza esquiva nombre d’attaques, grâce à des vrilles et des changements de directions imprévisibles. Avoir un cavalier l’handicapait énormément.
- Le métal de l’artefact était en quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu. Certainement fabriqués par les anciens, ou en tout cas, grâce à eux. Les titans l’ont récupéré et béni de leur magie pour en faire une arme. Ils ont ainsi trouver la seule chose en dehors de leur propre force capable de vaincre les anciens.
Alextraza fit une petite pirouette puis reprit de l’altitude.
- Alors pourquoi ne pas l’avoir utiliser ?
- Après la défaite d’une de ces entité et la souffrance de la planète, ils n’ont pas voulu risquer de le faire. Pourtant, cette arme aurait du être capable de les vaincre sans danger pour Azeroth.
Elle opina. Keltal sentait combien elle luttait contre l’envie d’aider son peuple ou de lui poser plus de questions. Il lui fut reconnaissant de son courage.
- Nous y sommes.
La reine dragon se mit en vol stationnaire au dessus d’une large crevasse. Il faisait très sombre et il était impossible d’en voir le fond.
- Et maintenant ?
- Je vais devoir aller chercher la boîte…


Un rugissement retentit, semblable à celui d’un animal sauvage. Des éclairs frappèrent le sol en cascade. Le vortex se modifia, gonflant, grondant. Il éclata. Des vagues d’énergies noires volèrent en tout sens. Elles se dispersèrent et pénétrèrent dans le sol par les différents ouvertures laissés par les tentacules. Le temps sembla se figer. Les combats stoppèrent net. Les regards se tournèrent vers les cieux. Les démons comme les mortels s‘attelaient à échapper à la foudre. Keltal retient sa respiration, paniqué. Alextraza tentait tant bien que mal de retrouver son équilibre et de s’éloigner de la zone sinistrée. Un grondement effrayant résonna. La terre hurla sa douleur alors qu’elle se craquelait de toute part. A nouveau, d’effrayants tentacules s’échappèrent du sol. Des pans entiers de glace se soulevèrent et s’affaissèrent. Une bonne partie de l’armée démoniaque fut engloutie avant même d’avoir pu réagir. Les lignées des combattants se brisèrent. Les survivants s’éloignèrent aussi vite que possible. Un sifflement horrible retentit. La terre s’ouvrit sous Sargeras. Des dizaines de tentacules se jetèrent sur lui et l’oppressèrent, s‘enroulant sur son corps. Le titan se débattit avec la force du désespoir. Un vent de panique le saisit. Il frappa de sa lame, découpant les appendices avec une précision effrayante. Mais à chaque tentacule découpé, deux autres venaient s’ajouter à la masse. Finalement, le démon se retrouva totalement immobilisé. Une immense créature s’extirpa du sol avec force. Des morceaux de glace volèrent en tout sens. Sa peau était entre le rose et le beige et d‘une pâleur effrayante. Elle était immense et monstrueuse. Munie de dizaines d’yeux sur toute la surface de son corps, le sommet de son corps n’était qu’un gouffre béant entourés de dents pointues. Des tâches sombres flottaient ci et là sur sa peau et se déplaçaient vers son énorme gueule avant de s’y engouffrer. Et à chaque absorption de ces énergies, elle grandissait un peu plus.
Sargeras regarda les centaines de dents aiguisées et frémit. Il savait maintenant ce qu’on éprouvait face à la peur. Mais il ne comptait pas se laisser envahir par ce sentiment pathétique. Il lutta contre ses attaches, au point de s’en faire saigner. Les tentacules se resserrèrent autour de lui, lui coupant la respiration. Il hurla, se débattit, encore et encore. Et d’un coup, la créature le goba.


Alextraza se posa à l’abri des combats. Keltal glissa le long de son dos sans s’en rendre compte. Il gardait les yeux fixés sur le titan déchu et la créature contre laquelle il luttait. L’elfe tremblait de peur. Et d’un coup, le titan disparu, englouti. Keltal déglutit péniblement, se retenant de vomir. Mais il n’y parvint pas. Il laissa son corps recracher de la bile. Ses jambes se dérobèrent sous lui. Il marmonna, plus pour lui-même que pour la dragonne.
- Nous arrivons trop tard…
La reine reprit son apparence elfique et posa une main bienveillante sur l’épaule du paladin.
- Nous ne sommes pas encore vaincus…
Elle posa son regard sur le champ de bataille. Les armées se reformaient. Les regards étaient tournés vers la monstruosité. Du sol, au milieu des appendices, sortirent des créatures dont les doigts ressemblaient à des tentacules. L’air vibra. Les monstres se regroupèrent. Ils étaient des centaines. Peu nombreux, leur tailles et leurs membres effrayants suffisaient à témoigner de leur puissance. Les appendices de l’ancien frémir. Un murmure sordide résonna.
- Je suis…. Le dieu… De la mort !

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MessageSujet: Re: L'avenir... ( Rajout du prologue dans le premier post.)   Lun 20 Juin 2011, 14:49

(Nous approchons de la fin... :p)



Chapitre 18 : Anéantissement.



Killmaster examina le champ de bataille et écarquilla les yeux. Un démon le chargea. L’orc accorda un bref regard à son ennemi et disparut dans un nuage de souffre. Il réapparut derrière lui et libéra un trait de l’ombre. L’attaque atteignit le garde qui vola dans les airs sur quelques mètres avant de s’écrouler au sol, sans vie. Le démoniste reporta son attention sur le titan. Celui-ci était aux prises avec des tentacules étranges. Il tailladait sans cesse, mais plus il combattait et plus les appendices se faisaient nombreux et véloces. Puis, un cri à glacer le sang retentit. Dans un gémissement horrible, la glace se souleva, se craquela, puis se brisa. Des tonnes de roches gelés s’écroulèrent dans des fracas assourdissants, laissant des milliers de combattants, surtout des démons, se faire engloutir. Une créature atroce s’échappa du sol et s’attaqua au titan. Orbrim resta bouche bée, impuissant, et contempla le massacre. En peu de temps, Sargeras fut défait et avalé par l’entité inconnue. Aussitôt, des créatures s’extirpèrent des tréfonds et se placèrent entre les armées et le monstre. Sans crier garde, ils passèrent à l’attaque. Sortit de leurs torpeurs, les soldats répliquèrent, non sans grosse perte. Les unités de l’ancien, appelées Sans-Visage, attaquaient n’importe qui à proximité. C’était un chaos immense dans la mêlée. Les coups amis étaient nombreux.
Un bruit de glace qui se brise ramena le démoniste à la réalité. Le pan de glace sur lequel il gisait s’inclina dangereusement, puis chuta. Le démoniste ouvrit de grands yeux. Le vide se rapprochait un peu trop près à son gout. Se ressaisissant, il sauta et s’agrippa in extrémis à une corniche proche. Il se cogna contre la glace et poussa un grognement étouffé. Derrière lui, il entendit le son du pan qui se brisait en contrebas. Orbrim se hissa tant bien que mal sur la terre ferme et reprit son souffle. Son cœur battait à ses tempes. Il se redressa. Une ombre le recouvrit. Le démoniste se laissa tomber au sol juste à temps pour esquiver les tentacules d’un sans visage. Il roula sur le coté. Il eut à peine le temps de se relever que la monstruosité fondait sur lui. Dans une explosion de souffre, l’orc disparut.
La créature chercha son adversaire du regard. Ce dernier resta dissimulé, préparant ses sorts. Le sans visage étendit son esprit. Il visualisa l’orc et projeta des visions d’horreurs dans son cerveau. Il chuchota au démoniste des pensées désespérées, destinées à lui faire peur. Mais Orbrim ne broncha pas. Il aurait presque pu rire de la situation s’il avait su comment vaincre son ennemi. Expert dans la manipulation, le démoniste n’avait rien à craindre de ces techniques. L’horreur des visions le laissa de marbre. Il avait vu et surtout fait tout autant voir bien pire durant sa courte vie. Il risqua un coup d’œil en dehors de sa cachette. Son ennemi lui tournait le dos. Parfait ! Concentrant toute sa magie dans une seule main, le démoniste se montra au grand jour et lâcha l’énergie d’une traite. La boule de feu fila à toute vitesse sur le sans visage. Ce dernier se retourna au moment de l’impact. Le souffle de l’explosion repoussa l’orc sur plusieurs mètres. Des morceaux de chairs calcinées tombèrent tout autour de lui. Une forte odeur de corps brûlé lui irrita les narines et lui donna quelques hauts le cœur. Orbrim reprit son souffle, exténué. Il suait à grosses gouttes. Mais c’était fini.
Un cri étrange le fit frissonner. Un courant d’air siffla à ses oreilles et une voix résonna dans son crâne.
Seul…Toujours seul…. Jusqu’à la mort !
De la fumée sortit la créature, mortellement blessée, qui fondit sur l’orc. Ce dernier n’eut pas le temps de bouger et reçut un coup puissant à l’épaule. Il hurla de douleur et tomba lourdement dans la neige, sur une pente raide. Il glissa, à l’orée de l’inconscience.


Darkël trancha le bras d’un sans visage d’un revers de son arme avec un soupir impatient. Les cris et les pleurs s’ajoutaient à la masse des sons de la bataille. Un démon hurla une sorte de cri de guerre et s’élança sur le chevalier. D’un simple coup de son épée, l’elfe éventra son ennemi qui s’affaissa avec un râle plaintif. Il retira la lame du corps dans un bruit de succion horrible et dans une gerbe de sang. Le démon se contracta une fois, puis une seconde fois, et plus rien. Darkël concentra sa magie impie. Il la laissa courir le long de son bras, remonter à sa main et le long de ses doigts. Puis, il envoya la boule d’énergie sur le corps du démon. La créature s’agita de légers spasmes, puis convulsa fortement. Le démon ouvrit les yeux et se redressa. Il fit face à son ennemi et le toisa du regard. Avec un cri de rage, il leva haut son arme et l’attaqua ! Du moins, il essaya. Le chevalier referma simplement son poing devant la menace de l’arme et le démon s’écroula au sol dans de violents spasmes au milieu de hurlements de douleurs. Darkël le regarda se débattre avec son corps, un léger sourire au coin des lèvres. Puis, il rouvrit le poing. Le démon happa l’air comme un nouveau né. Il jeta un regard emplit de venin au chevalier.
- Pitoyable créature… Que m’as-tu fait ?!
Pour toute réponse, l’elfe referma le poing et laissa le démon se perdre dans la douleur. Il cessa la torture, se mit à la hauteur du démon, et le toisa du regard.
- Je t’ai lié à moi, démon.
La créature lui cracha au visage. Sans émotion, Darkël se redressa, s’essuya le visage et reprit sa torture quelques minutes. Il laissa le temps au démon de reprendre son souffle, puis il plaqua le pied gauche sur sa gorge, le forçant à le regarder.
- Maintenant écoute-moi bien démon. Je t’ai tué, puis ramené à la vie. Mais je peux reprendre cette ‘vie’ aussi facilement que je te l’ai donnée. Si tu t’avises encore une fois de me regarder de travers je te…( Pour terminer sa phrase, il appuya sa botte sur la gorge du démon, lui coupant la respiration. Le monstre se débattit un instant, puis le chevalier recula de quelques pas.) Bien compris ?
Le démon resta à terre et fixa le chevalier avec une haine non dissimulé. Il tremblait de tout son corps, impatient de décapiter cet être inférieur qui le narguait si ouvertement. Pourtant, il sentait au fond de lui que l’elfe disait vrai. Il frémit et se releva.
- Quel est ton nom ?
Le garde démoniaque resta silencieux, tremblant de rage. La suffisance de l’elfe, son arrogance… Il ne pourrait pas en supporter plus ! La mort était bien plus intéressante. Avec un cri, il se jeta à l’assaut du chevalier… Et s’écroula dans un brusque accès de douleur une nouvelle fois. Ses yeux s’exorbitèrent. De la bave mêlé à du sang sortit de sa bouche. Il se recroquevilla en position fœtale. Aussi rapidement qu’elle était venue, la douleur disparue. Darkël le regarda avec irritation.
- Tu as la tête dur. Tu ne peux pas m’attaquer. Tu ne peux pas te suicider. Tu es obligé de me servir. Dis moi ton nom !
Choisissant d’obtempérer, le garde s’inclina devant son nouveau maître.
- Mel’Nuran.
Darkël offrit un sourire narquois à son nouveau serviteur.
- Sale nom pour un démon.
L’intéressé serra les poings mais ne fit rien.
- Grâce à toi, je sais maintenant comment corrompre les tiens à ma cause une fois mort. Cela promet d’être intéressant…
Darkël s’avança vers la mêlée, à la recherche de nouveaux corps sans vie avec un sourire satisfait. La bataille s’annonçait très intéressante finalement. Un mouvement sur sa gauche attira son attention. Des bruits résonnèrent autour de lui. Des sans-visages attaquèrent. Ils étaient une dizaine. Mel’Nuran succomba rapidement. Darkël en tua trois sans trop de soucis. Puis, un tentacule le frappa à la jambe gauche qui se tourna avec un craquement sinistre et il chuta. Le chevalier se releva péniblement, s’appuyant sur sa jambe valide. Un appendice le frappa au visage, un autre au bras. Et puis, un bras transperça sa poitrine au niveau du cœur. Avec un râle, il tomba au sol et ne bougea plus. Les sans-visages abandonnèrent le chevalier dans le froid mordant du Northrend. Darkël soufflait fortement. Il tenta de se relever, en vain. Utilisant ses dernières forces, il traîna son corps sur quelques centimètres, puis s’affaissa. Il resta là, étendu, aux portes de la mort. Et dans cette semi conscience, ses pensées ne se tournaient que vers une seule personne.
Kel….tal….


Keltal se redressa, les jambes flageolante.
- Vous avez raison ma reine…
Il s’avança d’une démarche hasardeuse vers le champ de bataille. La glace formait une falaise depuis l’arrivée de l’ancien. Il resta au bord du gouffre et contempla le carnage avec horreur. Les corps s’empilaient par centaines. Des entrailles de la terre s’extirpaient les sans-visages en nombre effrayant. Les démons, pratiquement tous anéantis par la chute d’une grande partie du sol, n’étaient plus qu’une poignée partagée entre deux attaquants. Le Roi liche ne faisait plus de distinction entre alliés et ennemis et tuait toute personne à sa portée. Des tentacules horribles sortaient du sol et balayaient des bataillons entiers d’un seul coup. Les mortiers et les canons ne tenaient pas non plus face à cette puissance déchainée et finissaient broyés. Les lanceurs de sorts étaient la cible principale de ces appendices. Ils apparaissaient subitement derrière les mages, et la pointe acérée perforait d’un coup le crâne avant de disparaître, laissant la victime morte avant de toucher le sol.
D’autres membres de l’ancien jetaient des rayons étranges. Les cris, les pleurs noyaient les sons de la bataille dans un chaos incontrôlé. Des personnes atteintes par ces étranges traits d’ombres attaquaient leurs propre frères d’armes. Leurs yeux étaient exorbités et ils hurlaient des choses incohérente. Ils étaient devenus complètement fou.
Le paladin sentit ses jambes fondre sous lui. Mais il s’obligea au calme et se retourna pour faire face à la reine dragon. Cette dernière regardait les cieux. Les dragons bataillaient avec les créatures du fléau pour le contrôle du ciel. Les tentacules de l’ancien tiraient également dans leur direction. Des corps sans vie des deux camps tombaient lourdement sur le sol. Alextraza versa une larme.
- Cette créature…A tout changé…
L’ancien semblait exulter de joie. De sombres pensées habitèrent le paladin. Il entendit au fond de lui la voix de l’ancien qui tentait de lui faire perdre tout espoir. Il voyait en contrebas les mortels qui n’étaient plus assez nombreux pour résister. La peur et la folie étaient devenues les maîtres mots et la résistance se brisa comme un château de carte face à une bourrasque. Keltal aperçut le roi humain, Varian Wrynn, qui continuait de se battre avec l’énergie du désespoir. Il vociférait des ordres qui se perdait dans le tumulte de la bataille et parmi la peur et la folie qui régnaient. A ses cotés se tenait Tirion. L’ashbringer semblait las. Pourtant, c’était avec dextérité qu’il tranchait dans les rangs des démons, des sans-visages et des morts-vivants. Ils s’avançaient dans la mêlée, ouvrant un passage vers le Roi-Liche. Un soldat kal’dorei s’approcha du roi humain. Sans crier garde, il se jeta sur lui. Les lames s’entrechoquèrent. Derrière eux, Tirion n’était pas en meilleur posture. Les sans visages affluèrent sur les deux combattants, ainsi que les mortels aliénés. Varian se débattait comme un fou, hurlant, frappant, tournoyant. Chaque coup était d’une précision mortelle, chaque parade repoussait l’adversaire. Puis, une dague lui transperça le bras qui tenait l’épée. Varian hoqueta de stupeur, hurla de douleur, et dans un spasme incontrôlé, lâcha son arme. Une autre attaque le toucha en pleine poitrine. Puis, une avalanche de coups s’abattit sur lui. Il tomba au sol, mort. A ses cotés gisait le corps de l’ashbringer, tombé au combat juste quelques secondes avant lui, au milieu d’une mare de cadavre de leur propre camp.
Et partout le même schéma se répétait. L’ancien avait contaminé plus de la moitié des mortels et ce fut avec horreur que le paladin vit les derniers restes de l’armée s’enfuir pour sauver leur vie.
Une terrible douleur dans la poitrine envahit l’elfe. Ce dernier s’écroula avec un hurlement douloureux sans comprendre la raison d’une telle souffrance. Le monde autour de lui se mit à tournoyer. Il cracha du sang et sentit le froid prendre le pas sur lui. Keltal, tremblant, ferma les yeux. Au cœur de la tempête de souffrance qui l’habitait, il entendit vaguement la voix de la reine dragon qui l’appelait avant de se noyer dans les ténèbres.



Son nom. On le prononçait. Il l’entendait. Tournant la tête de droite à gauche, l’homme ne vit que l’immensité des ténèbres. On continuait de l’appeler d’une voix pressante. Keltal s’accrocha à cette voix emplie d’inquiétude et de chaleur. Les ténèbres perdirent en intensité. Loin, très loin, une faible lueur illuminait l’obscurité, s’avançant, porté par la voix. L’elfe ferma les yeux et visualisa sans peine la reine dragon qui l’appelait. Avec un soupir de reconnaissance, il s’avança vers cette lumière.
- La situation est désespérée hein ?
Keltal sursauta et fit volte-face. L’appel d’Alextraza continua de vibrer quelque part en lui, mais il resta fixé sur la silhouette lui faisant face. Darkël sourit, la première fois qu’il avait une expression presque humaine.
- On arrive à un tournant Keltal.
- Que veux-tu ?
Darkël haussa les épaules.
- Moi ? Survivre. Mais ça, tu le sais déjà.
Keltal dévisagea le chevalier comme s’il le voyait pour la première fois. Il sentit une sorte de…détresse… Le chevalier n’était pas là par hasard. Son énergie diminuait constamment.
- Tu es mourant.
Ce n’était pas une question mais une affirmation. Darkël pinça les lèvres et passa devant son double. Il pointa la lumière.
- Toi, tu peux encore t’en sortir. ( Il se montra ) Moi, non.
Keltal garda le silence quelques secondes. Il déglutit, puis demanda d’une voix hasardeuse.
- Pourquoi es-tu ici ? Pourquoi viens-tu me voir alors que tu me hais ? Pourquoi… Tant d’humanité ?
Darkël poussa un soupir et sourit.
- Car mon animosité ne changera pas mon destin. Tu as raison. Je suis mourant. Et j’ai un cadeau pour toi avant la fin. Tu dois me trouver. Fais-vite. Le temps est compté.
Keltal fixa son jumeau avec incompréhension. Il ouvrit la bouche, mais au même moment, la voix de la reine rouge résonna, inquiète, pressante.
- Keltal !
Le paladin se retourna vers la lumière. Il serra les dents et regarda le chevalier… Qui avait disparu. Avec un juron, Keltal reprit son chemin vers cette voix. La lumière l’engloba, l’éblouissant.
Il ouvrit les yeux et reprit son souffle en hoquetant.
- Restez calme Keltal…
L’intéressé regarda autour de lui, paniqué et se redressa d’un bond.
- Darkël !…
La reine dragon le dévisagea sans comprendre. L’elfe passa ses mains sur son visage et se força au calme. Il offrit un sourire reconnaissant à Alextraza.
- Vous avait été ma lumière dans les ténèbres. Merci.
Il s’inclina humblement. La reine rouge lui rendit son salut.
- J’ai encore besoin de votre aide. Tout n’est pas perdu. Les pertes sont considérables, mais la vie perdure. ( Alextraza hocha la tête avec gravité.) Mais avant toute chose, je dois retrouver quelqu’un. Mon double, Darkël.
Prise au dépourvue, la dragonne ouvrit de gros yeux.
- Pardon ? Mais nous n’avons pas le temps !
Keltal posa un main sur l’épaule de sa compagne et la regarda dans les yeux.
- Vous vous trompez. Le temps est tout ce qu’il nous reste justement. Affronter un ennemi quand nous ne sommes pas préparés à le faire ne nous mènera qu’à la débâcle actuelle.
Avec peine, elle déglutit et acquiesça. S’éloignant à bonne distance, elle reprit sa forme première. Et l’invita à monter, presque à contrecœur. Mais le paladin n’était pas un être malveillant, et la reine savait au fond d’elle qu’il avait raison. Aussi, ses doutes, ses peurs, elle les garda au fond d’elle et se concentra sur sa mission.
- Merci.
Keltal sauta sur le dos de la reine. Elle prit son envol et il la guida, amenant à son esprit l’aura du chevalier.



Orbrim se redressa péniblement. Le sans-visage qui l’avait attaqué n’était plus là. Il n’avait sûrement pas osé le suivre sur une pente si dangereuse. Le démoniste fit jouer les muscles de son épaule et retint une exclamation de douleur. Il était bien amoché en fin de compte. Mais il devrait s’occuper de ça plus tard. Fouillant la zone du regard, il aperçut plusieurs corps sans vie. Au loin, les bruits des combats continuaient de retentir. Un vent violent, rugissant, soufflait fortement sur la région, apportant des odeurs de sang, de peur, de mort. C’était une défaite cuisante pour les mortels. Le Roi liche combattait au loin les sans-visages, perdant du terrain à chaque instant. Les créatures sans vie qu’il invoquait ne tenaient pas plus de quelques secondes avant de finir en morceau.
Une pensée terrifiante traversa l’esprit du démoniste.
- Galathea…
Sans perdre un instant, oubliant son corps perclus de douleur, il partit à la recherche de sa compagne. Chaque cadavre qu’il approchait lui serrait un peu plus le cœur. Il avait peur de découvrir la vérité. Et si, et si et si, voilà tout ce que son cerveau lui envoyait comme information. Les sons résonnant autour de lui ne parvenaient plus à le troubler. Il continuait sa recherche, la peur au ventre. Un hurlement à glacer le sang retint finalement son attention. Il se figea. Son regard alla directement vers le Roi des morts qui venait de tomber. Les appendices de l’ancien frétillaient dans les airs, signe de l’excitation de ce dernier. Puis, les tentacules se figèrent un instant et se mirent à frapper le sol avec rage. Des gémissements de douleur résonnèrent dans le crâne du démoniste. Les sans-visages tombèrent à genou, visiblement en proie à la même brutalité. Avec un effort colossal, Orbrim ferma ses pensées à l’ancien. Un craquement sinistre ,semblable à un os qui se brise et à de la chair qui s’ouvre résonna. L’ancien hurla de nouveau. Un morceau de métal trancha sa peau rose et sortit à l’air libre. Une créature à la peau de bronze s’extirpa de la plaie béante. Haletant, Sargeras poussa un cri de rage et de triomphe.
- Personne ne peut s’opposer au seigneur de la légion ardente ! Personne !!
Un dragon avec un cavalier passa sous les yeux du démoniste. Orbrim perçut quelques brides de la conversation. Ils parlaient de se poser tout proche et qu’ils devaient récupérer un coffret.
Killmaster renifla et jeta un regard noir au titan. Ce dernier tranchait avec rage les appendices de l’ancien qui semblait mort. Pourtant, de sa plaie béante, un liquide étrange coulait, et commençait à se solidifier.
Se pourrait-il… qu’il se soigne ?! pensa l’orc. Si tel était le cas, alors la situation sentait vraiment mauvaise. S’arrachant à cette vision de cauchemar, il reprit sa recherche. A l’écart des combat, il la trouva. Au début, ce n’était qu’un tas informe et déchiqueté de plus. Pourtant, le démoniste sentit un malaise grandissant à l’approche de ce corps. Il s’agenouilla avec respect et tourna le visage ensanglanté vers lui. Avec une infinie douceur, et une peur grandissante, il effleura les mèches de cheveux collés par le sang et les écarta de la peau bleuté. Contusionné, le corps était quasiment méconnaissable. Mais Orbrim en était sûr. Il s’agissait bien de sa femme. Et elle n’était plus. Serré contre elle se tenait leur fils, mort également. L’orc les regarda sans les voir. Son cœur rata un battement. Un hurlement de douleur et de détresse naquit au fond de sa gorge et résonna dans la couronne de glace, couvrant même le bruit des combats. Le sang afflua à ses tempes et obscurcit sa vision. Il se leva brusquement inspecta le champs de mort. Là, peinant à ce relever se trouvait un sans-visage. Concentrant toute son énergie dans ses mains, Orbrim lança un trait d’ombre surchargée. La boule d’énergie fila à travers l’air et frappa de plein fouet la créature qui tomba au sol, morte. Mais la peine de Killmaster n’était pas pour autant apaisée. Il envoya d’autres attaques à l’aveugle dans la région, hurlant toujours sa détresse, sa souffrance. Après quelques minutes à gaspiller sa magie, il tomba à genou, haletant. Progressivement, le fureur sanguinaire se dissipa. Il jeta un regard vers sa femme et son fils. Ils méritaient mieux que ça. Orbrim savait que gaspiller son énergie n’améliorerait rien. Il devait agir de manière réfléchie. L’image de la dragonne et de son cavalier s’imposa à lui. Il s’adressa aux deux corps sans vie à ses cotés.
- Je n’ai pas pu vous protéger de cette folie…Pardonnez moi.
Il resta là, sans bouger, comme attendant une réponse. Au bout d’une minute ou deux, il reprit.
- Je vous promet de mettre fin à tout ça. Vous m’entendez ? Je vous le promet !
Et sans ajouter un mot, le démoniste s’éloigna dans la direction prise par le dragon et son cavalier.




Le vent forcit et manqua désarçonner le paladin. Alextraza tangua largement avant de reprendre son équilibre au milieu des bourrasques. Keltal renforça sa prise sur les écailles du léviathan et se colla contre elle pour offrir une résistance moindre au vent. Un cri fit tourner la tête au paladin. Sargeras venait de s’échapper de sa prison de chair et déversait sa rage sur son ennemi, visiblement inconscient. Un frisson parcourut l’elfe Si le titan tuait l’ancien, la planète risquait de… Une bourrasque de vent plus forte et plus fraîche le força à rediriger son attention. La reine rouge montait vers les cieux pour rejoindre son peuple. Depuis la défaite du Roi Liche, les corps du fléau relevés par magie agissaient sans réelle organisation. Leurs coups étaient moins précis et plus faible. En peu de temps, les dragons avaient récupéré la suprématie sur le ciel. Alextraza s’approcha d’un dragon rouge d’une taille imposante et s’adressa à lui dans une langue que Keltal ne put déchiffrer. Le léviathan acquiesça, poussa un long rugissement venu du fond de sa gorge, et s’élança vers le sol, suivi par les autres dragons. Ils firent une descente en piqué et apportèrent la mort parmi les rares survivants de la légion , du fléau, et sur les sans-visages, tout en restant à une portée raisonnable. Les ultimes résistants mortels éparpillés sur la glace accueillirent cette aide avec une joie sauvage. Ils hurlèrent leur joie au point de s’en faire mal. Keltal sourit. Il ne remarqua qu’après quelques minutes seulement qu’Alextraza avait reprit son vol vers l’endroit où le corps de Darkël gisait.
Alextraza déploya ses ailes au dernier moment pour ralentir sa descente et se poser sur la neige. Keltal sauta à bas de la dragonne et se précipita sur le corps apparemment sans vie face à lui. Le chevalier de la mort reposait bien où il le pensait. Il se mit à genou et se pencha au dessus de lui, incertain. Darkël ouvrit subitement les yeux, et attrapa fermement le plastron de son jumeau.
- Tu es venu !…
Il crachat du sang mêlé à de la salive qui coula sur sa joue. Il était en piteux état. Avec une infinie douceur, le paladin laissa une main courir sur l’armure de son frère, faisant le tour de la blessure et poussa un soupir. C’était pire encore que prévu. Darkël leva mollement sa main libre, et repoussa celle de son jumeau.
- P-Pas de ça ! Tu me donnes envie de vomir !
Keltal sourit malgré lui.
- Tu sembles plus belliqueux que tout à l’heure.
Alors qu’il allait pour se redresser, le chevalier appuya de tout son poids pour le maintenir à genou.
- Ecoute moi ! Je ne v-veux pas que ça recommence…
- De quoi parles-tu ?
Keltal et Darkël se regardèrent dans les yeux. Une intense détresse, comme ils n’en avaient jamais soupçonné, brûlait au fond du chevalier mourant. Le paladin prit la main de son jumeau dans la sienne.
- Que veux-tu ?
- Les deux… Ne doivent devenir qu’un…
Avec un gargouillis horrible, un flot grisâtre s’écoula de sa bouche, remplaçant le sang. Sa main perdit de sa solidité au point d’en devenir éthérée. Keltal resta bouche bée quand sa propre main passa au travers sans soucis.
- Tu veux que je te tue ?
Un sourire se dessina sur les traits du mourant.
- Je veux.. Que tu acceptes la part d’ombre…Qui est en toi ! Acceptes-moi ! Tu…es trop gentil pour vaincre…
Un grand bruit couvrit la voix du chevalier. Keltal tourna le regard au loin vers le titan et l’ancien qui avaient reprit leur combat. La créature horrible semblait avoir retrouvé ses forces. Elle prenait lentement le dessus sur le démon qui recula.
- Si je ne peux avoir cette planète, alors personne ne l’aura !
Sargeras leva haut son épée brisée. Un éclair noir tomba du ciel dessus. Il la planta dans le sol et tourna. Une fissure s’ouvrit le long de la région. Toute petite au départ, une fumée en sortit, et la fit grandir bien vite. Le sol se mit à trembler. Les cieux se couvrirent de nuages couleurs d’ébènes. Le vent hurla comme un animal fou. Des pans de glace se détachèrent et se soulevèrent. Des montagnes au loin s’écroulèrent. Le titan riait aux éclats. Il découpa avec nonchalance un appendice qui se rapprochait un peu trop près de lui à son goût. Concentrant toute sa magie dans sa main libre, il frappa la fissure. Sa magie se déversa dans la glace et la terre qui trembla plus encore. Des grondements sourds résonnèrent. En quelques instants à peine, des jets de lave en fusion s’extirpèrent des entrailles de la terre. Les dragons abandonnèrent le sol et s’échappèrent dans le ciel pourtant hostile, non sans de lourdes pertes. L’ancien attaquait le titan qui, ivre de joie, ne tentait même pas de se défendre, continuant sa terrible opération. Des craquements horribles retentirent, soulignant la douleur de la planète. Des morceaux de roches et de glace s’envolèrent dans tout les sens, au gré du vent, mais également d’une autre puissance inexpliquée. Sous les yeux de Keltal, une multitude de débris provenant de toutes les constructions possible et imaginable volaient dans un chaos monstre. Une image de terreur s’imposa dans l’esprit du paladin. Une image qui lui glaça le sang. L‘ancien savait ce qui se passait et le communiquait. Azeroth se disloquait sous un surplus de puissance. Non sans peine, Keltal s’arracha à cette horrible image. Il se redressa, paniqué. Mais il s’écroula au sol quand son jumeau le retint.
- Tu n’as plus le choix ! Fais-le !
Keltal regarda son double avec horreur, et se défit de son emprise. Il chercha Alextraza du regard, l’appela, en vain. La reine dragon était retournée vers les siens dans une tentative futile de les sauver.
- Sois impitoyable ! Montre leur notre puissance ! FAIS-LE !!!
Keltal se prit la tête entre les mains et cria pour couvrir la voix de son jumeau, le hurlement de la terre, du vent, le rire empreint de folie du titan, les murmures de l’ancien, partagées entre la terreur et la joie sauvage. Il ne pouvait plus réfléchir. C’était comme si son crâne allait exploser.
- Si tu refuses, tu perdras ! C’est ta seule chance ! Acceptes l’ombre ! Accepte-moi ! Fais-le !!
Keltal vit avec horreur son épée en travers du corps du chevalier. Un sourire se dessina sur les lèvres de ce dernier. Darkël ferma les yeux, mort. Son corps perdit sa structure, puis devint éthérée. Une énergie rougeoyante s’en échappa et frappa le paladin qui hurla, plus sous le choc qu’autre chose. La puissance magique l’enveloppa, le souleva. Le vent souffla les ultimes restes du chevalier tandis qu’au dessus, une tempête d’énergie dont Keltal était le centre faisait rage. Il hurla à s’en arracher les cordes vocales tandis que la magie du chevalier, son être, sa substance, pénétrait sa peau, sa chair, tout son être. Aussi vite qu’elle était apparue, la tempête se tut. Keltal retomba lentement au sol et tomba à genou, tremblant. Ses yeux prirent une légère teinte rouge qui s’estompa rapidement. Prudemment, l’elfe se releva et regarda ses mains. Une puissance comme il n’en avait jamais connu coulait dans ses veines. Elle avait même réussit à réparer les dommages fait par l’énergie du puits solaire. Le paladin déglutit. C’était… Inimaginable. Il se sentait capable de tout ! C’était enivrant… A contrecœur, il reporta son attention sur la destruction actuel et poussa un soupir.
- Mais c’est trop tard… Bien trop tard…
Une patte se posa lourdement sur sa gauche, puis sur sa droite et une ombre couvrit le paladin.
- Courage mortel ! La fin de notre temps n’est pas encore venue !

_________________
- Lühanne, soins ! Mais qu'est-ce qu'tas foutue bordel ?
- Euh... Quoi ça ? < était afk > Han, j'ai eu une déco serveur !


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